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Océans en détresse : à Nice, l’ONU tente de rallumer le phare de la conscience mondiale

Sous le ciel azuréen de la Méditerranée, la ville de Nice accueille cette semaine la troisième Conférence des Nations unies sur les océans (9–13 juin 2025). Un cadre séduisant pour une urgence pourtant alarmante : la santé des océans du globe se détériore à une vitesse telle que l’ONU parle d’un « point de rupture écologique ». Pollutions multiples, surexploitation, réchauffement climatique, acidification des eaux… les signaux d’alarme s’accumulent. Et avec eux, une interrogation de fond : la communauté internationale est-elle prête à faire de la protection des mers une priorité réelle, ou se contentera-t-elle d’annonces sans lendemain ?

Les chiffres sont saisissants. Les océans absorbent 90 % de la chaleur excédentaire liée aux émissions de gaz à effet de serre, et environ 25 % du CO₂ émis par les activités humaines. En d’autres termes, ils sont l’un des principaux régulateurs climatiques de la planète. Mais leur rôle d’« amortisseur écologique » atteint ses limites.

Par ailleurs, 11 millions de tonnes de plastique finissent chaque année dans les océans. D’ici 2040, ce chiffre pourrait presque tripler sans changement radical. Les microplastiques sont désormais présents jusque dans les abysses, menaçant les chaînes alimentaires marines et par ricochet, humaines.

À cela s’ajoute la surpêche massive, qui vide les mers à un rythme insoutenable : plus d’un tiers des stocks halieutiques mondiaux sont exploités au-delà de leur capacité de renouvellement.

Organisée en partenariat avec la France, cette conférence réunit plus de 60 chefs d’État et de gouvernement, des scientifiques, des représentants d’ONG, d’entreprises, et des populations autochtones marines. L’un des objectifs phares est de protéger 30 % des zones marines d’ici 2030, conformément à l’accord mondial sur la biodiversité adopté à Montréal en 2022.

Autre enjeu central : mobiliser au moins 100 milliards de dollars d’engagements financiers pour soutenir la transition vers une économie bleue durable. Mais au-delà des chiffres, le scepticisme demeure. Les précédentes conférences Lisbonne (2022), puis San José (2023) avaient produit des déclarations ambitieuses… sans réel mécanisme de contrainte ni suivi cohérent.

La gouvernance des océans est l’un des sujets les plus complexes de la diplomatie internationale. Les espaces maritimes échappent en grande partie aux juridictions nationales. Le récent Traité sur la haute mer, signé en 2023 à New York, visait à encadrer l’exploitation des zones marines internationales, mais sa ratification demeure lente et son application incertaine.

Les tensions s’exacerbent aussi entre grandes puissances maritimes : exploitation minière en eaux profondes, routes commerciales polaires, militarisation de certaines zones… La mer est un nouvel espace de rivalités. Et comme souvent, les pays du Sud, bien que peu responsables de la dégradation des océans, sont les premiers à en subir les conséquences : érosion des côtes, effondrement des pêches artisanales, migrations climatiques.

Au-delà des discours et des symboles, cette conférence interroge le modèle économique dominant. Peut-on réellement concilier croissance fondée sur l’exploitation des ressources et préservation des équilibres écologiques ? Le mythe d’un océan inépuisable s’effondre, mettant à nu la fragilité du lien entre humanité et nature.

La Méditerranée, en toile de fond de cette rencontre, illustre cette tension : une mer semi-fermée, extrêmement polluée, et surexploitée, mais aussi riche d’une biodiversité unique et de pratiques ancestrales de cohabitation durable. Elle est à la fois un laboratoire et un miroir du reste du monde.

Cette conférence ne sauvera pas à elle seule les océans. Mais elle pourrait marquer un tournant si les annonces sont suivies de mécanismes transparents, de financements effectifs et d’un renforcement du droit international. À l’heure où les nations riches réduisent leur aide au développement (voir nos précédents articles), un engagement fort en faveur des océans serait aussi un engagement en faveur de la justice mondiale.

Protéger les mers, c’est protéger l’avenir de tous et d’abord celui des peuples les plus vulnérables. L’océan est un bien commun : il est temps d’agir en conséquence.

