Le mardi 1er juillet, la Cour suprême du Sénégal a confirmé la condamnation pour diffamation d’Ousmane Sonko à l’encontre de Mame Mbaye Niang, ancien ministre du Tourisme. Cette décision, qui clôt un long bras de fer judiciaire entamé début 2023, rejette les arguments de la défense, qui invoquait un vice de procédure. L’amende de 200 millions de francs CFA infligée au leader du parti Pastef est maintenue.
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Au Bangladesh, l’ancienne première ministre, Sheikh Hasina, condamnée à six mois de prison
Un tribunal du Bangladesh a infligé, mercredi 2 juillet, à l’ancienne première ministre, Sheikh Hasina, une peine de six mois de prison pour outrage, sa première condamnation depuis sa fuite et son exil en Inde à l’été 2024.
Lire la suite Au Bangladesh, l’ancienne première ministre, Sheikh Hasina, condamnée à six mois de prisonL’écrivain franco-algérien Boualem Sansal condamné en appel à cinq ans de prison en Algérie
Un tribunal en Algérie a condamné en appel, mardi 1er juillet, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal à cinq ans prison, soit la même peine qu’en première instance. L’auteur, en détention depuis novembre, est au cœur d’un bras de fer entre Paris et Alger, alors que les relations diplomatiques entre les deux capitales sont au plus bas. Paris dit espérer « des mesures de grâce ».
Lire la suite L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal condamné en appel à cinq ans de prison en AlgérieLa justice thaïlandaise suspend la Première ministre Paetongtarn Shinawatra
La Cour constitutionnelle a suspendu mardi la Première ministre Paetongtarn Shinawatra, héritière de la dynastie qui polarise la Thaïlande depuis plus de vingt ans. Cette décision ouvre une nouvelle période d’incertitudes dans le pays.
Lire la suite La justice thaïlandaise suspend la Première ministre Paetongtarn ShinawatraPakistan: 16 soldats tués dans un attentat-suicide revendiqué par les Talibans
Au moins seize soldats ont été tués dans un attentat-suicide mené samedi par des talibans pakistanais dans le nord-ouest du pays, frontalier de l’Afghanistan. C’est ce qu’ont rapporté à l’AFP des responsables de l’administration locale et des services de sécurité.
« Un kamikaze a jeté son véhicule rempli d’explosifs sur un convoi de soldats » dans la province du Khyber Pakhtunkhwa, « 16 soldats ont été tués », a rapporté un responsable de l’aministration locale sous le couvert de l’anonymat. Il avait précédemment fait état de 13 soldats tués et de quatre autres dans un état critique.
Il a également fait état de 19 civils blessés dans l’attaque. Un officier de la police locale a précisé à l’AFP, lui aussi sous le couvert de l’anonymat, que l’explosion avait fait « s’écrouler les toits de deux maisons, blessant six enfants ».
Attaque revendiquée
Un groupe local lié aux talibans pakistanais a revendiqué l’attaque, assurant qu’elle avait été menée par sa brigade de kamikazes. Les violences se sont multipliées dans l’ouest du Pakistan, frontalier de l’Afghanistan, depuis le retour au pouvoir des talibans à Kaboul à l’été 2021.
Islamabad accuse son voisin de ne pas déloger les rebelles qui utilisent son sol pour attaquer le Pakistan, ce que l’Afghanistan dément. L’année 2024 a été la plus meurtrière en près d’une décennie au Pakistan, avec plus de 1.600 morts, pour près de la moitié des soldats et policiers, selon le Centre pour la recherche et les études sur la sécurité d’Islamabad.
Au total, depuis le 1er janvier, selon un décompte de l’AFP, près de 290 personnes, en majorité membres des forces de sécurité, ont été tuées dans des violences menées par des groupes armés en lutte contre l’Etat, au Baloutchistan comme dans la province voisine du Khyber-Pakhtunkhwa.
Etats-Unis : la Cour suprême limite les pouvoirs des juges
La Cour suprême américaine, à majorité conservatrice, a accordé vendredi une importante victoire à l’administration Trump en limitant le pouvoir des juges de suspendre à l’échelle nationale des décisions de l’exécutif qu’ils considèrent comme illégales.
Lire la suite Etats-Unis : la Cour suprême limite les pouvoirs des jugesAccord franco-algérien de 1968, l’assemblée nationale française retire un projet de résolution dénonçant l’accord à la dernière minute
Coup de théâtre à l’Assemblée nationale française ce jeudi 26 juin. Alors qu’une proposition de projet de résolution visant à dénoncer l’accord algéro-francais sur l’immigration de 1968 devait être présentée, avec de très grandes chances d’être adoptée, le texte a été retiré à la dernière minute.
