Archives pour la catégorie catastrophes naturelles

Myanmar : le teck finance la guerre – la forêt disparaît dans l’indifférence générale

Au cœur de Myanmar, le bois de teck coule comme une sève sanglante. Depuis le coup d’État militaire de février 2021, cette essence précieuse alimente un trafic effréné qui sert à financer la guerre civile, entre guérilla et junte entraînant une déforestation sans précédent.

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Mexique : inquiétudes, l’ouragan Erick se renforce en catégorie 4 avant de toucher les côtes du pays selon le NHC

Heure après heure, « l’extrême dangereux » ouragan Erick s’approche des côtes du Mexique. Il s’est renforcé en catégorie 4 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5, a rapporté le Centre national des ouragans de Miami(NHC). Dans une vidéo sur « X », la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a recommandé aux habitants de se protéger en restant chez eux,  » de rester ensemble en famille ».

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Canada : Les feux de forêt se rapprochent dangereusement de la ville de Vancouver, dans l’ouest du pays, les autorités craignent le pire dans tout le pays

Des feux de forêt menaçants se rapprochent de Vancouver, en Colombie Britannique. À Squamish, l’état d’urgence est décrété et des milliers de personnes sont appelées à se préparer à évacuer. Le Canada vit un début de saison exceptionnellement violent renforçant une situation catastrophique dans tout le pays.

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Six mois après le passage du cyclone Chido, Mayotte attend encore sa «refondation»

Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido frappait Mayotte, cette île française de l’océan indien, laissant le territoire dévasté. Cette catastrophe n’a fait que renforcer les multiples problématiques auxquelles le territoire est liée comme l’insécurité, la pression migratoire ou le sous-développement. Mais six mois après, sur place, la reconstruction n’a pas vraiment commencé.

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Océans en détresse : à Nice, l’ONU tente de rallumer le phare de la conscience mondiale

Sous le ciel azuréen de la Méditerranée, la ville de Nice accueille cette semaine la troisième Conférence des Nations unies sur les océans (9–13 juin 2025). Un cadre séduisant pour une urgence pourtant alarmante : la santé des océans du globe se détériore à une vitesse telle que l’ONU parle d’un « point de rupture écologique ». Pollutions multiples, surexploitation, réchauffement climatique, acidification des eaux… les signaux d’alarme s’accumulent. Et avec eux, une interrogation de fond : la communauté internationale est-elle prête à faire de la protection des mers une priorité réelle, ou se contentera-t-elle d’annonces sans lendemain ?

Les chiffres sont saisissants. Les océans absorbent 90 % de la chaleur excédentaire liée aux émissions de gaz à effet de serre, et environ 25 % du CO₂ émis par les activités humaines. En d’autres termes, ils sont l’un des principaux régulateurs climatiques de la planète. Mais leur rôle d’« amortisseur écologique » atteint ses limites.

Par ailleurs, 11 millions de tonnes de plastique finissent chaque année dans les océans. D’ici 2040, ce chiffre pourrait presque tripler sans changement radical. Les microplastiques sont désormais présents jusque dans les abysses, menaçant les chaînes alimentaires marines et par ricochet, humaines.

À cela s’ajoute la surpêche massive, qui vide les mers à un rythme insoutenable : plus d’un tiers des stocks halieutiques mondiaux sont exploités au-delà de leur capacité de renouvellement.

Organisée en partenariat avec la France, cette conférence réunit plus de 60 chefs d’État et de gouvernement, des scientifiques, des représentants d’ONG, d’entreprises, et des populations autochtones marines. L’un des objectifs phares est de protéger 30 % des zones marines d’ici 2030, conformément à l’accord mondial sur la biodiversité adopté à Montréal en 2022.

Autre enjeu central : mobiliser au moins 100 milliards de dollars d’engagements financiers pour soutenir la transition vers une économie bleue durable. Mais au-delà des chiffres, le scepticisme demeure. Les précédentes conférences Lisbonne (2022), puis San José (2023) avaient produit des déclarations ambitieuses… sans réel mécanisme de contrainte ni suivi cohérent.

La gouvernance des océans est l’un des sujets les plus complexes de la diplomatie internationale. Les espaces maritimes échappent en grande partie aux juridictions nationales. Le récent Traité sur la haute mer, signé en 2023 à New York, visait à encadrer l’exploitation des zones marines internationales, mais sa ratification demeure lente et son application incertaine.

Les tensions s’exacerbent aussi entre grandes puissances maritimes : exploitation minière en eaux profondes, routes commerciales polaires, militarisation de certaines zones… La mer est un nouvel espace de rivalités. Et comme souvent, les pays du Sud, bien que peu responsables de la dégradation des océans, sont les premiers à en subir les conséquences : érosion des côtes, effondrement des pêches artisanales, migrations climatiques.

