Le président américain Donald Trump a fait mardi à Tokyo l’éloge de Sanae Takaichi, devenue ce mois-ci la première femme à accéder au pouvoir au Japon, saluant sa promesse d’accélérer les dépenses militaires du pays et signant des accords sur le commerce et les terres rares.(Source : Reuters).
Lire la suite A Tokyo, Trump fait l’éloge de Takaichi et signe des accords commerciauxIsraël annonce que la Croix-Rouge, le Hamas et une équipe égyptienne recherchent des corps d’otages à Gaza
Le gouvernement israélien a confirmé lundi qu’une opération conjointe impliquant la Croix-Rouge, un représentant du Hamas et une équipe égyptienne est en cours dans la bande de Gaza pour retrouver les dépouilles d’otages israéliens, disparus depuis l’attaque du 7 octobre 2023.
Lire la suite Israël annonce que la Croix-Rouge, le Hamas et une équipe égyptienne recherchent des corps d’otages à GazaMort de José Manuel Ochotorena, ancien gardien légendaire du Real Madrid et de l’Espagne
L’Espagne du football est en deuil. José Manuel Ochotorena, ancien gardien emblématique du Real Madrid et de la sélection espagnole, est décédé ce dimanche 26 octobre à Valence, à l’âge de 64 ans, des suites d’une maladie qui l’éloignait depuis plusieurs mois de la scène sportive.
Lire la suite Mort de José Manuel Ochotorena, ancien gardien légendaire du Real Madrid et de l’EspagneMaroc: plus de 1.500 personnes poursuivies après les manifestations de GenZ 212, selon une ONG
Plus de 1.500 personnes, dont un millier placées en détention, font l’objet de poursuites au Maroc après les manifestations du collectif GenZ 212 pour exiger de meilleurs services publics d’éducation et santé, a indiqué une ONG locale vendredi, réclamant « la libération de tous les détenus » arrêtés pendant les rassemblements.(Source : AFP).
Lire la suite Maroc: plus de 1.500 personnes poursuivies après les manifestations de GenZ 212, selon une ONGCambodge : La face cachée des arnaques en ligne; Quand des Sud-Coréens deviennent esclaves numériques
Au Cambodge, des milliers de Sud-Coréens sont victimes d’escroqueries en ligne orchestrées par des réseaux criminels internationaux. Séquestrés, exploités et parfois contraints à la fraude, ils risquent des poursuites judiciaires dans leur pays d’origine. Une analyse géopolitique et sociale de ce phénomène inquiétant.
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Dans les quartiers animés de Phnom Penh, entre les hôtels aux façades clinquantes et les enseignes en chinois, se cache une réalité sordide. Des milliers de Sud-Coréens, attirés par des promesses d’emplois alléchants, se retrouvent piégés dans des centres d’escroquerie en ligne. Sous la menace de violences physiques et psychologiques, ils sont contraints de participer à des fraudes numériques, souvent sans possibilité d’évasion.
Une exploitation numérique transnationale
Les autorités cambodgiennes estiment que plus de 3 400 personnes, originaires de 20 pays différents, ont été victimes de ces réseaux criminels. Bien que la majorité aient été identifiées comme victimes et expulsées, 75 suspects ont été formellement inculpés. Les opérations criminelles, souvent dirigées par des organisations mafieuses chinoises, génèrent des milliards de dollars annuellement.
Pour les victimes sud-coréennes, la situation est d’autant plus complexe. Si elles parviennent à s’échapper, elles risquent des poursuites judiciaires dans leur pays d’origine, les considérant parfois comme complices de ces arnaques. Cette double peine exploitation au Cambodge et persécution en Corée du Sud souligne la gravité de la situation.
Une coopération internationale nécessaire
Face à cette crise, la coopération entre le Cambodge et la Corée du Sud est essentielle. Des interdictions de voyage ont été imposées dans certaines régions du Cambodge, et des efforts sont déployés pour démanteler ces réseaux criminels. Cependant, la complexité de ces organisations, souvent transnationales, rend leur éradication difficile.
Il est impératif que la communauté internationale renforce ses efforts pour lutter contre ces réseaux de cybercriminalité et protéger les individus vulnérables exploités dans ces systèmes.
Les arnaques en ligne au Cambodge ne sont pas seulement un problème local, mais un défi mondial. Elles illustrent les dangers de la mondialisation numérique et la nécessité d’une vigilance accrue face aux nouvelles formes d’exploitation. Il est crucial de sensibiliser le public, de renforcer les législations et de promouvoir une coopération internationale pour éradiquer ces pratiques inhumaines.
Celine Dou
L’État français visé par une procédure judiciaire pour l’occupation de son ambassade à Bagdad
Une affaire diplomatique sensible émerge entre la France et les ayants droit d’une famille juive irakienne exilée au Canada. Ces derniers accusent l’État français de « squatter » illégalement un immeuble leur appartenant à Bagdad, immeuble actuellement utilisé comme résidence de l’ambassade de France en Irak. Une procédure judiciaire a été ouverte à Paris, a annoncé ce vendredi 24 octobre Me Jean-Pierre Mignard, avocat des descendants des propriétaires.
