Ce lundi 21 avril a débuté la tournée de cinq jours, dans l’Océan Indien, du président français Emmanuel Macron, avec l’étape de Mayotte.
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Tchad : signature d’un accord de paix au Tibesti sur l’exploitation des richesses minières.
Le gouvernement tchadien et le comité d’autodéfense de Miski, qui empêche depuis plusieurs années l’État d’accéder à la région aux fins d’exploitation des ressources du sous-sol, sont parvenus à un accord ce dimanche 20 avril.
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Le Vatican a annoncé ce lundi 21 avril 2025, au lever du jour, la mort du pape François, survenue à Rome, dans sa résidence du Vatican. Ce décès soudain est survenu quelques heures seulement après sa dernière apparition publique, dimanche, sur le balcon de la Basilique Saint-Pierre, pour la bénédiction Urbi et Orbi. Une disparition qui plonge l’Église catholique dans une émotion immense, en plein cœur de la fête de Pâques, sommet de l’année liturgique.
Lire la suite Vatican : mort subite du pape François au lendemain de son apparition pascale – l’Église catholique en deuilSlovénie : le gouvernement salue l’initiative marocaine d’autonomie Sahara.
La Slovénie apprécie l’initiative marocaine d’autonomie comme une bonne base pour une solution définitive du différend régional autour du Sahara.
Lire la suite Slovénie : le gouvernement salue l’initiative marocaine d’autonomie Sahara.Nigeria : la Sénatrice Natasha Akpoti dénonce une tentative d’«intimidation» après son accusation d’harcèlement sexuel par le président du Sénat
Au cœur d’un scandale d’harcèlement sexuel de la part du président du Sénat nigérian, la sénatrice Natasha Akpoti a fait savoir que sa maison familiale avait été attaquée, alors que son histoire continue de défrayer la chronique dans le pays
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Cent cinquante millions de francs-or, tel fut le prix de la liberté pour Haïti de la reconnaissance de la France à une époque où la jeune et première république noire était boudée. Une dette qui a embarqué le pays dans une spirale de difficultés aux effets encore tangibles aujourd’hui.
Lire la suite Dette haïtienne : 200 ans plus tard, la question des réparations toujours sur la tableTurquie : sept journalistes jugés pour avoir couvert des manifestations de soutien à Imamoğlu
En Turquie, sept journalistes comparaissent ce vendredi devant la justice, accusés d’avoir participé à des rassemblements illégaux. Ces poursuites interviennent dans un contexte de vives tensions politiques, près d’un mois après l’arrestation d’Ekrem Imamoğlu, maire d’Istanbul et principal opposant au président Recep Tayyip Erdogan.
Des journalistes assimilés à des manifestants
Parmi les 189 personnes jugées à Istanbul dans deux audiences distinctes, figurent sept journalistes, dont un photographe de l’Agence France-Presse (AFP). Tous étaient présents pour couvrir les manifestations de soutien à Ekrem Imamoğlu, incarcéré fin mars dans des circonstances qui ont suscité une vive émotion nationale et internationale.
Le parquet turc les accuse de participation à un rassemblement interdit et de ne pas avoir obéi aux ordres de dispersion donnés par les forces de l’ordre. L’acte d’accusation souligne que rien ne prouverait leur présence « dans un but journalistique », malgré leur accréditation et leur expérience reconnue dans le métier.
Jusqu’à trois ans de prison requis
Les journalistes, dont cinq photographes, risquent jusqu’à trois ans de prison. Bien qu’ils aient été libérés après trois jours de détention, le 27 mars, leur procès inquiète fortement les défenseurs des libertés.
Un précédent inquiétant pour la liberté de la presse
Les organisations de défense des journalistes dénoncent un recul majeur pour la liberté d’informer en Turquie. C’est la première fois que des reporters identifiés comme tels sont poursuivis sur la base de la loi sur les rassemblements, une disposition habituellement utilisée contre les manifestants.
« C’est un signal d’intimidation envoyé à toute la presse indépendante », alerte un représentant de Reporters sans frontières. Les avocats des journalistes, eux, s’engagent à démontrer que leurs clients exerçaient simplement leur métier, dans le respect des principes du journalisme.
Un climat politique de plus en plus tendu
Depuis l’arrestation de Imamoğlu, les manifestations hebdomadaires se poursuivent à Istanbul et dans d’autres grandes villes du pays. Le maire d’opposition, populaire et charismatique, est considéré par beaucoup comme le principal rival d’Erdogan en vue des prochaines élections. Sa détention a ravivé les critiques contre un autoritarisme croissant du pouvoir en place.