Encadré : Quelques chiffres clés

  • 71 % de la surface terrestre est recouverte par les océans
  • 90 % de la chaleur liée au réchauffement climatique est stockée dans les mers
  • 30 % des espèces marines pourraient disparaître d’ici la fin du siècle sans inflexion
  • 54 % des pêches maritimes se font dans des conditions non durables
  • Objectif 2030 : protéger 30 % des océans

Brian Wilson s’est éteint à 82 ans : un artisan de la beauté musicale mondiale

Brian Wilson, membre fondateur du groupe états-unien The Beach Boys, est décédé le 11 juin 2025 à l’âge de 82 ans. Il était l’une des figures majeures de la musique populaire du XXe siècle. Compositeur, arrangeur, producteur, il a marqué son époque par un sens mélodique rare et une quête d’harmonie qui résonne bien au-delà des frontières des États-Unis d’Amérique.

Dans les années 1960, Wilson façonne avec ses frères et amis ce qui deviendra le California sound, un style musical mêlant harmonies vocales riches, orchestrations subtiles et images idéalisées de la jeunesse. Derrière les succès tels que Surfin’ U.S.A., I Get Around ou California Girls, se dessine une vision du monde à la fois joyeuse et mélancolique.

Ce contraste s’approfondira dans son œuvre la plus saluée : Pet Sounds (1966). Cet album, aujourd’hui considéré comme l’un des plus influents de l’histoire de la musique, fut salué notamment par les Beatles, qui y virent une source d’inspiration directe pour leur propre travail.

Au fil des ans, Brian Wilson s’est aussi distingué par sa profonde sensibilité artistique, parfois difficile à concilier avec les exigences de l’industrie musicale. Il a connu des épisodes de repli, liés à des troubles psychiques avec lesquels il a vécu pendant de longues années, notamment un diagnostic de schizo-affectivité. Malgré ces épreuves, il n’a jamais cessé d’inspirer des générations de musiciens.

Après la disparition de son épouse Melinda Ledbetter en 2024, son état de santé s’était fragilisé. Une mesure de protection juridique avait été mise en place pour garantir son bien-être au quotidien. Sa famille a confirmé son décès dans un message sobre et émouvant.

L’influence de Brian Wilson dépasse largement la scène états-unienne. Ses compositions ont nourri le travail de nombreux artistes à travers le monde, et son approche de la production sonore continue d’être étudiée dans les écoles de musique.

Dans un monde où la musique est souvent soumise à l’instantanéité, l’œuvre de Wilson rappelle l’importance du travail en profondeur, du soin porté au détail, et de l’émotion sincère. Elle résonne aujourd’hui encore auprès d’auditeurs de toutes générations.

Brian Wilson ne fut pas seulement une icône d’une époque. Il incarne une manière de faire de la musique qui allie exigence technique, intuition artistique et goût du risque. Sa voix s’est tue, mais sa musique continue d’habiter les mémoires collectives.

Agression du rabbin Elie Lemmel à Neuilly-sur-Seine : rumeurs de mise en scène, mais blessures bien réelles

Une agression en plein jour à dans un restaurant de Neuilly-sur-Seine.

Le jeudi 6 juin 2024, le rabbin Elie Lemmel a été violemment agressé dans un restaurant à Neuilly-sur-Seine. L’agresseur, un homme en situation irrégulière en Allemagne, d’origine palestinienne et âgé de 28 ans selon ses documents d’identité allemands, aurait frappé le rabbin au visage avec une chaise, le blessant à la tempe. L’individu a été interpellé quelques minutes après les faits. Une enquête a été ouverte pour “violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours, aggravées par le fait qu’elles auraient été commises à raison de la religion et avec arme par destination.”

Apparition d’un cocard et accusations virales sur les réseaux sociaux

Trois jours plus tard, le 9 juin, Elie Lemmel apparaît sur le plateau de la chaîne CNews, affichant un cocard visible autour de l’œil droit ainsi qu’une arcade jaunie. Rapidement, plusieurs comptes sur la plateforme X (anciennement Twitter), dont le compte très relayé « Ackerman », remettent en question l’authenticité des blessures. Une publication vue plus de trois millions de fois accuse littéralement : « Ils ont vraiment maquillé le rabbin avec un faux cocard ? »

Ces accusations s’appuient sur une série d’images et de vidéos filmées quelques heures seulement après l’agression, où le rabbin ne présente en effet pas encore d’œil au beurre noir. Des internautes opposent alors deux photos : « À gauche avant le maquillage, à droite avec le maquillage », ironise l’un d’eux. D’autres parlent même de “faux visuel”, voire d’“altération frauduleuse de la réalité”, en invoquant des articles du Code pénal.

