Du fait de sa condamnation devenue définitive dans l’affaire des écoutes, l’ex-président français Nicolas Sarkozy a été exclu, dimanche, de la Légion d’honneur. Celui-ci prend acte de cette décision et a rappelé via son avocat que la Cour européenne des droits de l’Homme doit encore se prononcer sur son recours dans l’affaire. Dans le landerneau politique français, les réactions divergent après cette annonce.
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Maroc : Rabat appelle à une mobilisation mondiale contre le travail des enfants
Le Maroc hausse le ton face à une réalité encore trop tolérée dans de nombreuses régions du monde : le travail des enfants. À l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants (12 juin), Rabat a appelé la communauté internationale à des actions « concrètes, extensibles et coordonnées » pour éradiquer ce fléau. Au-delà des discours, le royaume ambitionne de se poser en acteur moteur dans ce combat global, en mettant en avant ses propres avancées et en incitant à une responsabilisation collective.
Selon les derniers chiffres de l’Organisation internationale du travail (OIT), plus de 160 millions d’enfants à travers le monde sont contraints de travailler, dont près de la moitié dans des conditions dangereuses. Et les progrès observés ces deux dernières décennies stagnent, voire régressent, sous l’effet conjugué des crises économiques, climatiques, géopolitiques et des conflits armés.
Dans ce contexte, la voix du Maroc, pays du Sud ayant connu ses propres batailles sociales, vient rappeler que la lutte contre le travail infantile ne saurait être un luxe réservé aux pays industrialisés. Elle concerne autant les dynamiques nationales que les chaînes de valeur mondialisées qui exploitent des enfants pour produire à moindre coût.
Sur le plan national, le Maroc a réduit de manière significative le travail des enfants ces dernières années. Le Haut-Commissariat au Plan estimait à 113 000 le nombre d’enfants travailleurs en 2021, soit moins de 2 % de l’ensemble des enfants âgés de 7 à 17 ans. Une baisse notable par rapport aux décennies précédentes, fruit d’une série de mesures législatives et éducatives, notamment l’instauration de l’obligation scolaire jusqu’à 15 ans et des programmes de lutte contre la pauvreté des familles.
Mais ces chiffres cachent des poches de vulnérabilité persistantes, notamment en milieu rural, dans les secteurs agricoles ou domestiques, où le travail des filles demeure sous-déclaré. Rabat en est conscient, et c’est précisément cette lucidité qui donne du poids à son appel à l’échelle internationale.
Lors de son intervention officielle, la délégation marocaine a exhorté les États, les institutions multilatérales et les entreprises transnationales à s’engager dans une action globale structurée, comprenant :
Des normes contraignantes pour interdire l’exploitation infantile dans les chaînes d’approvisionnement ;
Des programmes massifs d’éducation et de soutien aux familles vulnérables ;
Une coopération judiciaire et économique renforcée pour sanctionner les circuits de travail illégal ;
Et une mobilisation accrue des financements internationaux, notamment via les institutions de Bretton Woods et les fonds climat, les enfants étant souvent victimes collatérales des bouleversements environnementaux.
Cette posture s’inscrit dans une évolution notable de la diplomatie marocaine, qui cherche à conjuguer développement économique, stabilité politique et engagement en faveur des droits humains. Si Rabat s’est parfois montré réservé sur certaines questions sociétales, son plaidoyer contre le travail infantile s’ancre dans une vision plus large : celle d’un multilatéralisme rénové, où les pays du Sud ne sont plus de simples récepteurs de normes occidentales, mais des protagonistes actifs d’un nouvel ordre international plus juste.
En creux, le discours marocain rappelle également la responsabilité des États du Nord : non seulement dans la persistance de la pauvreté globale, mais aussi dans le maintien d’un système économique qui ferme les yeux sur les conditions de production des biens de consommation. Derrière chaque vêtement, chaque téléphone, chaque denrée importée, une question subsiste : quel enfant y a-t-il sacrifié son enfance ?
Le Maroc, tout en reconnaissant ses propres avancées, appelle à une action collective, coordonnée et ambitieuse contre le travail des enfants à l’échelle mondiale. Son message dépasse le cadre moral pour s’ancrer dans une exigence politique : faire de la fin du travail infantile un impératif global, dans lequel chaque acteur État, entreprise, citoyen a un rôle à jouer.