Le procès des sept journalistes sera suivi de près par la communauté internationale, alors que la Turquie est déjà régulièrement pointée du doigt pour ses atteintes à la liberté de la presse.
Présidentielle en Côte d’Ivoire : Tidjane Thiam élu candidat du principal parti d’opposition
L’ancien ministre et banquier international Tidjane Thiam a été élu jeudi candidat du principal parti d’opposition pour la présidentielle du 25 octobre en Côte d’Ivoire, lors d’une convention à laquelle il était le seul à se présenter.(Source: AFP).
Mais tout n’est pas gagné pour autant: actuellement hors du pays, M. Thiam, 62 ans, est bousculé par une polémique sur sa nationalité qui pourrait le fragiliser dans sa course à la présidence.
Dans le même temps, à six mois du scrutin dans le pays le plus riche de l’Afrique de l’ouest francophone, des tensions secouent le paysage politique, notamment liées à l’inéligibilité de trois opposants, dont l’ancien président Laurent Gbagbo.
De son côté, le président Alassane Ouattara, 83 ans, n’a pas indiqué s’il comptait ou non briguer un quatrième mandat mais s’est dit en janvier « désireux de continuer à servir son pays ».
Tidjane Thiam a obtenu 99,50% des voix exprimées, soit 5.321, avec un taux de participation de 93,17%, selon les résultats globaux provisoires. A l’annonce des résultats, la centaine de militants a scandé « Titi président », le surnom de leur champion, avant d’entonner l’hymne du parti.
« Nous sommes aux anges, très heureux, très fiers du résultat. C’est la confirmation que notre chef a toujours été le choix de la base », a indiqué à l’AFP Eugénie Kouadio, conseillère régionale.
Grâce à ses années passées à l’étranger, « il n’a pas de passé conflictuel, contrairement aux autres candidats », a renchéri André N’Guessan, 48 ans, qui travaille dans une institution internationale.
Plusieurs milliers de militants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) – seulement des membres d’organes décisionnaires ou des responsables de sections étaient appelés mercredi à glisser leur bulletin dans près de 400 bureaux installés dans le pays et à l’étranger.
Pas « bien connu »
Pour le politologue Geoffroy Kouao, M. Thiam n’est pas « bien connu des Ivoiriens » et « le PDCI doit redoubler d’efforts en termes de communication politique et de rencontres ».
Le chef du PDCI a en effet été absent du pays pendant plus de 20 ans pour une carrière à l’étranger à la tête de grandes entreprises financières telles Aviva, Prudential ou Credit Suisse.
Dans son entourage, on assure que son expérience internationale est un atout et que sa popularité reste intacte à travers tout le pays.
La campagne de Tidjane Thiam est d’autre part parasitée depuis plusieurs semaines par une polémique concernant sa nationalité.
Né en Côte d’Ivoire, il a acquis la nationalité française en 1987 et y a renoncé en mars dernier, afin de se présenter à la présidentielle, scrutin pour lequel un candidat ne peut être binational.
Mais selon ses détracteurs, l’acquisition d’une autre nationalité l’a automatiquement déchu de sa nationalité ivoirienne, en vertu de l’article 48 du code de la nationalité, datant des années 1960.
Le PDCI a dénoncé des « manœuvres » du pouvoir afin d’empêcher M. Thiam d’être candidat. « Ce sont des manipulations du parti au pouvoir pour empêcher un candidat qui fait peur d’aller aux élections », a renchéri Claude M’Bahia, ingénieur de 59 ans, présent lors de la proclamation des résultats.
Jeudi soir, Tidjane Thiam s’est réjouit de sa victoire et a remercié ses militants qui l’ont « honoré » en dépit de « tout le venin qui a été distillé » concernant sa « nationalité » et « sa personnalité ».
« Octobre 2025 est encore loin, je sais que je ne serai pas épargné », a-t-il ajouté dans une interview diffusée sur les réseaux sociaux.
La commission électorale a par ailleurs rejeté jeudi les requêtes contestant l’inscription de M.Thiam sur les listes électorales, une procédure judiciaire est toutefois toujours en cours.
Des opposants inéligibles
Mais à mesure que l’échéance approche, les tensions montent dans l’opposition, qui multiplie les meetings. Trois figures politiques ont affirmé leur intention d’être candidates à la présidentielle, même si elles sont inéligibles en raison de condamnations judiciaires.
