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Conférence des nations unies sur l’océan: Macron appelle à  » mobilisation », l’Afrique au centre des enjeux

Emmanuel Macron a appelé ce lundi 9 juin en ouverture à la conférence des Nations unies sur l’océan à « la mobilisation » pour sauver des océans »en ébullition. Une soixantaine de chefs d’État sont réunis à Nice pour répondre à l’urgence de la dégradation des océans. Une problématique à laquelle le continent africain n’échappe pas.

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Guerre en Ukraine : un émissaire de Trump juge l’élargissement de l’OTAN “légitimement préoccupant” pour Moscou, tandis que l’Alliance installe un QG permanent en Arctique

Alors que le conflit en Ukraine entre dans sa quatrième année, les discussions diplomatiques s’intensifient, et les positions occidentales commencent à se nuancer. Le général Keith Kellogg, envoyé spécial de Donald Trump en Ukraine, a récemment déclaré que l’élargissement de l’OTAN vers l’Est constituait une “préoccupation légitime” pour la Russie. Dans le même temps, l’Alliance atlantique annonce l’installation d’un QG permanent dans l’Arctique, illustrant la montée en puissance stratégique dans cette région disputée.

Une position américaine plus nuancée sur l’OTAN

Depuis plusieurs mois, le général Keith Kellogg joue un rôle central dans les efforts de médiation entre Kiev et Moscou. Interrogé le 29 mai par la chaîne ABC, l’émissaire de Trump a surpris en déclarant que les États-Unis ne souhaitent pas voir l’Ukraine rejoindre l’OTAN, reprenant ainsi un argument régulièrement avancé par le Kremlin. « C’est une préoccupation légitime. Nous l’avons dit à plusieurs reprises. Nous avons dit que, pour nous, l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN n’était pas envisageable », a-t-il affirmé.

Ces déclarations ont rapidement trouvé un écho à Moscou. Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a rappelé que Vladimir Poutine avait “constamment” dénoncé l’expansion de l’OTAN vers l’Est comme une menace existentielle pour la Russie.

Une nouvelle rencontre entre les délégations ukrainienne et russe est prévue ce lundi 2 juin à Istanbul. Selon des sources diplomatiques, la Russie devrait y exiger noir sur blanc la non-adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, ainsi que des garanties similaires concernant la Géorgie et la Moldavie. « C’est un sujet qu’il faut traiter globalement », a insisté Kellogg.

Des réactions européennes plus prudentes

Du côté européen, cette position américaine ne fait pas l’unanimité. Le président tchèque Petr Pavel, ancien général de l’OTAN, a estimé qu’il n’était « pas réaliste, à court terme » que l’Ukraine rejoigne l’alliance. Cependant, il a averti qu’il ne fallait pas abandonner cette perspective, considérant que l’adhésion de Kiev renforcerait l’équilibre stratégique de l’organisation. Les autorités ukrainiennes, de leur côté, n’ont pas encore réagi officiellement aux propos du général américain.

Un nouveau QG de l’OTAN dans l’Arctique

Parallèlement à ces développements en Ukraine, l’OTAN a annoncé l’ouverture prochaine d’un Centre de commandement et de contrôle des opérations aériennes (CAOC) permanent à Bodø, une ville située au nord de la Norvège, au-delà du cercle polaire.

Cette décision intervient dans un contexte de montée des tensions dans l’Arctique, où la Russie multiplie les initiatives militaires, modernisant ses bases et renforçant sa présence stratégique. Le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre a justifié ce choix par des raisons “géopolitiques” : « Nous souhaitons que l’OTAN ait un ancrage solide dans le Nord », a-t-il déclaré.

Ce centre viendra compléter les deux autres CAOC déjà existants en Europe, situés en Allemagne et en Espagne. Il aura pour mission la coordination de la surveillance aérienne ainsi que la planification des opérations militaires dans la région arctique, un théâtre désormais central dans les équilibres stratégiques mondiaux.

100 000 Afghans en France : un rapport pointe les limites de l’intégration

Une note de la Fondapol alerte sur l’ampleur de la présence afghane en France et les défis posés en matière d’accueil et d’intégration.

En 2025, la France accueille désormais environ 100 000 ressortissants afghans, contre seulement 1 600 en 2007. Cette augmentation spectaculaire de la population afghane sur le sol français fait l’objet d’une note d’alerte publiée par la Fondapol (Fondation pour l’innovation politique) et signée par Didier Leschi, directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII).

Dans ce rapport, Leschi met en évidence les limites du modèle français d’intégration, confronté à une vague migratoire massive et rapide, marquée par des écarts culturels et linguistiques importants.

Une vague migratoire sous-estimée

Le phénomène migratoire afghan a commencé bien avant la chute de Kaboul en 2021. Il remonte à la crise migratoire européenne de 2015, au cours de laquelle des milliers d’Afghans ont quitté leur pays, non seulement pour des raisons politiques, mais aussi économiques.

