Archives du mot-clé futured

En Guinée Conakry: le gouvernement à demande de « surseoir » à l’organisation du congrès

Prévu pour le 6 juillet 2025, le congrès extraordinaire de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) pourrait ne pas se tenir à la date indiquée. Dans une correspondance adressée au président du parti, Cellou Dalein Diallo, le ministre de l’Administration du Territoire ordonne la suspension de l’événement pour cause de « violations statutaires » et de « menace à l’ordre public ».

Lire la suite En Guinée Conakry: le gouvernement à demande de « surseoir » à l’organisation du congrès

Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine se dit prêt à négocier malgré des divergences profondes

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré vendredi que Moscou était disposé à entamer un nouveau cycle de négociations directes avec l’Ukraine, bien que les positions des deux pays restent profondément opposées. Selon lui, les propositions russes et ukrainiennes contenues dans leurs mémorandums respectifs sont « diamétralement opposées ». Néanmoins, il a confirmé l’existence de contacts « permanents » entre les équipes de négociateurs, en vue de préparer un éventuel troisième round de pourparlers.

S’exprimant depuis Minsk, le chef du Kremlin a précisé que les responsables russes et ukrainiens discutaient actuellement de la date d’une possible rencontre. Poutine a aussi indiqué que les conditions d’un cessez-le-feu jusqu’ici rejeté par Moscou devraient faire partie des sujets abordés.

Malgré ces déclarations, la situation sur le terrain ne montre aucun signe de désescalade. La guerre, qui entre dans sa quatrième année, est marquée par des échanges continus de frappes de drones à longue portée. Les deux précédents cycles de négociations entre Moscou et Kyiv, organisés à Istanbul, ont été brefs et sans issue concrète.

Le ministre ukrainien de la Défense, Rustem Oumerov, a affirmé que l’Ukraine souhaitait que la prochaine étape des négociations soit une rencontre entre les présidents Zelensky et Poutine. Cependant, cette éventualité semble peu probable à court terme. Le président russe a souligné qu’un sommet ne serait envisageable que si les principales dispositions d’un accord de paix avaient d’abord été entérinées, ce qui, selon lui, pourrait prendre des mois, voire des années.

Par ailleurs, M. Poutine a réitéré sa position selon laquelle Volodymyr Zelensky aurait perdu sa légitimité présidentielle après l’expiration de son mandat en 2024 une affirmation que Kyiv et ses alliés occidentaux rejettent catégoriquement.

Intensification des attaques de drones

Sur le plan militaire, la nuit de jeudi à vendredi a été marquée par une intensification des attaques de drones. L’armée de l’air ukrainienne a déclaré que la Russie avait lancé 363 drones de type Shahed et huit missiles contre plusieurs régions d’Ukraine. Selon cette même source, la défense aérienne ukrainienne aurait intercepté tous les drones sauf quatre, et abattu six missiles de croisière.

De son côté, le ministère russe de la Défense a affirmé avoir abattu 39 drones ukrainiens dans différentes régions, dont 19 dans celle de Rostov et 13 dans celle de Volgograd, à l’est de l’Ukraine. Ces frappes illustrent la centralité des drones dans le conflit, où chaque camp rivalise de technologies pour gagner un avantage stratégique.

Début juin, une opération ukrainienne secrète utilisant des drones bon marché aurait permis de détruire ou d’endommager une partie significative de la flotte de bombardiers stratégiques russes, selon des sources ukrainiennes.

Situation à Sumy : l’Ukraine affirme avoir contenu les forces russes

Sur le front nord-est, le général Oleksandr Syrsky, commandant en chef des forces armées ukrainiennes, a annoncé jeudi que l’armée ukrainienne avait stoppé l’avancée russe dans la région de Sumy, près de la frontière russe. Il a indiqué que cette manœuvre avait empêché Moscou de redéployer environ 50 000 soldats, dont des unités aéroportées et maritimes, vers d’autres axes offensifs.

Selon Kyiv, face à l’augmentation des attaques combinées de missiles et de drones, l’armée ukrainienne aurait adopté de nouvelles contre-mesures, notamment l’emploi de drones intercepteurs développés localement pour neutraliser les engins russes. Moscou n’a pas commenté ces affirmations.