Au-delà des discours et des symboles, cette conférence interroge le modèle économique dominant. Peut-on réellement concilier croissance fondée sur l’exploitation des ressources et préservation des équilibres écologiques ? Le mythe d’un océan inépuisable s’effondre, mettant à nu la fragilité du lien entre humanité et nature.

La Méditerranée, en toile de fond de cette rencontre, illustre cette tension : une mer semi-fermée, extrêmement polluée, et surexploitée, mais aussi riche d’une biodiversité unique et de pratiques ancestrales de cohabitation durable. Elle est à la fois un laboratoire et un miroir du reste du monde.

Cette conférence ne sauvera pas à elle seule les océans. Mais elle pourrait marquer un tournant si les annonces sont suivies de mécanismes transparents, de financements effectifs et d’un renforcement du droit international. À l’heure où les nations riches réduisent leur aide au développement (voir nos précédents articles), un engagement fort en faveur des océans serait aussi un engagement en faveur de la justice mondiale.

Protéger les mers, c’est protéger l’avenir de tous et d’abord celui des peuples les plus vulnérables. L’océan est un bien commun : il est temps d’agir en conséquence.

Encadré : Quelques chiffres clés

  • 71 % de la surface terrestre est recouverte par les océans
  • 90 % de la chaleur liée au réchauffement climatique est stockée dans les mers
  • 30 % des espèces marines pourraient disparaître d’ici la fin du siècle sans inflexion
  • 54 % des pêches maritimes se font dans des conditions non durables
  • Objectif 2030 : protéger 30 % des océans

Canada: le Puvirnituq entre état d’urgence et infrastructures inadaptées

Des Rangers canadiens sont en action dans le village de Puvirnituq au Nunavik, placé en état d’urgence, qui vit une crise majeure d’approvisionnement en eau depuis le début d’avril. Et même si la situation s’améliore sur le terrain, cette crise aiguë, révèle aussi l’existence dans la région des infrastructures inadaptées au climat qui y règne affirment certains habitants.

Un village du Grand Nord québécois a déclaré l’état d’urgence après qu’un incendie a ravagé deux maisons de la communauté, qui était déjà aux prises avec une pénurie d’eau depuis des mois. Le conseil municipal de Puvirnituq, une communauté inuite de la région du Nunavik, a pris cette décision après que les équipes ont lutté pour contenir un incendie qui s’était déclaré vers 15 heures. Une situation qui s’ajoute à d’autres difficultés que traversent les populations de cette partie du Nord du Québec.

Les 2100 habitants de Puvirnituq n’ont pas été approvisionnés en eau de manière régulière depuis environ deux mois, après qu’une conduite d’eau a gelé lors d’un blizzard à la mi-mars. Le village a été contraint d’acheminer l’eau par camion dans des conditions météorologiques extrêmes, sur des routes glacées et enneigées. Le centre de santé a signalé une augmentation du nombre de personnes cherchant à se faire soigner pour une gastro-entérite en raison de la pénurie d’eau.

Depuis la mi-mars, la communauté de Puvirnituq, au Nunavik, fait face à une importante pénurie d’eau causée par le gel de la conduite principale. La situation s’est aggravée avec l’incendie du 17 mai dernier, forçant les autorités à déclarer l’état d’urgence et à mettre en place un large dispositif pour venir en aide à la population locale.

Une canalisation gelée à l’origine de la crise majeure

Ian Lafrenière, ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, précise sur un média local que l’origine du problème n’est pas un manque d’eau dans la communauté, mais bien le gel de la conduite principale d’acheminement.La coupure d’eau a paralysé plusieurs services essentiels, notamment dans les établissements scolaires et de santé. Le déclenchement de l’état d’urgence, le 17 mai, à la suite d’un incendie, a marqué un point critique dans cette crise déjà préoccupante.

Un pont aérien quotidien pour répondre à l’urgence

Face à l’ampleur de la situation, le gouvernement du Québec a mobilisé des ressources exceptionnelles. Plus de 100 000 litres d’eau potable ont été transportés par avion jusqu’à Puvirnituq, via un pont aérien établi à raison de deux vols par jour.Avec l’implication de villages voisins, de compagnies de construction et de travailleurs du réseau de la santé, une conduite de dérivation temporaire a également été installée pour rétablir un certain niveau d’alimentation en eau vers l’usine de filtration du village.

Des discussions en cours pour établir les causes

M. Lafrenière affirme avoir convenu avec les représentants de l’ARK (Administration régionale Kativik) et de la Société Makivik d’examiner en profondeur les causes de cet incident pour éviter qu’il ne se reproduise à l’avenir.