Il s’agit de l’ancien président Laurent Gbagbo (2000-2011), investi par le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), de son ancien bras droit Charles Blé Goudé, et de l’ancien Premier ministre et ex-chef rebelle Guillaume Soro, en exil.
Le nom des trois hommes n’apparaît pas sur la liste électorale provisoire, dont la version définitive sera publiée en juin.
En outre, le PDCI de Thiam et le PPA-CI de Gbagbo ont annoncé suspendre leur participation à la Commission électorale, en dénonçant le manque d’indépendance de cet organe chargé d’organiser les élections.
Le parti au pouvoir, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), a répondu qu’il « n’entend pas se laisser distraire par tout ce vacarme orchestré par une opposition qui, en réalité, a peur des élections ».
Inde : les peuples « Shompen» de l’île Andaman sous la menace de plusieurs projets de développement
L’alerte est de l’ONG « Survival International » qui redoute l’impact des projets militaires et touristiques du gouvernement de New Delhi sur ce peuple de l’archipel.
Lire la suite Inde : les peuples « Shompen» de l’île Andaman sous la menace de plusieurs projets de développementLa BCE abaisse une nouvelle fois ses taux pour soutenir une économie fragilisée par la guerre commerciale
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé ce jeudi une nouvelle baisse de ses taux d’intérêt directeurs, une mesure visant à soutenir la croissance économique de la zone euro, mise à mal par l’intensification des tensions commerciales avec les États-Unis. Il s’agit de la septième baisse consécutive depuis juin 2024, confirmant un tournant majeur de la politique monétaire européenne.
Le taux de dépôt, référence pour les banques commerciales, a été abaissé de 25 points de base pour atteindre 2,25 %. Ce niveau, selon l’institution présidée par Christine Lagarde, n’est désormais « plus jugé pénalisant » pour l’activité économique.
Trump impose ses règles, la BCE réagit
Cette décision survient dans un climat économique tendu, dominé par la guerre commerciale ouverte par Donald Trump. Depuis début avril, le président américain a imposé des surtaxes douanières généralisées de 10 %, et jusqu’à 145 % sur les produits chinois, affectant fortement les chaînes de valeur mondiales. L’Union européenne, bien que temporairement épargnée par les hausses les plus drastiques, n’est pas en reste. Le secteur automobile est taxé à 25 %, et des enquêtes ciblent les semi-conducteurs et les produits pharmaceutiques européens.
Cette politique agressive de Washington provoque de fortes inquiétudes du côté de Francfort. La BCE souligne que « les perspectives de croissance se sont détériorées du fait de l’intensification des tensions commerciales », tandis que la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a mis en garde mercredi contre des conséquences « sévères et imprévisibles » pour l’économie mondiale.
La BCE reste vigilante sur l’inflation
Malgré la baisse des taux, la BCE n’oublie pas sa mission principale : la stabilité des prix. L’inflation en zone euro s’établissait à 2,2 % en mars, un chiffre proche de la cible de 2 %, permettant une certaine flexibilité monétaire. Dans son communiqué, la banque se félicite que la désinflation soit en bonne voie, tout en surveillant les éventuelles pressions inflationnistes qui pourraient revenir à cause des droits de douane.
Les craintes portent aussi sur les tensions financières globales : le dollar recule, les marchés sont chahutés, et les rendements des bons du Trésor américain augmentent, augmentant le risque d’un ralentissement de l’investissement et de la consommation.
« La BCE surveille la situation de près et reste prête à intervenir si nécessaire », a affirmé Christine Lagarde depuis Varsovie, en marge d’une réunion des ministres des Finances européens.
Vers de nouvelles baisses ?
La BCE n’a pas donné d’indications claires sur ses prochaines décisions, mais plusieurs économistes n’excluent pas de nouvelles baisses à venir, certains anticipant un taux de dépôt à 1,75 % dans les prochains mois. L’évolution dépendra largement des prochaines données économiques et des réactions de Washington et Pékin sur le front commercial.
Retour sur un changement de cap monétaire
Depuis l’été 2024, la BCE a changé de cap, après deux années de resserrement monétaire initié pour contenir l’inflation causée par la guerre en Ukraine et la crise énergétique. L’environnement mondial plus instable, combiné à la prudence allemande sur le budget et à la hausse des dépenses militaires en Europe, a rebattu les cartes. Initialement, les responsables européens évoquaient une pause dans les baisses de taux, mais le choc externe provoqué par la guerre commerciale les a poussés à agir plus vite.