Les combats dans la région de Sumy avaient auparavant causé des pertes civiles et des destructions importantes. Les forces ukrainiennes, en infériorité numérique, affirment utiliser des drones pour freiner la progression ennemie.

Négociations au point mort

Malgré les efforts internationaux, notamment ceux des États-Unis, les tentatives de médiation n’ont jusqu’ici abouti à aucun accord de cessez-le-feu. Les négociations se poursuivent, mais leurs avancées restent limitées, à l’exception de quelques échanges de prisonniers de guerre entre les deux camps.

Dans ce contexte tendu, la perspective de nouvelles négociations directes suscite à la fois espoir et scepticisme, alors que les combats se poursuivent sur l’ensemble de la ligne de front.

Sorties salles (France) – 25 juin 2025 : « F1 – le film », la formule « Fast-food » hollywoodienne des sports automobiles

C’est avec une très grosse cylindrée hollywoodienne que nous terminons notre « saison régulière » de critiques cinéma, puisque nous allons parler de « F1 – le film » (ou tout simplement « F1 »), film sur le sport automobile du même nom mais qui, hélas, n’en a rien de plus de commun tant, avec cette superproduction, on s’écrase droit dans le mur de la réalité.

Lire la suite Sorties salles (France) – 25 juin 2025 : « F1 – le film », la formule « Fast-food » hollywoodienne des sports automobiles

Camions de l’armée incendiés : l’Allemagne soupçonne un sabotage russe

Une enquête a été ouverte ce vendredi 27 juin par les autorités allemandes, après l’incendie criminel de plusieurs camions de l’armée allemande à Erfurt et fait état de soupçons d’un possible sabotage russe.

Lire la suite: Camions de l’armée incendiés : l’Allemagne soupçonne un sabotage russe Lire la suite Camions de l’armée incendiés : l’Allemagne soupçonne un sabotage russe

Grand Prix de la Francophonie 2025 : l’Académie française honore Akira Mizubayashi, écrivain japonais de langue française

L’Académie française a décerné, jeudi 27 juin 2025, son Grand Prix de la Francophonie à Akira Mizubayashi. Cette distinction consacre une œuvre rare : celle d’un écrivain japonais ayant choisi d’écrire en français, et dont les romans méditent la guerre, la mémoire et la musique.

Le Grand Prix de la Francophonie 2025 a été attribué à un écrivain peu ordinaire : Akira Mizubayashi. Japonais de naissance, francophone par amour de la langue, l’auteur est désormais une figure littéraire respectée dans l’espace éditorial français. Ce prix vient souligner une fidélité durable à la langue française, mais aussi une œuvre qui, sans jamais céder à l’exotisme de façade, propose un regard intérieur sur les blessures du XXᵉ siècle, l’héritage culturel européen et la complexité des identités.

Né en 1951 à Sakata, au nord du Japon, Akira Mizubayashi découvre le français à l’adolescence. Il étudie à Montpellier, puis à l’École normale supérieure (rue d’Ulm), avant de retourner enseigner au Japon, où il deviendra professeur de français à Tokyo. Il ne publiera cependant en français qu’à partir de 2011, avec Une langue venue d’ailleurs (Gallimard), un récit autobiographique dans lequel il raconte son lien charnel avec la langue française. Ce premier ouvrage lui vaut déjà, cette année-là, le Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature françaises, décerné par l’Académie française.

Ce choix de ne pas simplement apprendre le français mais de s’y installer littérairement constitue une forme d’engagement. Pour Mizubayashi, « habiter une langue », c’est plus que la maîtriser : c’est y inscrire sa pensée, ses blessures, son art. En cela, son œuvre n’est pas un simple hommage à la francophonie : elle en est une réinvention intime, patiente, obstinée.

L’univers de Mizubayashi est traversé par la musique occidentale (Mozart, Bach, Beethoven), qu’il fait dialoguer avec la mémoire du Japon en guerre. Dans Âme brisée (2019, Prix des libraires 2020), il évoquait un enfant japonais dont le père violoniste est arrêté par l’armée impériale en pleine répétition. Ce roman a ouvert une trilogie autour des fantômes de la guerre, complétée par Reine de cœur (2022) et Suite inoubliable (2023).

