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Après l’assassinat de son chef militaire par Israël, le Hezbollah estime avoir « le droit de répondre »

Le Hezbollah a dénoncé, vendredi 28 novembre, une « agression flagrante » après la mort de son chef militaire Haitham Ali Tabatabai, tué le 23 novembre 2025 lors d’une frappe israélienne visant la banlieue sud de Beyrouth, fief du mouvement pro-iranien.

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Shanghai interrompt le concert de Maki Ōtsuki : quand la diplomatie sino-japonaise rattrape la culture populaire

Le 28 novembre 2025, la chanteuse japonaise Maki Ōtsuki, connue mondialement pour avoir interprété l’un des génériques de la série de japanimation à succès One Piece, a vu son concert brutalement interrompu à Shanghai. L’incident, suivi de l’annulation totale d’un festival majeur, révèle la manière dont les tensions politiques entre Pékin et Tokyo débordent aujourd’hui sur le terrain culturel.

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Ce qui devait être une célébration de la pop culture japonaise s’est transformé en démonstration d’autorité. En quelques secondes, les lumières se sont éteintes, la musique s’est coupée, et l’artiste a été escortée hors de scène. L’épisode, largement relayé sur les réseaux sociaux, pose une question centrale : comment un simple concert peut-il devenir un révélateur des rivalités géopolitiques actuelles ?

Les faits : une interruption soudaine et inexpliquée

Le vendredi 28 novembre 2025 au soir, Maki Ōtsuki se produit au Bandai Namco Festival 2025, un événement majeur rassemblant les univers du manga, de l’animation japonaise, de la musique et des jeux vidéo. Alors qu’elle interprète l’une de ses chansons phares, les projecteurs s’éteignent brusquement. Le son est coupé. Quelques membres de l’organisation montent précipitamment sur scène et guident la chanteuse vers les coulisses.

Aucune alerte technique, aucun problème d’organisation apparent : tout s’arrête d’un coup, sans annonce préalable.

Quelques heures plus tard, un message diffusé par les organisateurs évoque des « circonstances inévitables », sans fournir d’explication précise. Le communiqué annonce l’annulation de l’ensemble du festival, qui devait se poursuivre durant trois jours.

28 novembre, 22h00 environ : l’incident

Interruption soudaine du concert de Maki Ōtsuki. L’artiste est sortie de scène par l’équipe technique.

28 novembre, nuit : premières vidéos en ligne

Des spectateurs publient rapidement des séquences filmées au téléphone, confirmant l’absence de justification technique apparente.

29 novembre, matin : communiqué officiel

Les organisateurs déclarent que l’événement ne peut se poursuivre.
L’équipe de la chanteuse publie un message similaire, parlant d’une mesure « indépendante de la volonté de l’artiste ».

29 novembre, après-midi : annulation complète du festival

Le Bandai Namco Festival annonce officiellement l’arrêt définitif des activités prévues.

Dans les jours suivants : réactions et hypothèses

Plusieurs médias asiatiques évoquent un lien possible avec les tensions diplomatiques actuelles entre la Chine et le Japon.

Quand la culture devient un espace de tension

One Piece, dont Maki Ōtsuki est l’une des voix emblématiques, n’est pas seulement une série d’animation : c’est un phénomène mondial, un symbole culturel japonais très identifiable, apprécié par des millions de spectateurs sur tous les continents.

Depuis plusieurs mois, la relation entre Pékin et Tokyo s’est dégradée, notamment autour de déclarations politiques jugées offensantes par les autorités chinoises. Dans ce climat, plusieurs événements liés à la culture japonaise ont été annulés ou reportés en Chine : concerts, projections, expositions, festivals.

L’interruption du concert s’inscrit donc dans une dynamique plus large, où la soft power culturel devient un terrain de frottement diplomatique.

Une décision à portée géopolitique

1. La culture comme instrument d’expression politique

Interrompre un concert en pleine prestation envoie un signal fort : l’événement culturel est subordonné au climat politique du moment. Il ne s’agit plus seulement de spectacle, mais d’un espace dans lequel s’expriment les priorités du pouvoir.

2. Un message adressé aux acteurs japonais

L’annulation d’un festival entier pèse lourd financièrement et symboliquement. Plusieurs artistes japonais, selon divers médias régionaux, ont déjà vu leurs prestations retardées ou annulées. Pékin pourrait chercher à rappeler que l’accès à son marché culturel immense et stratégique n’est pas inconditionnel.

