Un séisme de magnitude 6,9 a frappé au large de l’île de Nouvelle-Bretagne, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, ce samedi matin, selon l’Institut géologique américain (USGS). Bien que le tremblement de terre ait été peu profond, il a entraîné le déclenchement d’une alerte au tsunami, laquelle a ensuite été levée par le Pacific Tsunami Warning Center (PTWC).
« Sur la base de toutes les données disponibles, la menace de tsunami liée à ce tremblement de terre est désormais écartée », a annoncé le PTWC, ajoutant qu’ »aucun tsunami n’a été observé » sur le site de surveillance le plus proche.
Le séisme s’est produit à 06H04 heure locale (20H04 GMT) à environ 194 kilomètres au sud-est de la ville principale la plus proche, Kimbe.
Marolyn Simbiken, réceptionniste dans un complexe hôtelier de Kimbe, a déclaré n’avoir constaté aucun dégât jusqu’à présent.
« Nous avons ressenti le tremblement de terre ici, a-t-elle dit à l’AFP, mais il n’y a pas de gros dégâts. Rien n’a été endommagé ici et il n’y a pas eu d’évacuation. »
Deux tremblements de terre plus faibles, d’une magnitude préliminaire de 5,1 et 5,3, ont ensuite frappé près de la même zone maritime, selon l’USGS.
Les tremblements de terre sont fréquents en Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui se situe sur la « ceinture de feu », une zone d’intense activité tectonique qui s’étend du sud-est de l’Asie au Pacifique.
Bien qu’ils ne provoquent habituellement que des dégâts limités dans les hautes terres peu peuplées de la jungle, les séismes peuvent entraîner des glissements de terrain.
Le bilan du séisme en Birmanie dépasse les 3300 morts
Le puissant séisme qui a frappé le 28 mars en Birmanie a fait 3354 morts, selon un nouveau bilan rendu public samedi par les médias d’État.
Le tremblement de terre qui a pulvérisé des immeubles et détruit des infrastructures à travers tout le pays a également fait 4508 blessés, et 220 personnes restent portées disparues, selon la même source.
Selon une estimation des Nations Unies, plus de trois millions de personnes ont été affectées d’une façon ou d’une autre par la catastrophe, qui est venue s’ajouter aux ravages de quatre ans de guerre civile.
Ces années de combats ont laissé l’économie et les infrastructures du pays en lambeaux, ce qui a considérablement entravé l’arrivée de l’aide humanitaire.
La junte militaire au pouvoir a mené des dizaines d’attaques contre des groupes rebelles depuis le séisme, dont au moins 16 depuis une trêve annoncée mercredi, selon les Nations Unies.
Plus d’une semaine après le séisme, un grand nombre de Birmans sont forcés de dormir dehors, soit parce qu’ils n’ont plus de logement, soit de crainte que celui-ci ne s’effondre.
Le principal responsable de l’aide de l’ONU, Tom Fletcher, a rencontré samedi des victimes à Mandalay (centre), ville située près de l’épicentre. « La destruction est stupéfiante », a-t-il écrit sur X. « Le monde doit se rassembler derrière le peuple de Birmanie », a-t-il ajouté.