Des preuves médicales et scientifiques balayent les soupçons

Ces allégations ont rapidement été démenties par des spécialistes médicaux, des images datées, et des documents fournis par Elie Lemmel lui-même. D’après le docteur Cyrus Macaigne, chef de service de l’unité médico-judiciaire de l’hôpital intercommunal de Créteil, l’apparition tardive du cocard est parfaitement normale.

« Il est normal de ne pas très bien voir une telle ecchymose dans les 24 premières heures », explique-t-il, ajoutant que « la blessure devient de plus en plus visible dans les jours suivants, descendant de l’arcade à la paupière. »

Cette évolution correspond au processus physiologique classique d’une ecchymose : la dégradation de l’hémoglobine et la gravité entraînent une migration du sang vers les tissus inférieurs du visage. Les documents médicaux transmis à la rédaction par le rabbin attestent d’un “hématome sous-cutané frontal droit de 3 cm”, visible sur un scanner réalisé le jour même de l’agression.

Photos, vidéos et conversations privées comme preuves

Le rabbin a également fourni à la presse une capture d’écran d’une conversation WhatsApp datée du 8 juin, dans laquelle il partage une photo de lui-même avec le cocard visible. Il a aussi montré son visage tuméfié lors d’un appel vidéo WhatsApp, prouvant la réalité de la blessure. Le 8 juin, il apparaît également sur la chaîne i24 News, cocard bien visible, ainsi que dans une interview avec le média communautaire Qualita, publiée sur Instagram le 9 juin.

« Les médecins m’ont dit tout de suite : dans 48 heures, vous allez voir le syndrome du boxeur », témoigne-t-il.

Un climat tendu et une recrudescence des actes antisémites

L’agression du rabbin Lemmel s’inscrit dans un contexte préoccupant. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, 1 570 plaintes pour actes antisémites ont été enregistrées en France depuis le début de l’année 2024. Ce chiffre est en forte hausse par rapport aux années précédentes : 436 plaintes en 2022, et déjà 1 676 en 2023, une explosion corrélée aux tensions au Proche-Orient après les attaques du Hamas du 7 octobre et la riposte israélienne sur Gaza.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’Elie Lemmel est ciblé. Fin mai, il avait déjà été victime d’une agression à Deauville, sur laquelle il avait témoigné en indiquant : « J’ai l’impression qu’on est face à un délit de faciès, et c’est bouleversant. »

Désinformation et réseaux sociaux : quand le soupçon prime sur les faits

L’affaire illustre un phénomène inquiétant : la puissance de la désinformation et de la suspicion numérique face aux faits établis. Malgré des documents médicaux, des images datées, des témoignages et des avis médicaux cohérents, une partie des internautes continue de colporter l’idée d’une manipulation.

Cela pose des questions graves sur la diffusion de fausses accusations en ligne, sur la mise en doute systématique des victimes et sur l’exploitation politique ou idéologique de faits sensibles dans un climat social déjà chargé.

L’agression du rabbin Elie Lemmel est un fait avéré, médicalement documenté et juridiquement encadré. Les blessures qu’il a subies sont bien réelles, et l’apparition différée de son cocard est conforme à ce que la médecine décrit comme une évolution normale des ecchymoses. Face aux soupçons infondés propagés en ligne, cette affaire rappelle l’importance de vérifier les faits avant de diffuser des accusations qui peuvent remettre en cause la parole d’une victime, dans un contexte où les actes antisémites explosent.

Arménie : le premier ministre appelle à renverser le chef de l’Église apostolique

Le premier ministre arménien Nikol Pachinian a appelé mardi 10 juin les fidèles arméniens à renverser Garéguine II, chef de l’Eglise apostolique du pays. Les relations entre les deux hommes se sont fortement tendues ces dernières années, notamment après la défaite arménienne au Karabakh.

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En Syrie, les nouvelles autorités islamistes publient des mesures sur les tenues de baignade

Le ministère du Tourisme rappelle qu’il est important de porter des vêtements amples et de veiller à couvrir les épaules et les genoux dans les lieux publics.(Source : AFP).

Les nouvelles autorités islamistes en Syrie ont demandé mardi 10 juin aux femmes de porter le burkini ou des vêtements couvrant le corps sur les plages publiques − une mesure dont les établissements privés considérés comme luxueux sont exemptés. Cette décision du ministère du tourisme intervient six mois après la prise du pouvoir par une coalition islamiste qui a renversé le président Bachar Al-Assad.