Son prochain roman, La Forêt de flammes et d’ombres, paraîtra en août 2025, toujours chez Gallimard. Il s’ancre dans le Japon de 1944, à Tokyo, et suit un jeune homme envoyé sur le front mandchou, entre amour contrarié, effondrement militaire et reconstruction intérieure par l’art.

Le choix de l’Académie française de distinguer un écrivain non francophone de naissance s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’une francophonie qui ne se réduit pas aux anciennes sphères coloniales, ni aux périmètres institutionnels de l’Organisation internationale de la francophonie. Elle devient un espace mouvant, multilingue, où des auteurs comme Akira Mizubayashi, Alain Mabanckou, Scholastique Mukasonga ou encore Alice Kaplan (également primée cette année) redessinent les contours d’une littérature mondiale de langue française.

En consacrant Mizubayashi, l’Académie française reconnaît une œuvre qui, bien qu’exempte de militantisme, interroge profondément l’histoire culturelle de l’Europe et de l’Asie, l’héritage de la guerre, la violence idéologique et le pouvoir réparateur de la langue et de la musique.

Ce prix est aussi un rappel salutaire : la francophonie littéraire n’est pas qu’affaire de quotas, de diversité de façade ou de vitrine éditoriale. Elle suppose une exigence linguistique et une sincérité artistique. Mizubayashi n’a pas emprunté le français pour séduire un lectorat européen ; il l’a choisi comme un pays intérieur, comme l’espace où sa pensée trouve sa pleine forme.

Société Générale : grève autour du télétravail, symptôme d’un malaise post-Covid plus profond

En France, la décision de la Société Générale de réduire drastiquement le télétravail suscite la colère des syndicats, qui appellent à la grève ce 27 juin. Derrière ce bras de fer se joue bien plus qu’un simple débat sur l’organisation du travail : un révélateur des paradoxes français face au travail, à la liberté, et au rapport au réel.

Jeudi 27 juin, plusieurs syndicats (CFDT, CFTC, CGT) de la Société Générale ont appelé à la grève. Motif : la direction du groupe bancaire veut réduire à un seul jour par semaine la possibilité de télétravailler, alors que de nombreux employés bénéficiaient jusqu’ici de deux à trois jours de travail à distance. La mesure est jugée autoritaire, brutale, et déconnectée des réalités professionnelles post-Covid.

Mais derrière ce mouvement, c’est une tension bien plus large qui s’exprime : celle entre le besoin d’autonomie exprimé par une partie des salariés et les exigences de contrôle et de présence physique qui structurent encore le modèle d’entreprise traditionnel.

En mars 2020, au plus fort de la pandémie de Covid-19, des millions de salariés français furent contraints de travailler à distance du jour au lendemain. À l’époque, ce bouleversement fut largement mal vécu. Enquête après enquête, les Français affirmaient leur attachement au collectif, au cadre du bureau, et leur scepticisme face au « tout distanciel ». Pour beaucoup, le télétravail représentait une perte de repères, d’efficacité, voire de sens.

Cinq ans plus tard, les rôles semblent inversés. Une partie croissante des salariés refuse le retour au bureau, préférant organiser librement leurs journées, souvent en dehors du regard direct de la hiérarchie. Ce basculement s’est opéré sans réelle réflexion collective. Il soulève pourtant des enjeux fondamentaux sur la nature même du contrat de travail : est-il encore possible d’exiger une présence sans être perçu comme autoritaire ? Et que devient la notion d’engagement, dans un monde où l’espace professionnel est réduit à une fenêtre Zoom ?

Du côté des employeurs, l’irritation grandit. À la Société Générale comme ailleurs, les directions s’inquiètent d’un télétravail devenu, selon certains, une forme de « zone grise » du travail salarié. Difficile, en effet, de vérifier que les horaires contractuels sont respectés, que la productivité est constante, que les collaborateurs restent disponibles, motivés, connectés. Le lien hiérarchique s’effrite. La culture d’entreprise s’évapore. Et l’efficacité supposée du télétravail reste difficile à mesurer objectivement.

En imposant un retour plus encadré au bureau, la Société Générale espère rétablir ce lien de proximité managériale et de visibilité. Mais le rejet est vif. Car au fil des mois, le télétravail s’est aussi installé comme une nouvelle norme culturelle. Il s’agit moins d’un outil temporaire que d’un mode de vie revendiqué quitte à ignorer les contradictions qu’il suppose.