Lire la suite L’État français visé par une procédure judiciaire pour l’occupation de son ambassade à BagdadCorée : une vingtaine de soldats nord-coréens franchissent brièvement la frontière avant de battre en retraite après des tirs de semonce
Une nouvelle tension a éclaté cette semaine dans la zone frontalière hautement militarisée entre les deux Corées. Environ vingt soldats nord-coréens ont franchi, le 19 octobre, la Ligne de démarcation militaire (MDL) avant de rebrousser chemin après des tirs de semonce effectués par les troupes sud-coréennes, a annoncé ce jeudi le Comité des chefs d’État-major interarmées (JCS) de Séoul.
Lire la suite Corée : une vingtaine de soldats nord-coréens franchissent brièvement la frontière avant de battre en retraite après des tirs de semonceMali : sous blocus jihadiste, les habitants de Nioro du Sahel appellent à l’aide
Au Mali, la population de Nioro du Sahel, dans le sud-ouest du pays, vit un véritable calvaire. Depuis près de deux mois, les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affiliés à al-Qaïda, imposent un sévère blocus à la ville, coupant ses habitants du reste du pays. Les approvisionnements en carburant sont interdits, les déplacements restreints, et les enlèvements se multiplient.
Lire la suite Mali : sous blocus jihadiste, les habitants de Nioro du Sahel appellent à l’aideLe réensauvagement : utopie écologique ou impasse idéologique ? Le drame du parc néerlandais Oostvaardersplassen en question
Pensé comme une expérience pionnière rendre la nature à elle-même, sans intervention humaine le parc des Oostvaardersplassen, aux Pays-Bas, a tourné en 2018 au drame : des milliers d’herbivores sont morts de faim sous le regard des trains et des caméras. Au-delà du scandale médiatique, cet épisode interroge la cohérence d’un modèle écologique européen qui prétend libérer la nature tout en la plaçant sous contrôle. Pour La Boussole – infos, il invite à repenser la logique du « laisser-faire » et à confronter les ambitions théoriques aux réalités politiques, sociales et environnementales.
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Une utopie scientifique devenue vitrine politique
Né dans les années 1980 sur des terres gagnées sur la mer en Flevoland, l’Oostvaardersplassen fut pensé comme une expérience : imiter les paysages trophiques présumés de l’Europe préhistorique en y réintroduisant des herbivores chevaux Konik, bovins issus d’aurochs de Heck, cerfs et en limitant au maximum l’intervention humaine. Inspirée par les travaux de Frans Vera, cette approche proposait de rompre avec l’idée que la nature devait être « réparée » par l’homme et de valoriser les dynamiques auto-organisées.
Le projet séduisit vite. Présenté comme exemplaire, il entra dans les circuits de la conservation européenne et devint une référence célébrée par certains cercles scientifiques et médiatiques. Mais la conservation n’est jamais neutre : elle porte des choix quels acteurs (humains ou non) laisser vivre, quels équilibres favoriser, quel degré d’intervention accepter ? L’Oostvaardersplassen répondait à ces questions par un postulat fort : l’intervention minimale serait la meilleure garantie de résilience écologique. Le réel allait contredire cette hypothèse.
2018 : la réalité qui fissure l’idéal
L’hiver 2018 mit en lumière une tension latente. Privés de prédateurs et enfermés par des clôtures, les troupeaux connurent une surpopulation locale. Lorsque la ressource herbacée se raréfia, l’absence de gestion active produisit un effondrement : plus de 3 000 animaux périrent de faim, des cadavres furent visibles depuis les lignes ferroviaires, et des images frappantes firent basculer l’opinion publique. La réaction fut immédiate manifestations, pressions sur les gestionnaires, distribution clandestine de fourrage par des bénévoles, et finalement des abattages massifs décidés pour limiter la souffrance.
Ce moment tragicomique où la nature « rendue à elle-même » meurt en public pose une question morale aussi lourde que politique : doit-on accepter la souffrance comme mécanisme de régulation naturelle quand le dispositif lui-même a été fabriqué et contraint par l’homme ? La réponse des autorités locales fut un revirement pragmatique : limitation stricte des effectifs, nourrissage d’appoint en hiver et surveillance vétérinaire. L’expérience d’autonomie prit fin ; le parc devint un territoire semi-géré.
L’écologie technocratique : entre contrôle et renoncement
L’affaire Oostvaardersplassen traduit une contradiction profonde de la pensée environnementale européenne contemporaine. D’un côté, un idéal moral et esthétique laisser la nature « agir » ; de l’autre, la réalité d’espaces fortement anthropisés où l’État, les gestionnaires et le public jouent un rôle déterminant. Le paradoxe tient au fait que l’on revendique d’abandonner la maîtrise tout en ayant déjà déterminé les contours de l’expérience : choix des espèces réintroduites, absence de carnivores, clôtures, et statut juridique du site. La prétendue « nature sauvage » se révèle être une construction politique.
