Plusieurs personnes sont mortes dans le coup d’Etat déjoué de dimanche au Bénin, selon les autorités, où certains des auteurs sont encore en fuite alors que la vie a repris un cours quasiment normal dans la capitale économique Cotonou.(Source : AFP).
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Immigration : l’UE pourra retirer les avantages commerciaux aux pays refusant de reprendre leurs ressortissants
L’Union européenne s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa politique migratoire. Selon des documents révélés par Politico, Bruxelles a trouvé un accord interne pour conditionner une partie de ses avantages commerciaux à la coopération des pays en développement en matière de réadmission de leurs ressortissants en situation irrégulière dans l’UE.
Lire la suite Immigration : l’UE pourra retirer les avantages commerciaux aux pays refusant de reprendre leurs ressortissantsTrump insulte la Somalie : la réponse diplomatique du Premier ministre somalien
Lors d’une réunion du cabinet à la Maison-Blanche, Donald Trump a tenu des propos très sévères à l’égard de la Somalie et des immigrants somaliens.
S’exprimant sur un scandale dans le Minnesota lié à de faux versements à des services sociaux, l’ancien président a déclaré :
« Leur pays ne vaut rien […]. Leur pays est pourri, et nous ne voulons pas d’eux chez nous. »
Il a ajouté : « Nous sommes à un point de bascule […]. On peut aller dans un sens ou dans l’autre, et nous irons dans le mauvais sens si nous continuons à accueillir des déchets dans notre pays. »
Ces déclarations qualifiant des Somaliens d’« ordure » et insinuant que leur pays d’origine sent mauvais ont été perçues comme une attaque xénophobe, ciblant non seulement la diaspora somalienne, mais aussi la Somalie elle-même.
La réaction somalienne
En Somalie, les réactions ont été rapides. Le Premier ministre Hamza Abdi Barre a choisi une approche diplomatique, invitant à ignorer l’insulte afin de ne pas lui donner plus de poids. Il a rappelé que Donald Trump avait déjà tenu des propos similaires à l’égard de pays comme le Nigeria ou l’Afrique du Sud :
« Parfois, il y a des choses qu’il vaut mieux laisser passer », a-t-il expliqué. « En faire un problème… est plus difficile que de l’ignorer. »
Cette approche vise à éviter une escalade diplomatique tout en protégeant la réputation et les relations internationales de la Somalie.
Une rhétorique qui inquiète
Les propos de Trump soulèvent des préoccupations sur les conséquences d’une rhétorique déshumanisante. En qualifiant des êtres humains d’« ordure », l’ancien président affaiblit les normes de respect international et peut encourager la radicalisation.
La situation est aggravée par la fin du statut de protection temporaire (TPS) pour les Somaliens du Minnesota, qui expose cette communauté à la peur, à des expulsions et à une vulnérabilité juridique accrue.
Si la modération de Hamza Abdi Barre vise à prévenir une crise diplomatique, certains militants avertissent que le silence prolongé peut normaliser la xénophobie et la discrimination, envoyant un message dangereux selon lequel l’origine ethnique, la nationalité ou le statut de réfugié pourraient devenir des prétextes à des violences symboliques ou physiques.
Le Conseil de sécurité de l’ONU en visite à Damas près d’un an après la chute d’Assad
Une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU est arrivée jeudi en Syrie, pour une toute première visite dans ce pays, à quelques jours du premier anniversaire de la chute de l’ex président Bachar al-Assad, a rapporté l’agence Sana.(Source : AFP).
Lire la suite Le Conseil de sécurité de l’ONU en visite à Damas près d’un an après la chute d’AssadAlgérie : un des plus importants contrats d’achat de blé en 2025 finalisé
L’Algérie a conclu l’une des transactions les plus importantes de l’année pour son approvisionnement national en blé tendre. L’opération, finalisée à l’issue d’une adjudication internationale, dépasse les prévisions initiales en termes de volume et de montant, selon des sources européennes citées par l’agence Reuters.
Lire la suite Algérie : un des plus importants contrats d’achat de blé en 2025 finaliséIsraël dit avoir tué une quarantaine de membres du Hamas dans les tunnels de Gaza
L’armée israélienne a déclaré jeudi avoir tué une quarantaine de combattants du Hamas qui étaient piégés dans des tunnels situés sous Rafah, ville du sud de la bande de Gaza désormais sous contrôle israélien.(Reuters).
Lire la suite Israël dit avoir tué une quarantaine de membres du Hamas dans les tunnels de GazaUkraine : pourquoi l’Australie envisage de transférer ses hélicoptères Tigre ARH et ce que cela changerait pour Kiev
Alors que le conflit en Ukraine se poursuit et continue de diviser la scène internationale, l’Australie étudie la possibilité de transférer à Kiev 22 hélicoptères Tigre ARH, dans le cadre de son soutien militaire à l’Ukraine.
Lire la suite Ukraine : pourquoi l’Australie envisage de transférer ses hélicoptères Tigre ARH et ce que cela changerait pour KievGaza : des documents accusent l’ONG Oxfam d’avoir indirectement facilité des projets profitant à l’organisation terroriste Hamas
De nouveaux documents internes de l’organisation terroriste Hamas, déclassifiés par les Forces de défense israéliennes (FDI) et transmis à Euractiv, soulèvent de sérieux doutes sur l’utilisation de fonds européens dans des projets humanitaires réalisés à Gaza.