« Nous avons accueilli des personnes qui n’étaient pas nécessairement hostiles aux talibans, mais qui ont fui la misère économique », observe Leschi. Cette immigration est par ailleurs largement masculine (85 %) et faiblement diplômée, ce qui complique davantage son insertion dans la société française.

Une intégration difficile et des tensions sociétales

Le rapport souligne que plus de la moitié des Afghans présents en France sont sans emploi, en raison de freins linguistiques, éducatifs, mais aussi de différences culturelles marquées, notamment en matière de rapports hommes/femmes.

Didier Leschi pointe également un déficit de volonté d’adaptation chez une partie des migrants afghans, et note que cette communauté est surreprésentée dans la délinquance, notamment sexuelle. En Allemagne, les statistiques montrent que les Afghans sont 20 fois plus impliqués que les Allemands dans les affaires d’abus sexuels sur mineurs. Si aucune donnée équivalente n’est citée pour la France, cette tendance alimente les inquiétudes.

Un modèle d’accueil plus généreux que chez nos voisins

Autre point mis en avant : la générosité de la politique d’asile française. Près de 80 % des demandes d’asile afghanes sont acceptées, alors que d’autres pays européens comme la Suède ou le Danemark ont drastiquement durci leur politique migratoire ces dernières années, allant jusqu’à fermer presque totalement leurs portes aux demandeurs d’asile afghans.

Pour Leschi, ce contraste pose la question de la cohérence des politiques européennes face à des flux migratoires croissants, et de la capacité réelle d’intégration dans un pays déjà confronté à de multiples défis sociaux.

Pérou : l’État détruit 86 mines d’or illégales au cœur de l’Amazonie

Dans la réserve naturelle de Tambopata, les autorités péruviennes lancent une vaste opération contre l’orpaillage illégal, responsable d’un désastre écologique majeur.

Cette semaine, l’armée et la police péruvienne ont démantelé 86 sites d’extraction d’or illégaux installés au sein de la Réserve nationale Tambopata, un espace protégé de plus d’un million d’hectares situé en Amazonie. Objectif : enrayer une activité destructrice pour l’environnement et la biodiversité.

Depuis trois ans, près de 50 000 hectares de forêts ont été ravagés dans cette seule région par l’orpaillage clandestin, entraînant la déforestation, la pollution des cours d’eau et la disparition d’espèces menacées.

« L’une des pires menaces pour la planète, c’est la destruction de l’environnement. Et l’exploitation minière illégale est l’une des activités les plus nuisibles, en raison de l’utilisation de mercure et d’autres produits chimiques toxiques », déplore le colonel Cesar Sierra, qui a dirigé l’opération.

Une lutte écologique… aux conséquences sociales lourdes

Mais derrière cette lutte pour la préservation de l’Amazonie, se cache une réalité sociale brutale. L’intervention des forces de l’ordre a provoqué la fuite de centaines de mineurs, abandonnant sur place outils, machines et abris de fortune. Pour ces hommes et femmes, l’orpaillage est souvent le dernier recours économique dans une région marquée par la pauvreté et l’absence de perspectives.

« Le gouvernement ne nous donne pas de travail. Alors, on prend des risques, témoigne Lizbeth Quispe, une mineuse clandestine. Le risque d’être tuée, violée ou brûlée. Il n’y a pas de justice ici. On doit se battre pour survivre. »

Cette exploitation illégale a représenté jusqu’à 10 % de la production nationale d’or du Pérou, un pays parmi les principaux producteurs mondiaux. Sa tolérance passée vis-à-vis de ces pratiques a alimenté une économie parallèle difficile à démanteler, mêlant pauvreté, crime organisé et dévastation écologique.

Un combat qui s’annonce long

La réserve de Tambopata, classée zone protégée, est un joyau écologique reconnu pour sa biodiversité exceptionnelle. Mais la pression exercée par l’or illégal, couplée à l’inefficacité de certaines politiques publiques, continue de menacer cet équilibre fragile.

Si l’opération des autorités est saluée par les défenseurs de l’environnement, elle soulève aussi la question du manque d’alternatives économiques pour les populations locales. Sans programmes de reconversion, ces actions risquent d’alimenter un cycle de réinstallation clandestine et de conflits sociaux.

Italie : la libération de Giovanni Brusca, “l’égorgeur”,assassin du juge juge Giovanni Falcone ravive les blessures d’un pays marqué par la mafia

L’ancien parrain mafieux, condamné pour l’assassinat du juge Giovanni Falcone, a recouvré la liberté depuis un an, mais l’information n’émerge que maintenant. Sa libération définitive suscite une onde de choc en Italie.