3. Un coût pour les publics et les industries culturelles

L’industrie de la pop culture japonaise exporte massivement en Asie : concerts, figurines, jeux vidéo, licences. Chaque annulation fragilise les chaînes économiques qui reposent sur ces échanges. Pour les fans chinois, souvent passionnés de japanimation, c’est aussi une frustration directe.

4. L’effet d’amplification médiatique

L’incident circule abondamment sur les réseaux sociaux. Dans un contexte où la culture populaire influence les perceptions, l’épisode risque de cristalliser encore davantage les oppositions entre ces deux puissances asiatiques.

Le parcours international de Maki Ōtsuki

Au-delà de sa renommée dans la musique d’animation, Maki Ōtsuki est une habituée des conventions dédiées à la pop culture japonaise en Europe, et particulièrement en France.
Elle y participe régulièrement pour représenter la richesse culturelle japonaise :

– manga,
– cosplay,
– jeux vidéo,
– gastronomie traditionnelle,
– démonstrations de calligraphie.

Un simple concert devenu révélateur d’un rapport de force

L’interruption du concert de Maki Ōtsuki n’est pas un fait isolé. Elle s’inscrit dans une période où la culture japonaise en Chine se retrouve prise dans des tensions politiques plus larges. L’épisode rappelle que la culture, souvent perçue comme un espace neutre et universel, peut devenir un indicateur sensible des relations internationales.

Il reste désormais à observer si la situation évoluera vers un apaisement ou, au contraire, vers une restriction accrue des expressions culturelles japonaises en Chine.

Celine Dou

La Boussole-infos

Guerre en Ukraine : Trump devrait signifier à Putin que les États-Unis reconnaissent les gains territoriaux de la Russie

Selon des informations dévoilées par The Telegraph, l’administration américaine s’apprêterait à franchir une étape majeure dans la guerre en Ukraine. Les États-Unis envisageraient de reconnaître le contrôle russe sur la Crimée ainsi que sur plusieurs territoires ukrainiens occupés, une initiative portée directement par le président Donald Trump.

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Tunisie — Sonia Dahmani libérée : le cas emblématique de la répression via le décret‑loi 54

Sonia Dahmani, avocate et commentatrice tunisienne, a recouvré la liberté le 27 novembre 2025 après 18 mois de détention. Son parcours judiciaire illustre les tensions croissantes entre législation sur la cybercriminalité, liberté de la presse et respect des droits fondamentaux en Tunisie.

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Depuis 2022, le décret‑loi 54, présenté comme un outil de lutte contre la désinformation en ligne, est dénoncé pour sa portée vague et son usage répressif contre les voix critiques. Selon le Committee to Protect Journalists (CPJ), ce texte a conduit à l’incarcération d’au moins cinq journalistes en 2024, un record depuis trois décennies.

Le 11 mai 2024, Sonia Dahmani est arrêtée lors d’une descente policière au siège de l’Ordre des avocats à Tunis. Ses prises de parole dans les médias (radio IFM, télévision Carthage Plus) sont jugées “fausses informations” ou “incitation à la haine”, motifs retenus contre elle dans le cadre du décret 54.

En juillet 2024, elle est condamnée en première instance pour diffusion de fausses informations. La peine est réduite en appel à huit mois de prison, mais de nouvelles condamnations suivent rapidement. En octobre 2024, elle reçoit deux ans de prison pour commentaires sur la situation des migrants subsahariens en Tunisie, et en juin 2025, une nouvelle peine de deux ans est prononcée pour des interventions télévisées. Certaines affaires ont été requalifiées en “felony”, pouvant entraîner jusqu’à dix ans de prison.

Au total, Sonia Dahmani faisait face à au moins cinq dossiers distincts, ce qui, selon les ONG, constitue un usage cumulatif du décret 54 visant à intimider et réduire l’espace de parole critique.

Durant sa détention à la prison de Manouba, Sonia Dahmani a été soumise à des conditions jugées indignes par des ONG internationales. Des témoignages signalent un accès limité aux soins pour ses problèmes de santé chroniques (diabète, hypertension, thyroïde) ainsi que des fouilles humiliantes et l’absence d’assistance juridique régulière.

Ces éléments renforcent les critiques sur l’utilisation de la détention préventive et sur le harcèlement judiciaire comme instrument de pression politique.