Selon le communiqué, le ministère demande aux femmes se rendant sur les plages publiques de « porter un burkini ou des vêtements de bain couvrant davantage le corps ». Hors des zones de baignade, elles doivent porter un vêtement ample et les hommes ne doivent pas circuler torse nu.
Ces restrictions ne s’appliquent cependant pas aux clubs et établissements privés considérés comme luxueux par le ministère du tourisme, où « les tenues de bain occidentales sont autorisées dans la limite des bonnes mœurs ». Le reste des établissements privés doit suivre les nouvelles consignes. Dans la Syrie assez conservatrice, peu de femmes se mettaient déjà en maillot de bain sur les plages publiques.

Des « vêtements amples » exigés dans les lieux publics

En outre, le ministère souligne qu’il est nécessaire de porter dans les lieux publics « des vêtements amples et de couvrir les épaules et les genoux », et d’éviter « les vêtements transparents ou très serrés », sans préciser si ces mesures concernent les femmes et les hommes. Il n’indique pas non plus si des sanctions sont prévues en cas de violation de ces nouvelles règles.

Dès la publication de la décision, les utilisateurs des réseaux sociaux se sont divisés, certains la soutenant et d’autres y voyant une restriction des libertés. Depuis la prise du pouvoir par les islamistes, des Syriens craignent pour les libertés individuelles. En mai, une femme avait été tuée par des hommes armés qui avaient attaqué une boîte de nuit à Damas.
Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des jeunes gens en Syrie répétant des slogans religieux ou demandant la fermeture des bars qui servent de l’alcool.

France: le gouvernement dévoile son ordonnance contre la santé mentale

Plus d’adultes formés en milieu scolaire, une offre de soins plus lisible et graduée, davantage de soignants formés: le gouvernement a dévoilé mercredi un plan pour tenter de mieux repérer et soigner les troubles psychiques mais aussi de rendre plus attractive la psychiatrie.

Le triptyque choisi pour ce plan se résume à : « prévenir, soigner, et reconstruire ». Le nouveau plan pour la santé mentale, dévoilé ce mercredi soir par le ministère de la Santé, est bâti sur ces trois piliers. Il ne s’agit pas d’« annonces financières », précise d’emblée le gouvernement, mais plutôt de nouvelles formations ou organisations, et de l’accentuation de ce qui existe déjà.

Ce plan santé mentale s’articule autour d’une trentaine de mesures qui s’appuie sur trois axes majeurs été annoncées par le ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, Yannick Neuder, à l’issue d’un comité interministériel, au lendemain du meurtre d’une surveillante de collège par un élève de 14 ans à Nogent.

Le premier axe vise à favoriser les repérages et interventions précoces face aux troubles psychiques notamment des jeunes de 12-25 ans, reprenant certaines mesures annoncées mi-mai par la ministre de l’Education Elisabeth Borne et jugées « étriquées » par des syndicats. Dans les objectifs : former deux adultes repères dans chaque établissement du second degré et chaque circonscription du premier degré d’ici 2026, déployer un modèle national de repérage et d’intervention précoce ou former 100 % des personnels de santé scolaire au repérage précoce.

Le deuxième axe entend favoriser « une psychiatrie de proximité, lisible et accessible », pour mieux traiter avant, pendant et après une crise aiguë. Entre autres mesures : un appui financier prioritaire aux centres médico-psychologiques proposant des créneaux de rendez-vous non programmés et des dispositifs de suivi intensif, et un renforcement de la régulation des urgences en psychiatrie pour orienter vers des soins adaptés.

Aux urgences psychiatriques, le gouvernement souhaite des profils diversifiés dans les équipes (pair aidants, travailleurs sociaux…) et des formations aux alternatives à l’isolement et à la contention. En ville, il veut doubler le nombre de psychologues conventionnés pour Mon Soutien Psy d’ici 2027 pour atteindre 12.000. La formation des étudiants en médecine sera accrue, avec un module en psychiatrie avancée dans chaque faculté couplé à un stage pratique, et le nombre d’internes en psychiatrie porté de 500 à 600 par an à partir de 2027.

Ce plan psychiatrie, « de sursaut et de refondation« , se veut « un point de départ » d’« un engagement durable », selon Yannick Neuder, cité dans un communiqué. Interrogé sur le financement du plan, le ministère n’a pas précisé si des moyens seraient débloqués, soulignant à la presse qu’« au-delà des enjeux de financement (…) la psychiatrie traverse une crise des vocations, de l’attractivité, de l’organisation des soins ». Environ un tiers des postes de praticiens hospitaliers sont vacants et le volume de lits a fait l’objet de réductions, tandis que le nombre de patients doublait ces vingt dernières années. Au lendemain du drame de Nogent, Emmanuel Macron a décrété, la santé mentale grande cause nationale 2025.

