Archives pour la catégorie moyen orient

Iran : pourquoi Ali Khamenei sera enterré à Mashhad, ville sainte du chiisme

La mort d’Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique d’Iran, a suscité des réactions politiques et sociales profondes. Le choix de sa sépulture dans la ville de Mashhad, au nord‑est du pays et centre spirituel du chiisme en dit long sur la façon dont le régime entend conjurer l’affrontement intérieur et projeter son autorité en période de crise.

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Après l’annonce du décès du guide suprême des suites de frappes dans le cadre du conflit élargi au Moyen‑Orient, les autorités iraniennes ont confirmé que son corps serait inhumé à Mashhad, lieu sacré du chiisme et ville natale de Khamenei. Ce choix mêle considérations religieuses, enjeux identitaires et calculs politiques dans un contexte de tensions internes et internationales.

La nouvelle de la mort d’Ali Khamenei, qui dirigeait l’État iranien depuis 1989, a été rendue publique à la fin de février 2026. Les autorités ont déclenché une période de deuil officiel, marquée par des cérémonies à Téhéran, ville où de nombreux responsables et fidèles ont rendu hommage à la mémoire du guide suprême.

Selon des agences de presse iraniennes, le corps de Khamenei doit être transféré à Mashhad, grande métropole de la province du Khorassan‑Razavi, située près de la frontière avec l’Afghanistan et le Turkménistan. Mashhad est surtout connue pour abriter le sanctuaire de l’Imam Reza, l’un des lieux de pèlerinage les plus fréquentés du monde chiite. C’est aussi la ville où Khamenei est né, en 1939.

La planification des funérailles et de l’inhumation doit tenir compte de divers facteurs logistiques et sécuritaires. L’ampleur anticipée des rassemblements a conduit à repousser initialement certaines cérémonies afin d’organiser le déploiement des forces de sécurité et de réguler les flux de fidèles venus de tout le pays.

Parallèlement, le gouvernement iranien a annoncé une période de deuil de quarante jours, une durée traditionnelle dans certaines pratiques religieuses chiites, souvent observée après la mort d’une personnalité de premier plan.

Le choix de Mashhad n’est pas un simple lien affectif ou symbolique lié à l’origine géographique de Khamenei. La ville est au cœur de l’imaginaire chiite : le sanctuaire de l’Imam Reza, huitième imam des chiites duodécimains, est pour des millions de fidèles un lieu de recueillement, de prière et d’expiation.

En plaçant la sépulture du guide suprême à proximité de ce sanctuaire, le régime iranien lie explicitement sa direction à un lieu de forte charge religieuse. Cette proximité physique entre le tombeau d’un chef politique et un site de référence spirituelle cherche à fusionner l’autorité temporelle et l’autorité religieuse, un pilier de la théocratie iranienne.

Cette logique n’est pas étrangère à l’histoire de l’Iran post‑révolutionnaire : depuis 1979, la République islamique a constamment utilisé les symboles religieux pour légitimer ses institutions. L’inhumation d’un guide suprême dans une ville sainte réaffirme cette continuité.

Les funérailles d’Ali Khamenei interviennent dans un contexte d’instabilité interne et de tensions accrues avec des puissances régionales. L’Iran se trouve engagé dans un conflit qui dépasse ses frontières immédiates, impliquant notamment des frappes contre des infrastructures gouvernementales après la mort du guide.

Dans ce contexte, les autorités ont un double impératif : assurer l’ordre intérieur et renforcer l’unité nationale. Organiser les funérailles à Mashhad ville à la fois religieuse et identitaire permet de mobiliser non seulement les élites chiites, mais aussi les populations provincialement sensibles aux symboles religieux.

Cette stratégie vise à canaliser les émotions du deuil vers une affirmation collective de légitimité politique, tout en minimisant les risques de fractures internes. Elle s’appuie sur une logique déjà observée lors des grandes cérémonies nationales précédentes, où les symboles religieux servent de points d’ancrage dans des périodes d’incertitude.

Une démarche à la croisée de l’identité et de la géopolitique

La République islamique d’Iran n’est pas seulement un régime politique : elle se définit comme un système où l’autorité religieuse et l’État se confondent. Mashhad n’est donc pas seulement une ville natale pour Khamenei : c’est une ville qui concentre une part importante de l’identité religieuse chiite iranienne.

À l’extérieur, l’enterrement de Khamenei dans ce lieu permet aussi au régime de renforcer son image auprès des populations chiites dans la région, de l’Irak à l’Afghanistan, où les affiliations religieuses sont des vecteurs de solidarité sociale et politique. Dans un contexte de rivalités régionales, notamment avec des puissances sunnites ou occidentales, ce type de symbolisme est susceptible d’être interprété comme un signe de continuité et de résistance.