Ce conflit révèle aussi une fracture plus profonde encore : un certain rejet de la confrontation avec le réel. Loin des transports, des horaires fixes, des relations humaines parfois rugueuses ou imprévues, le télétravail offre un monde aménagé, à la carte. Un monde où l’on peut éviter les frictions sociales, les conflits de génération, la hiérarchie directe et même, parfois, le miroir de soi-même dans l’espace public. Le bureau est perçu comme une contrainte ; le chez-soi, comme un refuge.

Mais cette illusion d’autonomie n’est pas sans danger. Elle affaiblit le tissu collectif, réduit la circulation des idées, et alimente une forme de désincarnation du travail. Ce n’est pas tant la technologie qui pose problème, mais l’usage qu’une société en crise du lien fait d’elle.

Ce qui se joue aujourd’hui à la Société Générale concerne l’ensemble des grandes entreprises françaises et bien au-delà. En Allemagne, au Japon ou aux États-Unis d’Amérique, des géants de la tech et de la finance cherchent eux aussi à imposer un retour au bureau. Les résultats sont contrastés : là où certains ont su réintroduire la présence progressive avec pédagogie, d’autres se heurtent à une résistance accrue, notamment chez les jeunes salariés.

En France, le débat est encore largement piégé entre deux visions antagonistes : celle du contrôle, issue du modèle industriel, et celle de l’autonomie, portée par les mutations culturelles contemporaines. Il manque, pour l’heure, une synthèse collective, lucide, capable de penser un cadre de travail post-pandémique cohérent, humain et vérifiable.

La grève à la Société Générale n’est sans doute qu’un symptôme. Mais il est révélateur. Il met en lumière une tension culturelle propre à notre époque : vouloir les libertés du télétravail sans en assumer les responsabilités ; refuser les contraintes du bureau sans inventer d’alternative robuste. Le défi, pour les entreprises comme pour les salariés, sera de réconcilier autonomie et engagement, présence et souplesse, lien collectif et individualité.

Une équation délicate, mais incontournable, à l’heure où le travail n’est plus un simple lieu, mais une expérience sociale en recomposition.

Etats-Unis : la Cour suprême limite les pouvoirs des juges

La Cour suprême américaine, à majorité conservatrice, a accordé vendredi une importante victoire à l’administration Trump en limitant le pouvoir des juges de suspendre à l’échelle nationale des décisions de l’exécutif qu’ils considèrent comme illégales.

Lire la suite Etats-Unis : la Cour suprême limite les pouvoirs des juges

Une motion de censure déposée contre Ursula von der Leyen sur le fond de l’affaire Pfizergate

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est confrontée à un vote de défiance au sujet de l’affaire « Pfizergate » , scandale lié aux négociations de contrats d’achat de vaccins COVID-19 par la Commission européenne. 

Lire la suite Une motion de censure déposée contre Ursula von der Leyen sur le fond de l’affaire Pfizergate

Tourisme de luxe contre nature protégée : l’Albanie joue une dangereuse partie

Alors que l’Albanie connaît une forte croissance touristique, le gouvernement autorise des projets immobiliers dans des zones jusqu’ici protégées. Le pays mise sur un tourisme haut de gamme au prix d’un sacrifice environnemental aux conséquences potentiellement irréversibles.

C’est une île à la beauté brute, nichée dans la mer Ionienne, au large de la côte albanaise. Sazan, autrefois base militaire, est aujourd’hui au cœur d’un projet touristique porté par Jared Kushner, gendre de Donald Trump, via la chaîne d’hôtels de luxe Aman Resorts. Le site fait pourtant partie du parc national de Karaburun-Sazan, une zone classée. Ce projet emblématique, loin d’être isolé, cristallise un choix politique de plus en plus contesté en Albanie : sacrifier une partie de son patrimoine naturel pour attirer une clientèle haut de gamme.

Depuis la sortie du régime communiste, l’Albanie a misé sur le tourisme pour dynamiser son économie. Ce pari semble partiellement réussi : le pays a accueilli plus de 10 millions de visiteurs en 2023, contre 6 millions en 2019. Les recettes touristiques ont dépassé les 4 milliards d’euros l’an dernier. L’image de « nouvelle Riviera des Balkans » séduit agences de voyage et influenceurs.