Israël : l’opposition échoue à dissoudre le Parlement

Un projet de loi visant à la dissolution de la Knesset, le Parlement israélien, a été mis au vote jeudi 12 juin. À 61 voix contre et 53 voix pour, les élections anticipées souhaitées par l’opposition n’auront pas lieu.

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Burundi: le parti au pouvoir depuis 20 ans remporte tous les sièges aux législatives

Le parti au pouvoir depuis 2005 a remporté tous les sièges lors des législatives du 5 juin au Burundi, a annoncé mercredi la commission électorale burundaise (Ceni), un scrutin entaché d’irrégularités selon des observateurs et des opposants.

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Un avion Air India s’écrase en Inde après le décollage avec 242 passagers à bord

Un avion de la compagnie Air India a été victime d’un crash aérien ce jeudi 12 juin, juste après son départ de l’aéroport d’Ahmedabad, dans l’ouest de l’Inde. De quoi laisser craindre un terrible bilan humain puisque 242 passagers et membres d’équipage se trouvaient à bord de ce Boeing 787-8 Dreamliner à destination de Londres Gatwick.

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Tensions à Los Angeles : Trump ordonne l’envoi de 2700 militaires et menace les manifestants, la Californie saisit la justice

La police de Los Angeles engage des interpellations massives face aux violations du couvre-feu.

Mardi soir, la police de Los Angeles (LAPD) a annoncé avoir entamé des arrestations massives visant des groupes de manifestants qui enfreignent le couvre-feu instauré dans la ville. Ce dispositif exceptionnel a été mis en place pour tenter de prévenir les violences liées aux protestations contre la politique migratoire de l’administration Trump.

« Des groupes continuent de se rassembler… et des arrestations massives sont en cours. Le couvre-feu est en vigueur », a indiqué la LAPD sur le réseau social X, sans toutefois préciser le nombre exact d’interpellations.

Le couvre-feu, décrété par la maire démocrate Karen Bass, est entré en vigueur mardi à 20 heures (heure locale) et s’étend jusqu’à 6 heures du matin. Il vise à répondre à une montée des tensions : la veille, 23 commerces avaient été pillés et de nombreuses façades du centre-ville recouvertes de graffitis, causant des dégâts importants.

Sur le terrain, les manifestations ont donné lieu à plusieurs affrontements sporadiques. Certains protestataires ont brièvement bloqué une autoroute, tandis que d’autres ont allumé des feux d’artifice en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué à coups de gaz lacrymogènes. Dans le quartier de Little Tokyo, cependant, la situation est restée relativement calme.

Les autorités californiennes, tout comme celles du Texas, font face à une vague de contestation croissante. Tandis que la Garde nationale est déployée dans les deux États, la gouvernance locale s’oppose vivement à l’intervention militaire fédérale ordonnée par Donald Trump.

Trump met en garde contre les manifestations lors du défilé de l’Armée : « Elles seront réprimées avec force »

Le président américain Donald Trump a lancé mardi un avertissement aux personnes envisageant de manifester lors du défilé militaire prévu ce week-end à Washington, à l’occasion du 250e anniversaire de l’Armée américaine.

« Pour ceux qui souhaitent protester, ils seront confrontés à une force très importante », a déclaré M. Trump aux journalistes dans le Bureau ovale de la Maison Blanche.

Les agences chargées de l’application de la loi se préparent à accueillir plusieurs centaines de milliers de personnes lors du défilé de samedi, a indiqué lundi Matt McCool, agent spécial en charge du Secret Service américain.

M. McCool a précisé que des milliers d’agents, d’officiers et de spécialistes issus de forces de l’ordre de tout le pays seront mobilisés pour l’occasion. Le FBI et la police métropolitaine de Washington ont assuré qu’aucune menace crédible ne pesait actuellement sur l’événement.

Au moins neuf autorisations de manifestation ont déjà été délivrées pour cette journée, a-t-il ajouté.

Dans des propos non prévus à l’agenda, prononcés depuis le Bureau ovale, Donald Trump est également revenu sur sa décision de déployer 4 000 membres de la Garde nationale et 700 Marines à Los Angeles après les manifestations déclenchées par des raids fédéraux de l’immigration sur des lieux de travail de la ville.