Le choix de Mashhad comme lieu d’inhumation pour Ali Khamenei dépasse la seule considération personnelle ou familiale. Il s’agit d’une décision chargée de significations religieuses, identitaires et politiques.

Dans un pays où le religieux n’est pas séparé de l’institutionnel, enterrer un guide suprême dans une ville sainte du chiisme répond à plusieurs objectifs : honorer la mémoire d’un dirigeant, affirmer l’ancrage théologique du régime et rassembler symboliquement un peuple face à des défis internes et externes.

Alors que la République islamique d’Iran engage une transition délicate de leadership, la manière dont elle interprète et utilise ces symboles aura des implications durables pour sa stabilité politique et son positionnement géopolitique dans une région en profonde transformation.

Celine Dou, pour la Boussole-infos

Israël: tensions au sein du gouvernement israélien autour d’un éventuel cessez-le-feu à Gaza

Donald Trump assure qu’Israël avait accepté de finaliser les termes d’un cessez-le-feu de soixante jours dans la bande de Gaza, et a appelé le Hamas à accepter ce qu’il a qualifié « d’ultime proposition ». Cela alors que le Premier ministre israélien doit se rendre à Washington au début de la semaine prochaine. Pas encore de réaction officielle du gouvernement israélien. Mais le sous-entendu du président américain fait déjà débat au sein de la classe politique israélienne.

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Liban: le chef druze Walid Joumblatt réclame le désarmement du Hezbollah

Après les revers infligés à l’Iran par Israël et les États-Unis d’Amérique lors de « la guerre des 12 jours », au Liban, les pressions internes se sont accentuées sur le Hezbollah pour qu’il rende ses armes. Des voix s’élèvent de plus en plus pour exiger du parti chiite pro-iranien qu’il remette son arsenal aux autorités libanaises

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Trump appelle Israël à la retenue après des violations du cessez-le-feu avec l’Iran

Le président américain Donald Trump a accusé mardi à la fois Israël et l’Iran d’avoir violé le cessez-le-feu, quelques heures seulement après l’avoir annoncé. Il a exprimé une frustration particulière à l’égard d’Israël, qui venait d’annoncer de nouvelles frappes majeures contre Téhéran.

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France: le débat sur le conflit Israël-Iran souhaité par le président Macron à l’assemblée Nationale aura lieu ce mercredi soir.

Le gouvernement organisera, comme souhaité par le président Emmanuel Macron, un débat à l’Assemblée nationale sur la guerre entre l’Iran et Israël mercredi soir à partir de 21H30 heures locale, a-t-on ce lundi auprès de Matignon.

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Conflit Israël-Iran : le président bissau-guinéen menace d’intervenir si les deux pays ne cessent pas les hostilités – 11 autres pays africains appellent aussi à une désescalade au Moyen-Orient

Lors de l’inauguration d’un tronçon de l’autoroute reliant l’aéroport Osvaldo Vieira à la ville de Safim, le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, a exprimé une ferme condamnation de l’escalade du conflit entre Israël et l’Iran. Un appel lancé aussi par onze autres pays du continent, sous l’égide de l’Égypte

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Les frappes israéliennes sur l’Iran font bondir les prix du pétrole

Après les attaques de Tel Aviv survenues dans la nuit, le prix du brent a crû de plus 6 %. Les marchés attendent maintenant la réaction iranienne. Si Téhéran décidait de bloquer le détroit d’Ormuz, où transite un tiers du pétrole mondial, le baril pourrait exploser et dépasser les 100 dollars.

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Liban : arrestation de l’ancien ministre de l’Economie Amine Salam pour corruption, détournement et blanchiment d’argent

Le procureur général près la Cour de cassation, le juge Jamal Hajjar, a ordonné mercredi l’arrestation de l’ancien ministre de l’Économie Amine Salam, à l’issue d’une audience au cours de laquelle l’accusé a été confronté à des fonctionnaires du ministère, a annoncé une source judiciaire haut placée

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Arabie Saoudite : tolérance zéro et sanctions annoncées alors que débute le hadj 2025

Alors que débute ce mercredi 4 juin le hadj 2025, le Royaume a annoncé des mesures strictes pour contrer les pratiques frauduleuses et les dépassements durant la période du hadj. L’Arabie Saoudite va accueillir environ 1.4 million de fidèles pour le grand pèlerinage à la Mecque. Cet événement, qui se déroulera sur cinq jours, est l’un des plus importants rassemblements religieux au monde.

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Donald Trump mise sur les pays du Golfe pour son premier voyage international

Pour son premier grand déplacement international depuis son retour à la présidence, Donald Trump a choisi le Golfe Arabique. Du 13 au 16 mai, le président états-unien se rendra à Riyad, capitale de l’Arabie saoudite, pour y rencontrer les dirigeants des six pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) : l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

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