Selon ces pièces analysées par les chercheurs de l’Institut NGO Monitor, le Hamas aurait participé à plusieurs de ces projets et en aurait tiré des avantages stratégiques.
Washington et Nairobi signent un accord sanitaire de 2,5 milliards de dollars après la fin de l’USAID
Les États-Unis et le Kenya ont conclu à Washington un accord sanitaire majeur d’un montant de 2,5 milliards de dollars, inaugurant une nouvelle stratégie de santé mondiale de l’administration Trump. Le texte a été signé lors d’une cérémonie officielle par le secrétaire d’État américain Marco Rubio et le président kényan William Ruto.
Lire la suite Washington et Nairobi signent un accord sanitaire de 2,5 milliards de dollars après la fin de l’USAIDRDC-Rwanda : Washington scelle un accord fragile, l’Afrique jauge le prix de la paix
Le 4 décembre 2025, Félix Tshisekedi et Paul Kagame ont signé un protocole de coopération à Washington, dans une cérémonie orchestrée par les États-Unis d’Amérique. Derrière le spectacle diplomatique, la paix reste incertaine : sur le terrain, la violence perdure et les enjeux stratégiques et économiques mettent à l’épreuve la stabilité de la région des Grands Lacs.
Lire la suite: RDC-Rwanda : Washington scelle un accord fragile, l’Afrique jauge le prix de la paixL’accord signé dans la capitale américaine illustre la complexité de la diplomatie africaine contemporaine : un texte symbolique, certes ambitieux, mais dont la mise en œuvre concrète déterminera si la paix pourra réellement s’installer. Les populations congolaises, premières victimes des conflits, attendent des actes plutôt que des mots.
Un protocole sous haute surveillance internationale
À Washington, l’Institut des États-Unis pour la Paix, récemment rebaptisé Institut Donald-Trump pour la Paix, a été le théâtre d’une signature formelle entre les présidents de la République démocratique du Congo et du Rwanda. La cérémonie s’est déroulée en présence de délégations régionales et internationales, venues du Togo, de l’Ouganda, du Qatar et des Émirats arabes unis, conférant une dimension diplomatique élargie à un texte avant tout piloté depuis les États-Unis d’Amérique.
Le protocole prévoit le désarmement des groupes armés, la protection des populations déplacées, la coopération sécuritaire et le développement économique conjoint. Les dirigeants ont exprimé leur volonté de tracer un « nouveau chemin » vers la stabilité, mais ont reconnu les défis à surmonter. Félix Tshisekedi a souligné la difficulté du processus, tandis que Paul Kagame a rappelé que des décennies de méfiance et de conflits ne se résolvent pas par un geste protocolaire.
Sur le terrain, cependant, la situation reste critique. Dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, le M23 contrôle toujours des zones stratégiques et les déplacements forcés, la violence et l’insécurité persistent. Pour les habitants, la paix demeure un objectif lointain et abstrait, et l’accord signé à Washington n’apporte pas de réponse immédiate aux réalités quotidiennes des populations.
Un équilibre fragile entre diplomatie et réalités africaines
L’accord met en lumière une tension entre symbolique diplomatique et enjeux concrets. Les États-Unis d’Amérique apparaissent comme un médiateur central, cherchant à stabiliser la région pour des motifs à la fois politiques et économiques. Les ressources minières de la République démocratique du Congo, essentielles pour l’industrie technologique mondiale, sont un facteur déterminant de la diplomatie, révélant que l’intérêt économique et la sécurité régionale sont intimement liés.
La fragilité de l’accord réside dans son éloignement des réalités locales. La confiance entre Kinshasa et Kigali, éprouvée depuis des décennies de conflits, ne se construit pas uniquement par des signatures ou des déclarations. Elle nécessite des engagements effectifs, des concessions concrètes et un contrôle strict sur la cessation réelle des hostilités. Sans cela, le protocole restera essentiellement symbolique.
Par ailleurs, cet épisode souligne la complexité de la diplomatie africaine dans un contexte globalisé. Les acteurs extérieurs, bien qu’influents, ne peuvent remplacer la responsabilité des États africains et la participation des communautés locales. La mise en œuvre effective du texte exigera une coordination rigoureuse, un suivi constant et une volonté politique forte, au-delà du théâtre protocolaire de Washington.
Enfin, l’accord rappelle que la paix est un processus long et fragile, qui ne se décrète pas par la signature d’un document mais se construit dans la durée, avec la participation active des populations et la prise en compte des intérêts stratégiques, sécuritaires et économiques de la région.
Un pari diplomatique à confirmer par les actes
L’accord entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame illustre le paradoxe des initiatives internationales en Afrique : des textes ambitieux et médiatisés, porteurs d’espoir, mais fragiles face aux réalités du terrain. La communauté internationale, tout comme les dirigeants africains, devra démontrer que les engagements signés peuvent se traduire en actions concrètes et durables.
Pour la République démocratique du Congo et le Rwanda, ce protocole est un premier pas, conditionnel et incertain, vers la paix. Pour l’Afrique, il constitue un test de lucidité et de capacité à transformer les mots en actes tangibles. La vigilance, la patience et la rigueur seront essentielles pour que l’espoir diplomatique devienne réalité sécuritaire et sociale.
Celine Dou, La Boussole-infos