Le président a défendu cette mesure exceptionnelle, estimant que la présence des troupes était nécessaire pour contenir les troubles, malgré les objections des responsables locaux et étatiques qui jugeaient ces forces indispensables ailleurs.

L’événement de samedi, qui coïncidera avec le 79e anniversaire de Donald Trump, comprendra un festival d’anniversaire de l’Armée sur le National Mall, un défilé dans la capitale et une cérémonie d’engagement et de réengagement présidée par le président lui-même.

Des manifestations nationales sont prévues ce jour-là à l’initiative du groupe No Kings.

« Ils ont défié nos tribunaux, expulsé des Américains, fait disparaître des personnes dans la rue, attaqué nos droits civiques et réduit nos services », dénonce le groupe sur son site internet. « La corruption est allée trop loin. Pas de trônes. Pas de couronnes. Pas de rois. »

Donald Trump fait déployer 2 700 soldats supplémentaires à Los Angeles, la Californie dénonce une dérive autoritaire

Le Pentagone a confirmé lundi soir l’envoi de 2 000 réservistes de la Garde nationale en renfort aux 2 100 déjà présents à Los Angeles, s’ajoutant aux 700 Marines d’active annoncés plus tôt. Ce déploiement massif, voulu par Donald Trump pour renforcer la sécurité face aux manifestations contre les arrestations de migrants, porte le total des forces fédérales sur place à environ 4 800 soldats.

Selon le Commandement militaire pour l’Amérique du Nord (US Northern Command), les Marines, basés dans le sud de la Californie, ont été mobilisés pour protéger les bâtiments et agents fédéraux en raison de « menaces croissantes ». L’opération, baptisée Task Force 51, regroupe désormais 2 100 membres de la Garde nationale et 700 Marines, tous formés à la désescalade, à la gestion de foules et aux règles d’engagement.

Le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, a vivement réagi, dénonçant un « fantasme de président dictatorial ». Il a condamné l’usage de troupes militaires face à des civils américains, soulignant que les Marines ont pour mission de défendre la démocratie à l’étranger, et non de « faire face à leurs propres compatriotes ».

Newsom a aussi critiqué les conditions logistiques des réservistes, affirmant que certains soldats n’avaient reçu ni nourriture, ni eau, ni directives claires. Il accuse la Maison Blanche d’orchestrer une opération politique destinée à flatter « l’ego d’un président dangereux », plutôt qu’une réponse motivée par la sécurité publique.

Bien que le déploiement des Marines soit officiellement destiné à la protection de bâtiments fédéraux, certains juristes s’inquiètent d’un possible recours à la Loi sur l’insurrection, qui permettrait à Trump d’utiliser l’armée pour le maintien de l’ordre civil – une mesure rarement appliquée dans l’histoire américaine. Selon l’expert juridique William Banks, ce serait « une pente glissante », contraire à la tradition démocratique du pays.

La Californie saisit la justice pour limiter l’envoi de troupes décidé par Donald Trump

L’État de Californie a déposé une requête auprès de la justice fédérale afin de bloquer ou restreindre le déploiement de troupes ordonné par Donald Trump à Los Angeles. Le président américain a en effet mobilisé 700 Marines, en plus de 4 000 membres de la Garde nationale, pour faire face aux manifestations contre les arrestations de migrants par les services fédéraux.

Le bras de fer entre Donald Trump et le gouverneur démocrate Gavin Newsom s’intensifie. Ce dernier dénonce une escalade dangereuse et sans précédent. « Déployer dans nos rues des combattants entraînés à la guerre menace le fondement même de notre démocratie », a déclaré Gavin Newsom, accusant le président de se comporter « comme un tyran, pas comme un président ». Il appelle la justice à suspendre « immédiatement ces agissements illégaux ».

Depuis plusieurs jours, Los Angeles est le théâtre de tensions entre manifestants opposés aux raids de l’immigration (ICE) et forces de l’ordre en tenue anti-émeute. Bien que certains incidents aient eu lieu, les autorités locales assurent que la situation reste globalement sous contrôle.

Dans les documents judiciaires consultés par l’AFP, l’État de Californie critique la logique de militarisation imposée par Washington. « Le président et son ministre de la Défense veulent introduire une culture guerrière dans des villes où vivent, travaillent et étudient des millions d’Américains », déplorent les représentants californiens.

Le recours insiste : « Il n’y a ni rébellion ni invasion à Los Angeles. Ce sont des troubles civils que l’État et les autorités locales sont capables de gérer. Le président dispose d’autres moyens légaux, civils, pour faire respecter l’ordre. »