Deux fusillades en deux jours dans un camp de migrants à l’ouest de Dunkerque
Moins de vingt-quatre heures après des tirs meurtriers à Loon-Plage, dans le département du Nord, de nouveaux coups de feu ont fait au moins un mort dimanche 15 juin selon les médias locaux.
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Des feux de forêt menaçants se rapprochent de Vancouver, en Colombie Britannique. À Squamish, l’état d’urgence est décrété et des milliers de personnes sont appelées à se préparer à évacuer. Le Canada vit un début de saison exceptionnellement violent renforçant une situation catastrophique dans tout le pays.
Lire la suite Canada : Les feux de forêt se rapprochent dangereusement de la ville de Vancouver, dans l’ouest du pays, les autorités craignent le pire dans tout le paysAssassinat d’une élue du Minnesota et de son époux : le principal suspect a été arrêté après deux jours de chasse à l’homme
Vance Boelter, accusé d’avoir assassiné une élue locale du Minnesota et son mari Samedi 14 juin et tenté d’en tuer un autre a été arrêté dimanche soir sans » l’usage de la force », ont annoncé lors d’une conférence de presse les autorités de cet État du nord des États-Unis d’Amérique. Le suspect âgé de 57 ans aurait agi par haine des élus qui défendaient le droit à l’IVG.
Lire la suite Assassinat d’une élue du Minnesota et de son époux : le principal suspect a été arrêté après deux jours de chasse à l’hommeNoémie Lenoir brise le silence sur un mal qui ronge : « Je suis alcoolique, et je le resterai toute ma vie »
Le témoignage de Noémie Lenoir n’est pas une confession de star en quête d’attention. C’est un cri lucide sur une maladie qui tue des millions de personnes chaque année et que nos sociétés refusent encore de traiter avec sérieux. En affirmant « Je suis alcoolique, et je le resterai toute ma vie », la comédienne alerte sur les ravages d’une dépendance souvent banalisée, parfois même valorisée. Ce n’est pas une revendication. C’est une alerte. Et elle mérite d’être entendue.
Lire la suite Noémie Lenoir brise le silence sur un mal qui ronge : « Je suis alcoolique, et je le resterai toute ma vie »Six mois après le passage du cyclone Chido, Mayotte attend encore sa «refondation»
Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido frappait Mayotte, cette île française de l’océan indien, laissant le territoire dévasté. Cette catastrophe n’a fait que renforcer les multiples problématiques auxquelles le territoire est liée comme l’insécurité, la pression migratoire ou le sous-développement. Mais six mois après, sur place, la reconstruction n’a pas vraiment commencé.
Lire la suite Six mois après le passage du cyclone Chido, Mayotte attend encore sa «refondation»Accord historique entre l’UE et le Royaume-Uni sur Gibraltar : vers une frontière sans barrière physique avec l’Espagne
Après des années de négociations parfois tendues, l’Union européenne et le Royaume-Uni ont annoncé avoir conclu un accord politique historique sur Gibraltar, visant à supprimer toutes les barrières physiques entre le territoire britannique d’outre-mer et l’Espagne. L’objectif : garantir la libre circulation des personnes et des biens, tout en respectant la souveraineté des deux parties.
Une entente qualifiée d’« étape véritablement historique »
L’accord a été présenté comme une avancée majeure par Maroš Šefčovič, commissaire européen au Commerce et à la Sécurité économique, qui s’est exprimé depuis Bruxelles aux côtés du ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares. L’accord a été conclu après une réunion avec David Lammy, chef de la diplomatie britannique, et Fabian Picardo, ministre en chef de Gibraltar.
« Il s’agit d’une étape véritablement historique pour l’UE, y compris l’Espagne, ainsi que pour le Royaume-Uni et Gibraltar », a déclaré Šefčovič.
Du côté britannique, David Lammy a salué sur X (anciennement Twitter) une « solution pratique », qui, selon lui, « préserve la souveraineté, l’emploi et la croissance ». Il a ajouté que les intérêts de Gibraltar avaient été « placés au cœur de l’accord ».
