Un citoyen du Salvador immigré aux États-Unis d’Amérique a été expulsé « par erreur », à reconnu l’administration Trump qui indique n’avoir « plus aucun pouvoir sur son sort ». Ce père de famille de 29 ans est aujourd’hui détenu dans une prison de haute sécurité salvadorienne, connue pour la dureté de ses conditions, après avoir été renvoyé mi-mars avec 250 migrants Vénézuéliens présumé membres de gangs.
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L’Argentine obtient 42 milliards des institutions financières internationales
Le vendredi 11 avril, l’Argentine a reçu un appui financier de 42 milliards de dollars de la part du FMI, de la Banque mondiale et de la Banque interaméricaine de développement, un geste interprété comme un “signe de confiance” envers le gouvernement de Javier Milei.(Source : AFP).
Le FMI a validé un prêt de 20 milliards de dollars, dont une première tranche immédiate de 12 milliards. Une seconde tranche de 2 milliards est prévue pour juin. La directrice du FMI, Kristalina Georgieva, a salué les “progrès impressionnants” de l’Argentine dans la stabilisation de son économie.
Le président Milei a affirmé que l’économie “croîtra comme jamais auparavant”.
La Banque mondiale a surpris en annonçant une aide de 12 milliards de dollars pour soutenir les réformes et l’emploi. La BID, de son côté, pourrait octroyer jusqu’à 10 milliards sur trois ans, après approbation de son conseil d’administration.
Ces soutiens ont été facilités par la décision de la Banque centrale argentine (BCRA) d’introduire un taux de change flottant du peso face au dollar, initialement situé entre 1.000 et 1.400 pesos, avec une bande élargie de 1% par mois.
Autre changement majeur : la levée de la limite mensuelle de 200 dollars par personne, cruciale dans un pays où la population se réfugie traditionnellement dans le dollar.
Un soutien décisif
Selon le ministre de l’Économie, Luis Caputo, l’accord permettra de lever le contrôle des changes instauré en 2019, qui “perturbait le fonctionnement normal de l’économie”.
Cette injection de fonds est jugée vitale pour reconstituer les réserves de la Banque centrale et “exterminer l’inflation”, selon Milei. L’inflation annuelle est tombée à 55,9% en mars, contre 211% fin 2023, malgré un léger regain mensuel à 3,7%.
“Cet accord est vital pour Milei”, analyse la politologue Belen Amadeo. Il renforce sa stratégie économique et sa crédibilité, alors qu’une instabilité pourrait relancer l’inflation et faire fuir la population vers le dollar.
Malgré cette aide, les défis restent importants : après une année 2024 en récession (-1,8%) et une pauvreté en hausse début 2024 à 52,9% (redescendue à 38%), la croissance demeure la pièce manquante du puzzle économique de Milei.
Ce nouveau prêt est le 23e accord de financement du FMI avec l’Argentine depuis 1956, un rappel du surendettement chronique du pays, principal débiteur du Fonds devant l’Ukraine.
Pakistan : le Sénat plaide pour une loi qui accélère l’aide aux femmes divorcées.
Le Sénat pakistanais plaide pour une loi favorable au femmes, de manière générale, et aux femmes divorcées en particuliers. La loi déclarée « historique » par plusieurs observateurs va « alléger » les nombreuses difficultés rencontrées par les femmes lors des longues procédures de divorce.
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Les négociations entre les États-Unis d’Amérique et l’Iran autour du programme nucléaire iranien, en constante expansion, s’apprêtent à franchir une nouvelle étape cruciale. Après un premier round de discussions organisé samedi dernier à Mascate, la capitale omanaise, un deuxième cycle de pourparlers devrait avoir lieu à Rome. Cette information, encore officieuse, a été confirmée par plusieurs sources diplomatiques.
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La Corée du Sud et la Chine prévoient de tenir une réunion de niveau opérationnel avant la fin du mois afin d’aborder les questions relatives à leurs droits maritimes respectifs, à la suite d’un récent accrochage survenu en mer Jaune. Cette rencontre, en cours d’organisation, devrait avoir lieu à Séoul et être encadrée par les ministères des Affaires étrangères des deux pays, selon des sources diplomatiques sud-coréennes.
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Une série d’attaques coordonnées a visé plusieurs établissements pénitentiaires français dans la nuit du lundi 14 au mardi 15 avril. Véhicules incendiés, coups de feu à l’arme automatique, tags menaçants : les faits ont déclenché une vive inquiétude au sein de l’administration pénitentiaire. Le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’enquête, tandis que Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, est attendu à Toulon ce mardi après-midi.