Lire la suite Accord franco-algérien de 1968, l’assemblée nationale française retire un projet de résolution dénonçant l’accord à la dernière minuteProcès de P. Diddy : des chefs d’accusation abandonnés dans une stratégie de recentrage judiciaire
Alors que le procès fédéral de Sean Combs, plus connu sous le nom de P. Diddy, entre dans sa phase finale à New York, le ministère public a annoncé, le 25 juin 2025, l’abandon d’une partie des chefs d’inculpation initialement retenus contre l’homme d’affaires et producteur états-unien. Cette décision, loin de constituer un revirement ou une exonération implicite, s’inscrit dans une logique stratégique visant à concentrer l’action judiciaire sur les infractions les plus solidement étayées.
Le parquet fédéral de Manhattan a formellement renoncé à plusieurs chefs secondaires, dont la tentative d’enlèvement, l’incendie criminel présumé, ainsi que certaines accusations connexes de trafic sexuel. L’objectif de cette démarche est de clarifier les instructions destinées au jury et de renforcer la cohérence de l’accusation en écartant les éléments dont la démonstration juridique apparaissait plus incertaine, voire redondante.
Contrairement à certains récits médiatiques sensationnalistes qui évoquent un « abandon soudain des poursuites », cette évolution procède d’un usage relativement courant dans les procès complexes : prioriser les chefs d’inculpation susceptibles d’aboutir à une condamnation effective, sur la base des preuves les plus robustes.
L’accusé demeure poursuivi pour des faits graves. Les charges principales maintenues contre Sean Combs incluent :
- Traite sexuelle,
- Racket (notamment pour avoir dirigé un système de coercition au sein de son réseau professionnel),
- Transport en vue de prostitution, à travers plusieurs États.
Ces chefs d’inculpation relèvent du droit fédéral et s’accompagnent, en cas de condamnation, de peines significatives. Le maintien de ces poursuites traduit la conviction des procureurs quant à la solidité du dossier, malgré la nature parfois ancienne des faits rapportés.
La défense a, pour sa part, adopté une posture minimaliste mais assumée. Le 25 juin, les avocats de Sean Combs ont annoncé avoir reposé leur dossier en une trentaine de minutes, sans faire comparaître de témoin, et sans que l’accusé lui-même ne témoigne. Cette attitude témoigne d’une stratégie de défense classique dans les affaires sensibles, misant sur l’insuffisance de la preuve ou les failles dans l’argumentaire de l’accusation.
Les plaidoiries finales ont débuté le 26 juin. Le jury devra ensuite se prononcer sur les chefs restants, à l’issue de plusieurs semaines d’audiences.
Ce procès s’inscrit dans un contexte juridique et culturel marqué par la recrudescence des plaintes contre des figures influentes de l’industrie du divertissement, souvent pour des faits remontant à plusieurs années, voire décennies. Comme dans d’autres affaires récentes, il met en tension les impératifs de justice pour les victimes alléguées, le respect des droits de la défense et l’exigence d’un traitement équitable dans l’espace médiatique.
Il ne s’agit donc pas d’un désengagement du parquet mais bien d’une rationalisation procédurale face à un faisceau d’allégations complexes, où la gravité des faits toujours poursuivis rappelle que l’enjeu judiciaire demeure considérable.
Mali: deux tribunaux vont se prononcer sur les conséquences de la dissolution des partis politiques
Au Mali, deux tribunaux acceptent de se prononcer sur les conséquences de la dissolution des partis politiques. Après cette dissolution, par décret présidentiel le 13 mai dernier, d’ex-dirigeants de partis avaient entrepris une série de procédures pour contester la constitutionnalité de cette décision et ses effets sur les libertés fondamentales des Maliens.
Lire la suite Mali: deux tribunaux vont se prononcer sur les conséquences de la dissolution des partis politiquesFrance : vers une redéfinition du viol centrée sur le non-consentement
La France s’apprête à faire évoluer l’une des notions juridiques les plus sensibles de son Code pénal : celle de viol. Mardi 18 juin, le Sénat a adopté à l’unanimité une proposition de loi redéfinissant cette infraction pénale à partir du seul critère du non-consentement. Une avancée juridique saluée par une large partie de la société civile, qui place désormais l’Hexagone dans le sillage de plusieurs pays ayant déjà réformé leur droit en ce sens. Mais ce tournant symbolique soulève aussi des interrogations sur les modalités d’application concrète.
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