L’enjeu n’est pas seulement théorique. Il engage des arbitrages financiers, juridiques et sociaux et pose la question de la responsabilité : qui porte le coût d’un échec écologique ? Qui tranche entre esthétique du sauvage et impératif de réduire la souffrance ? Sur ces points, le modèle néerlandais a montré ses limites : l’idéologie du non-interventionnisme a masqué des choix techniques et éthiques qui, confrontés à la contrainte climatique et démographique, se sont avérés fragiles.
Quelle portée internationale ? Quels enseignements pour l’Afrique ?
La leçon dépasse l’Europe. Partout où des modèles de conservation sont promus comme « exportables », il importe de distinguer les conditions locales de leur mise en œuvre. Pour des sociétés africaines où la relation homme-faune est déjà tissée de pratiques coutumières, économiques et politiques, importer un modèle qui suppose l’isolement et l’abandon pourrait s’avérer inadapté. La souveraineté écologique exige d’abord d’évaluer la compatibilité des modèles avec les réalités sociales, la gouvernance locale et les pressions socio-économiques.
L’Oostvaardersplassen rappelle aussi qu’une écologie qui se déploie comme projet technique sans dialogue démocratique peut générer rejet et violence symbolique. La gestion des espaces naturels nécessite une articulation entre savoirs scientifiques, savoirs locaux et arbitrages publics explicites.
Pour une écologie de discernement
Le drame néerlandais n’autorise pas un verdict sommaire : il ne s’agit ni de diaboliser le réensauvagement, ni d’y attribuer une valeur morale absolue. Il appelle à une approche lucide et contextualisée : accepter que la nature comporte des dynamiques douloureuses, mais refuser l’angélisme qui prétend que toute absence d’intervention est « naturelle » dans des espaces artificialisés. Il faut combiner observation rigoureuse, transparence des choix et capacité d’adaptation y compris l’introduction contrôlée de prédateurs, la régulation des effectifs, ou des dispositifs de gestion mixtes lorsque la réalité l’impose.
En définitive, l’Oostvaardersplassen est une leçon de prudence : l’écologie contemporaine, pour être légitime et efficace, doit être une politique réfléchie, ancrée dans la démocratie et sensible aux contextes locaux, non une idéologie universelle imposée comme remède miracle.
Celine Dou
Antilles françaises : les vestiges amérindiens de Sainte-Anne remettent en question le récit colonial
Le 25 octobre 2025, Mediapart a révélé la découverte de nombreux vestiges amérindiens à Sainte-Anne, sur la côte sud de la Martinique. Ces trouvailles archéologiques, effectuées sur le site du futur complexe hôtelier du Club Med, permettent de revisiter l’histoire précoloniale de l’île et interrogent la manière dont les civilisations locales ont été représentées dans le récit colonial traditionnel.
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Une mémoire archéologique méconnue
Les fouilles ont mis au jour des traces significatives de l’occupation amérindienne, révélant une société structurée, aux pratiques culturelles et économiques développées bien avant l’arrivée des colons européens. Des outils, des céramiques et des vestiges d’habitat témoignent de l’organisation complexe de ces communautés et de leur maîtrise de l’espace et des ressources naturelles.
Pour les spécialistes, ces découvertes contradissent l’idée longtemps entretenue d’une île « vide » ou « peu civilisée » avant la colonisation, rappelant que l’histoire des Antilles ne commence pas avec l’arrivée des Européens.
Un chantier touristique au cœur des débats
Le site concerné, au sud de Sainte-Anne, devait accueillir cinquante nouvelles chambres pour le Club Med, un projet reporté de près de deux ans en raison des fouilles archéologiques. Le conflit entre développement économique et préservation du patrimoine illustre la difficulté de concilier modernité et mémoire historique.
Pour de nombreux chercheurs et acteurs culturels locaux, cette situation pose une question éthique majeure : comment protéger et valoriser le patrimoine amérindien alors que le tourisme demeure une ressource économique essentielle pour l’île ?
Remise en question du récit colonial
Au-delà de l’archéologie, cette découverte invite à réfléchir sur la manière dont l’histoire des Antilles françaises a été écrite et transmise. Les vestiges amérindiens mettent en lumière une richesse culturelle souvent éclipsée par le récit colonial centré sur l’arrivée des Européens et l’esclavage.
En soulignant l’existence de sociétés autochtones complexes, les archéologues et historiens encouragent une réécriture plus équilibrée de l’histoire martiniquaise, intégrant les contributions et les modes de vie des peuples premiers de l’île.
Un enjeu identitaire et patrimonial
Cette découverte n’est pas seulement académique : elle touche directement à l’identité et à la mémoire collective. Dans un contexte où les débats sur la reconnaissance des cultures autochtones et la décolonisation des savoirs s’intensifient, ces vestiges deviennent un outil de réflexion et de dialogue pour la société martiniquaise.
Ils rappellent que la connaissance de l’histoire ne se limite pas aux archives coloniales, mais se nourrit également des traces matérielles laissées par ceux qui ont vécu sur l’île bien avant l’arrivée des Européens.
Celine Dou