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Le vice-président états-unien J.D. Vance a appelé les pays européens à « ne pas être un vassal permanent des États-Unis », notamment en matière de sécurité. (Source : AFP)
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Après deux mois de trêve, Israël a repris, le 18 mars, ses opérations militaires dans la bande de Gaza. L’objectif déclaré est d’y éradiquer le Hamas et, particulièrement, comme première priorité, de récupérer les 59 derniers otages détenus par le mouvement terroriste Hamas et les autres mouvements terroristes islamistes qui opèrent avec lui et dont au moins 34 sont déclarés morts. Mais Israël vient de faire une nouvelle proposition de trêve au Hamas.
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À Madagascar, c’est un projet emblématique mais controversé. Voulue par les autorités, la première autoroute qui va relier la capitale Antananarivo au principal port, Tamatave est présentée par le gouvernement, comme un levier du développement de la grande Île. Cependant, les travaux de construction plongent des milliers de familles expropriées dans « une situation dramatique » ont alerté 110 organisation de la société civile. Sur place, les paysans ont témoigné à l’AFP, les conséquences des travaux de ce projet sur leurs vies, alors que gouvernement reste inflexible.
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Le long parcours législatif de la loi sur la fin de vie reprend. Vendredi 11 avril 2025, les députés ont validé en commission la création d’un droit à l’aide à mourir, marquant une avancée majeure dans le débat éthique et sociétal sur la fin de vie en France. L’examen en séance publique de cette proposition de loi reprendra le 28 avril, après les congés parlementaires.
Une aide à mourir plus accessible
L’un des points clés validés en commission est l’élargissement des conditions de l’administration de la substance létale. Un amendement porté par Élise Leboucher (La France insoumise) donne désormais le choix au patient : s’auto-administrer le produit létal ou demander qu’il soit administré par un médecin ou un infirmier. Initialement, l’administration par un professionnel de santé n’était prévue que pour les patients physiquement incapables d’y procéder eux-mêmes.
Ce changement a suscité des réactions contrastées. Le rapporteur Olivier Falorni (MoDem) a donné un “avis de sagesse”, estimant que cette évolution ne bouleverse pas l’équilibre du texte. En revanche, Patrick Hetzel (Les Républicains) a vivement réagi, dénonçant un “changement tout sauf anodin”, transformant selon lui un texte de suicide assisté en une légalisation de l’euthanasie, au-delà des cas strictement encadrés.
D’autres amendements ont été rejetés, notamment ceux de Danielle Simonnet (Écologiste et social), qui visaient à autoriser l’aide à mourir sur la base des directives anticipées de patients devenus inaptes à exprimer leur volonté. Le rapporteur s’y est opposé, considérant que cela poserait des questions éthiques majeures.
Cinq critères pour bénéficier de l’aide à mourir
Les députés ont également commencé à examiner l’article central du texte, qui fixe les conditions d’accès à l’aide à mourir. Cinq critères cumulatifs ont été retenus :
1.Être âgé de 18 ans minimum ;
2.Être de nationalité française ou résident en France ;
3.Être atteint d’une affection grave et incurable engageant le pronostic vital, en phase avancée ou terminale ;
4.Subir une souffrance physique ou psychologique jugée insupportable ou réfractaire aux traitements ;
5.Être apte à exprimer sa volonté de manière libre et éclairée.
Cette formulation diffère de celle du projet de loi gouvernemental présenté en 2024 par Catherine Vautrin, alors ministre de la Santé, qui évoquait un pronostic vital engagé “à court ou moyen terme”. La notion de “moyen terme”, jugée floue, devrait faire l’objet d’un avis de la Haute Autorité de Santé attendu dans les prochains jours.
Les députés ont suspendu l’examen de cette partie sensible à minuit et le reprendront le 28 avril.
Le texte sur les soins palliatifs également validé
En parallèle, la commission a adopté à l’unanimité une autre proposition de loi sur l’accompagnement et les soins palliatifs, initialement intégrée au projet global avant d’être scindée en deux par le gouvernement de François Bayrou.
Ce texte prévoit notamment :
•L’instauration d’un droit opposable aux soins palliatifs ;
•La création de “maisons d’accompagnement”, des structures intermédiaires entre le domicile et l’hôpital.
Cette double avancée, sur le plan du droit à mourir et de l’accès aux soins en fin de vie, marque une étape déterminante dans le débat sur la dignité et la liberté en fin de vie. Mais elle laisse encore en suspens de nombreuses interrogations éthiques, médicales et sociales, qui feront l’objet de débats approfondis lors de la prochaine phase parlementaire.