Mais cette croissance rapide s’est accompagnée d’un développement peu encadré. Le long du littoral adriatique et ionien, de Velipoja à Saranda, l’urbanisation galopante a transformé des villages côtiers en zones bétonnées. La forêt de pins centenaires de Velipoja a cédé la place à des hôtels bon marché. Les écosystèmes, déjà fragilisés par le changement climatique, sont sous pression.

En février 2024, le Parlement albanais a adopté un amendement controversé à la loi sur les zones protégées. Celui-ci permet la construction d’infrastructures hôtelières de catégorie cinq étoiles et plus au sein même de ces zones, sans que l’État ait l’obligation de mener des consultations publiques. Une brèche légale qui ouvre la voie à des investissements massifs dans des territoires jusqu’ici inaccessibles aux promoteurs.

Le delta de la Vjosa, dernier fleuve sauvage d’Europe, est lui aussi menacé. Bien que récemment classé parc national, ses abords sont convoités pour des projets d’infrastructures et de loisirs. La lagune de Narta, située dans le même secteur, constitue un refuge vital pour des espèces en danger comme le pélican frisé ou la tortue caouanne. ONG locales et internationales, dont EuroNatur et Riverwatch, dénoncent une politique qui fragilise délibérément les équilibres écologiques.

Le cas albanais illustre une dynamique plus large : celle d’un tourisme mondialisé où les pays en périphérie de l’Union européenne, en quête de devises, cèdent du terrain à des intérêts étrangers. L’implication de Jared Kushner n’est pas anodine. Elle souligne les ambitions stratégiques d’acteurs états-uniens dans les Balkans, région historiquement instable et désormais convoitée pour ses ressources naturelles, son foncier bon marché et sa position géographique.

Cette situation interroge la souveraineté réelle d’un État qui, pour séduire les investisseurs, assouplit sa législation au détriment de l’intérêt collectif et des engagements environnementaux. L’Albanie a pourtant rejoint le Conseil mondial du tourisme durable (GSTC) en décembre 2024 et affiché l’ambition de consacrer 30 % de son territoire à la préservation d’ici 2030.

Mais ces déclarations restent difficilement compatibles avec une libéralisation foncière aussi massive dans les zones naturelles.

Le cas albanais n’est pas isolé : du Monténégro à la Grèce, de nombreux pays cherchent à concilier attractivité touristique et protection de la biodiversité, souvent sans réel arbitrage en faveur de la nature. Le tourisme haut de gamme, présenté comme plus durable, repose néanmoins sur des infrastructures énergivores, des flux aériens croissants et des consommations d’eau disproportionnées, surtout dans des zones sensibles.

À terme, c’est la viabilité même du modèle qui est en cause : un pays peut-il espérer devenir une destination d’élite sans compromettre les écosystèmes qui en font le charme ?

L’Albanie se trouve à la croisée des chemins. L’effervescence touristique actuelle lui offre une visibilité nouvelle sur la scène internationale. Mais le prix à payer pourrait être élevé. Des voix s’élèvent, dans le pays comme à l’étranger, pour réclamer un moratoire sur les constructions en zones classées, une réelle transparence des appels d’offre, et une refonte de la législation qui replace la préservation de l’environnement au cœur des priorités nationales.

Le choix à faire n’est pas seulement technique ou économique : il engage une vision du développement, du territoire et de l’avenir. Préserver les zones sauvages de la Vjosa et du littoral ionien, ce n’est pas freiner la modernité. C’est peut-être, au contraire, garantir à l’Albanie un développement digne, durable, et respectueux de ses racines.

Réforme des retraites : la CFDT décline l’invitation, François Bayrou se dit prêt à »trancher »

La confédération ne souhaite pas « de nouvelles séances de négociations » alors que le « conclave » est terminé, a déclaré Marylise Léon, sa secrétaire générale. Elle souligne que les deux derniers points de blocage avec le patronat – la pénibilité et le financement global – sont « deux éléments extrêmement importants »

Lire la suite Réforme des retraites : la CFDT décline l’invitation, François Bayrou se dit prêt à »trancher »