Vers la disparition de la dernière barrière physique en Europe
L’accord met fin à l’un des derniers contentieux post-Brexit entre le Royaume-Uni et l’UE : le statut de la frontière terrestre entre Gibraltar et l’Espagne. Jusqu’à présent, ce point de passage restait l’un des derniers murs en Europe.
Selon les termes de l’accord :
•Toutes les barrières physiques, vérifications et contrôles aux points de passage terrestres entre l’Espagne et Gibraltar seront supprimés.
•Des contrôles conjoints seront effectués uniquement à l’aéroport et au port de Gibraltar, par des agents locaux et espagnols.
•Les principes régissant une future union douanière entre l’UE et Gibraltar ont été définis, notamment en matière de fiscalité indirecte, incluant le commerce du tabac.
« Avec cet accord, la clôture, le dernier mur de l’Europe continentale, disparaîtra », a déclaré José Manuel Albares, évoquant la création d’une « zone de prospérité partagée » entre Gibraltar et le Campo de Gibraltar, la région frontalière espagnole.
Maintien de l’espace Schengen et de l’union douanière
L’accord permettra à Gibraltar de rester dans l’espace Schengen, tout en respectant les règles du marché unique européen et de l’union douanière. Il garantit ainsi une continuité des échanges et une stabilité juridique renforcée, favorable aux entreprises locales.
Maroš Šefčovič a souligné que la clarté juridique et la sécurité qu’apportera cet accord amélioreront significativement l’environnement économique et commercial de la région.
Coopération renforcée et développement économique
Au-delà des aspects techniques et douaniers, l’accord prévoit :
•Un nouveau cadre de coopération pour l’échange d’informations entre le Royaume-Uni et l’Espagne ;
•Un mécanisme de consultation obligatoire pour gérer les différends ou adapter l’accord ;
•Un mécanisme financier bilatéral pour soutenir le développement économique, la création d’emplois et la cohésion sociale dans la région.
Avec plus de 15 000 travailleurs traversant la frontière chaque jour, soit plus de la moitié de la main-d’œuvre de Gibraltar, l’accord devrait préserver la stabilité socio-économique d’une zone hautement intégrée.
Une ratification attendue mais pas encore formelle
Si l’accord a été politiquement scellé, la version juridique finale reste à être rédigée par les équipes de négociation. Elle devra ensuite être ratifiée par les procédures internes des différentes parties (UE, Royaume-Uni, Espagne, Gibraltar).
Maroš Šefčovič s’est toutefois montré confiant :
« Je suis absolument convaincu que l’accord sera ratifié, car nous avons vraiment examiné chaque aspect, chaque petit détail. Je pense que nous avons trouvé la meilleure réponse possible à chaque défi mis sur la table au cours des deux dernières années. »
Une nouvelle ère pour Gibraltar et l’Europe
Cédé au Royaume-Uni en 1713 mais toujours revendiqué par l’Espagne, Gibraltar est depuis longtemps un point de friction diplomatique. Cet accord marque une rupture avec des décennies de tensions, au profit d’une coopération pragmatique, dans l’intérêt direct des citoyens et des économies locales.
S’il est ratifié, il représentera l’un des rares succès diplomatiques post-Brexit entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, et pourrait servir de modèle pour d’autres différends territoriaux.
Algérie : interdictions, contrôles judiciaires et précarité les multiples visages de la répression contre les opposants
En Algérie, la répression des voix critiques ne passe plus uniquement par la prison. Désormais, le pouvoir use d’un éventail de méthodes plus insidieuses mais tout aussi efficaces : contrôles judiciaires prolongés, interdictions de voyager, précarisation sociale, mise au ban médiatique… L’objectif est clair : museler durablement l’opposition, sans en assumer ouvertement le coût politique.
Lire la suite Algérie : interdictions, contrôles judiciaires et précarité les multiples visages de la répression contre les opposantsBlanchiment d’argent : l’UE place cinq pays africains, dont la Côte d’Ivoire, sur sa liste noire
La Commission européenne a placé six pays africains dans sa liste des pays à « haut risque » en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, mardi 10 juin. Parmi eux : la Côte d’Ivoire, où les efforts fournis ces dernières années pour renforcer le cadre juridique n’ont pas suffi pour éviter au pays d’en faire partie. Pour le Sénégal en revanche, bonne nouvelle : celui-ci en a été retiré.
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