Le 27 novembre 2025, le ministère de la Justice a annoncé la libération conditionnelle de Sonia Dahmani. Les syndicats de journalistes tunisiens, dont le SNJT, saluent cette décision tout en rappelant que plusieurs poursuites restent en cours, maintenant un risque juridique significatif.

Selon les ONG et avocats, cette libération ne met pas fin à la menace que représente le décret 54 pour le pluralisme médiatique et le droit d’expression.

Le cas Sonia Dahmani illustre plusieurs enjeux majeurs :

  • Utilisation juridique du décret 54 pour museler les critiques, notamment les journalistes et avocats.
  • Accumulation des poursuites contre une même personne, créant un climat de peur et d’autocensure.
  • Fragilité des garanties démocratiques en Tunisie, avec des atteintes au pluralisme et aux droits fondamentaux.
  • Répercussions régionales : le cas alerte sur les pratiques similaires dans d’autres pays d’Afrique du Nord et au-delà, où la législation sur les “fausses informations” peut être détournée.

Des organisations internationales rappellent que la liberté d’expression est protégée par la Constitution tunisienne et les engagements internationaux de la Tunisie. L’affaire Dahmani devient ainsi un baromètre du respect de ces droits et un signal d’alarme pour la société civile et les médias indépendants.

  • SNJT : “Une victoire symbolique, mais la vigilance reste de mise pour protéger tous les journalistes poursuivis.”
  • CPJ et Amnesty International : appellent à la réforme du décret 54 et à la libération de tous les journalistes emprisonnés.
  • Médias internationaux : relaient l’affaire comme un exemple des restrictions croissantes de la liberté d’expression en Tunisie.

La libération de Sonia Dahmani ne clôt pas les enjeux qu’elle incarne. Son dossier souligne la nécessité de surveiller l’application du décret 54 et d’assurer la protection de la liberté de la presse et du débat public en Tunisie. La communauté internationale et nationale reste attentive aux développements, tandis que le cas Dahmani continue d’être un symbole du combat pour les droits fondamentaux et la démocratie.

Celine Dou

Royaume-Uni : Jeremy Corbyn lance un nouveau parti « socialiste » dans un paysage divisé à gauche

Jeremy Corbyn a affiché son ambition de bâtir un « nouveau parti socialiste démocratique » au Royaume-Uni en ouverture samedi du congrès inaugural de la formation qu’il a cofondée pour occuper un espace à gauche et attirer les déçus du gouvernement travailliste.(Source : AFP).

« Notre mouvement est un mouvement pour la justice, l’égalité et la durabilité environnementale », a lancé, devant plusieurs milliers de militants réunis à Liverpool dans le nord de l’Angleterre, l’ex-dirigeant du Labour et vétéran de la gauche britannique.

Depuis l’élection législative qui a porté le Labour de Keir Starmer au pouvoir en juillet 2024, le paysage politique britannique est en pleine recomposition, avec la montée en puissance des libéraux-démocrates (centre), des Verts (gauche) et de la formation anti-immigration Reform UK.

Pour entrer à Downing Street, Keir Starmer a recentré le parti travailliste, une stratégie qui ouvre des perspectives pour Jeremy Corbyn, 76 ans, marginalisé depuis son départ du Labour en 2020.

« Dans ce pays, les gens ont désespérément besoin d’une vraie alternative à la montée de l’extrême droite », juge auprès de l’AFP le député indépendant, allié de Corbyn, Shockat Adam, au moment où Reform UK, dirigé par l’ex-promoteur du Brexit Nigel Farage, s’affiche en tête des sondages sur les intentions de vote.

Ce nouveau parti – pour l’instant nommé « Your Party » – a été annoncé en juillet par Jeremy Corbyn et une autre ex-députée Labour, Zarah Sultana, 32 ans.

Mais les débuts ont été chaotiques, avec des tensions internes qui se sont étalées sur la place publique.

Samedi, Jeremy Corbyn a appelé à l’unité les 50.000 membres de « Your Party », « parce que la division ne servira pas les intérêts des gens que nous voulons représenter ».

« Nous devons nous améliorer à travailler ensemble », avait affirmé la veille Zarah Sultana.

Lors du week-end, les militants devront choisir le nom définitif du parti et décider de porter à sa tête un leader unique ou une direction collective.

Jeremy Corbyn a dirigé le parti travailliste de 2015 à 2020, et a dû démissionner après la défaite historique du Labour aux législatives de 2019, remportées par le parti conservateur derrière Boris Johnson.