Malgré ces mesures temporaires, le ministre insiste sur le fait que l’accès à l’eau potable dans les communautés éloignées reste un enjeu prioritaire pour le gouvernement. Enfin, Ian Lafrenière souligne que plus de 800 millions de dollars sont investis chaque année dans l’administration générale au Nunavik, dont 150 millions spécifiquement dédiés à la gestion de l’eau.

La grave pénurie d’eau à Puvirnituq, dans le Nord-du-Québec, fait beaucoup parler. Or, au-delà de cette crise aiguë, il faut réaliser que bien des infrastructures au Nunavik sont inadaptées au climat qui y règne, constate le Dr Arnaud Messier-Maynard, qui vit là-bas depuis quelques années.

Malheureusement, il semble que les infrastructures et le parc immobilier au Nunavik n’ont jamais vraiment été adaptés aux réalités nordiques a confié M. Messier- Maynard. Dès les années 1950, le programme de logement du ministère des Affaires indiennes du Canada se basait sur la construction de « maisons » de type boîtes d’allumettes . Ces logements, trop petits, trop chers et sans eau courante, étaient hautement inadéquats et ont laissé une marque indélébile dans l’imaginaire collectif des communautés a-t-il expliqué à média canadien.

Près de 70 ans plus tard, le logement et l’accès à l’eau dans le nord du Canada sont toujours des enjeux de taille, contribuant à de nombreux problèmes tels que la tuberculose et la violence conjugale argue Dr Arnaud Messier-Maynard. Les logements du Nunavik, construits avec des matériaux et une main-d’œuvre importés du Sud, peinent à répondre à la demande de cette population grandissante a-t-il déploré.

À l’avenir…

Alors que les inondations frappent le Québec à une fréquence accélérée, les changements climatiques nous forcent à nous adapter à des conditions climatiques extrêmes a-t-il souligné. Les infrastructures municipales débordent et plusieurs villes du Québec imposent un moratoire sur la construction parce que leurs égouts ne fournissent pas à la demande. Pourtant, des solutions pour limiter la consommation d’eau et augmenter les capacités des réseaux d’aqueduc existent depuis longtemps a remarqué M. Messier-Maynard.

La situation actuelle au Nunavik nous offre une fenêtre sur ce que l’avenir nous réserve lorsque les infrastructures municipales ne sont pas adaptées aux chocs climatiques répétés, affectant directement la santé de la population a-expliqué. Heureusement, l’innovation sur ces enjeux de fond est possible. Le plus récent projet de centrale hydro-électrique Innavik dans la communauté d’Inukjuak nous démontre que la collaboration avec les acteurs locaux est possible pour répondre aux besoins des villages nordiques en respectant l’autonomie et les besoins des Inuits a-t-il affirmé.

Nigéria : plus de 200 morts après des inondations sans précédent dans le Centre du pays

Au Nigéria des pluies torrentielles sont tombées mercredi 28 mai 2025 provoquant des inondations meurtrières dans la ville de Mokwa située dans le centre du pays où des milliers personnes ont été déplacées. Ces fortes précipitations ont entraîné d’importants dommages matériels et humains . Une semaine après, le bilan officiel fait état de plus 200 morts, a indiqué ce 3 juin 2025, le coordinateur humanitaire de l’État du Niger, tandis que des centaines de personnes sont toujours portées disparues.

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Inde : une mousson précoce provoque des inondations dans la ville de Mumbai (Bombay)

De fortes précipitations ont entraîné des inondations lundi 26 mai à Mumbai (connue sous le nom donné par les colons portugais de Bombay), la capitale financière de l’Inde, frappée deux semaines plus tôt que d’habitude par la mousson, selon le service météorologique du pays.

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Australie : trois morts et 50 000 personnes bloquées dans les inondations à l’Est du pays

Des pluies torrentielles qui se sont abattues sur l’Est de l’Australie, ce mercredi 21 mai, ont fait trois morts et piégé presque 50 000 personnes, a annoncé, ce jeudi 22 mai, le Premier ministre de l’État de Nouvelles-Galles du Sud, Chris Minns.

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Grèce : un puissant séisme de magnitude 6,1 frappe au large de la Crète – Ce que l’on sait

Un fort tremblement de terre a secoué la mer Égée dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 mai. D’une magnitude de 6,1 selon l’Institut états-unien de géophysique (USGS), le séisme s’est produit à 1h51 heure locale (21h51 GMT) au large des côtes grecques, précisément à 15 kilomètres de l’île de Kassos, dans le sud-est de la mer Égée.

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