Il a été suspendu en 2020 après s’être vu reprocher son manque de volonté à lutter contre l’antisémitisme au sein de la formation, ce qu’il a toujours nié.

En 2024, il a été réélu député indépendant dans sa circonscription londonienne.

Stuart Hill, ancien élu local du Labour à Tyneside (nord-est de l’Angleterre), a rejoint « Your Party » en juillet « avec enthousiasme », après avoir quitté le Labour en 2023.

Il « attendait désespérément » une nouvelle initiative à gauche, explique-t-il à l’AFP. Il juge le Labour « complètement inefficace », et l’accuse notamment de « reprendre à son compte » la rhétorique de Reform UK sur l’immigration.

« (Nigel) Farage, le banquier de la City, n’est pas l’ami des travailleurs », a lancé Jeremy Corbyn samedi.

Il a également reçu une large ovation lorsqu’il a dénoncé le « génocide » contre les Palestiniens à Gaza et accusé le gouvernement de Keir Starmer d’être « complice » du gouvernement israélien.

  • Concurrence des Verts –

Mais le contexte est difficile, malgré les déboires du gouvernement travailliste et les voix dissonantes de plus en plus nombreuses au sein de son aile gauche.

Selon un sondage YouGov publié cette semaine, seuls 12% des électeurs affirment qu’ils pourraient « envisager de voter » pour « Your Party », contre 29% pour le Green Party.

Ce dernier, mené depuis septembre par Zack Polanski, 31 ans, ne cesse de grimper dans les sondages.

Polanski, omniprésent sur les réseaux sociaux, a « pris la place » de Jeremy Corbyn pour « incarner la voix populiste et de la gauche radicale » sur l’échiquier politique, explique Colm Murphy, spécialiste de la gauche britannique à l’université Queen Mary de Londres.

Le gouvernement Starmer, qui a suscité à plusieurs reprises le mécontentement dans son camp en s’attaquant à certaines aides sociales, a annoncé cette semaine dans son budget une hausse du salaire minimum et des allocations familiales.

« Nous devrions faire beaucoup plus pour conserver nos soutiens traditionnels », regrette le député travailliste Steve Witherden, pour qui le Labour doit rester « le foyer naturel de la gauche ».

Strasbourg: enquête ouverte après la découverte d’une arme près du marché de Noël

Une enquête a été ouverte après la découverte d’une arme à feu non loin du marché de Noël de Strasbourg, a indiqué vendredi à l’AFP la procureure de la République Clarisse Taron, confirmant une information des Dernières nouvelles d’Alsace.(Source : AFP).

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Guerre Russie-Ukraine : la Belgique met son veto à l’utilisation des avoirs russes gelés, une délégation ukrainienne se rend aux États-Unis, le bras droit de Zelensky démissionne

La guerre en Ukraine continue de provoquer des remous diplomatiques et politiques majeurs, tant en Europe qu’aux États-Unis et en Ukraine elle-même. Trois événements récents illustrent la complexité de cette crise : le veto de la Belgique sur l’utilisation des avoirs russes gelés, l’envoi d’une délégation ukrainienne à Washington, et la démission d’un haut responsable ukrainien sur fond d’accusations de corruption.

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Ukraine : perquisition chez le directeur de cabinet de Volodimir Zelensky, qui démissionne

Les autorités anticorruption ukrainiennes ont mené vendredi une perquisition dans les bureaux d’Andriy Yermak, directeur de cabinet du président Volodimir Zelensky, provoquant sa démission quelques heures plus tard. Une annonce confirmée par la justice anticorruption, qui précise que ces opérations s’inscrivent dans une enquête en cours.

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République démocratique du Congo : l’armée annonce l’arrestation de plusieurs hauts gradés

L’armée de la République démocratique du Congo (RDC) a confirmé l’arrestation de plusieurs hauts gradés, soupçonnés d’être impliqués dans des « actes d’une gravité exceptionnelle liés à la sécurité de l’État ». L’annonce a été faite par le porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC), le général de division Sylvain Ekenge.

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Donald Trump ouvre la voie à des interventions sur le territoire vénézuélien

Les tensions entre Washington et Caracas ont pris une nouvelle dimension après les déclarations de Donald Trump, qui a annoncé que les États-Unis s’apprêtent à mener des opérations contre des « trafiquants de drogue vénézuéliens » directement sur le territoire du Venezuela. Une escalade majeure dans un contexte déjà explosif marqué par des accusations mutuelles et des déploiements militaires.

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