En 2024, Giovanni Brusca a discrètement retrouvé la liberté. L’ex-parrain de la mafia sicilienne, surnommé « l’égorgeur », vit désormais sous une nouvelle identité après avoir purgé 25 années de prison, suivies de trois années de résidence surveillée. Mais ce n’est que maintenant que l’opinion publique italienne découvre cette réalité, provoquant une vague d’indignation et de débats passionnés dans tout le pays.

Brusca est l’un des criminels les plus tristement célèbres de l’histoire contemporaine italienne. Le 23 mai 1992, c’est lui qui appuya sur le détonateur de l’attentat à la bombe qui tua le juge anti-mafia Giovanni Falcone, son épouse Francesca Morvillo et trois agents de sa garde rapprochée, à Capaci, près de Palerme. Quelques semaines plus tard, il fut également l’un des commanditaires de l’assassinat du magistrat Paolo Borsellino, autre figure emblématique de la lutte contre Cosa Nostra.

Une vie de crimes… puis de collaboration

Ancien bras droit de Toto Riina et chef du clan des Corleone pendant un temps, Brusca a été condamné pour une centaine de meurtres. Parmi les plus atroces, figure celui d’un enfant de 11 ans, fils d’un repenti, enlevé, séquestré puis assassiné pour dissuader d’autres membres de la mafia de collaborer avec la justice.

Mais en 1996, peu après son arrestation, Brusca choisit lui aussi de devenir pentito, repenti. C’est une ironie cruelle : il a pu bénéficier de la loi sur les collaborateurs de justice voulue par Falcone lui-même, et qui permet des réductions de peine en échange d’une coopération effective avec l’État.

Selon les magistrats, Brusca a fourni des informations cruciales qui ont conduit à de nombreuses arrestations et permis d’éclairer les connexions entre la mafia et certaines sphères politiques italiennes. En 2016, dans une rare interview depuis sa prison, il déclarait :
« Le moment est venu de saisir cette opportunité et de demander pardon à tous les proches des victimes que j’ai tant fait souffrir. Je considère Cosa Nostra comme une chaîne de morts. »

Une libération qui fracture l’Italie

Malgré ses déclarations de contrition, la libération de Brusca reste un choc pour nombre d’Italiens. « Que va-t-on raconter aux enfants dans les écoles ? », s’indigne la veuve d’un des gardes du corps de Falcone. Le juge Caselli, qui avait arrêté Brusca en 1996, reconnaît la douleur causée par cette nouvelle, mais rappelle qu’« un État crédible tient ses engagements, même lorsqu’ils sont douloureux ». Il insiste sur l’importance de la loi sur les repentis comme outil indispensable dans la lutte contre la mafia.

Pourtant, l’annonce de la liberté pleine et entière de celui qui a incarné l’horreur de la violence mafieuse est difficile à accepter. « C’est un coup au cœur de tout le pays », écrit un journaliste italien spécialiste du crime organisé.

Giovanni Brusca, qui fut l’un des visages les plus effroyables de la terreur mafieuse dans les années 1990, reste une figure clivante. Repenti utile ou symbole de l’impunité ? Sa libération rouvre de profondes blessures dans une Italie qui, plus de 30 ans après Capaci, continue de se débattre avec les fantômes de Cosa Nostra.

Mali : le groupe Wagner se retire, remplacé par Africa Corps, nouveau bras armé du Kremlin en Afrique

Après plus de trois ans de présence controversée sur le sol malien, le groupe paramilitaire russe Wagner quitte officiellement le pays. Son départ marque la fin d’un chapitre opaque de la coopération sécuritaire entre la Russie et le Mali, et l’ouverture d’un nouveau avec l’arrivée d’Africa Corps, une autre force paramilitaire russe, cette fois placée sous un contrôle plus direct du ministère russe de la Défense.

Une transition discrète, mais stratégique

Du côté des autorités maliennes, aucune confirmation ni démenti officiel n’a été fourni concernant ce retrait. Fidèle à sa ligne depuis 2021, la junte au pouvoir continue de parler “d’instructeurs russes”, tout en refusant de reconnaître ouvertement la présence de mercenaires sur son territoire.

Pourtant, Wagner a bien confirmé son départ. L’organisation tire sa révérence après avoir opéré plus de trois ans au Mali, notamment dans les régions du nord en proie à des conflits avec des groupes rebelles et djihadistes.

Africa Corps, une relève plus institutionnalisée

Le relais sera pris par Africa Corps, nouvelle entité paramilitaire russe, composée d’anciens membres de Wagner et de nouvelles recrues. Contrairement à son prédécesseur, Africa Corps est clairement identifié comme un instrument de projection du pouvoir russe à l’étranger, notamment en Afrique, sous la supervision étroite du ministère russe de la Défense.

Cette réorganisation illustre un changement de stratégie post-Prigojine. Depuis la mort du chef de Wagner en juillet 2023 dans un crash d’avion, le Kremlin semble vouloir centraliser davantage le contrôle de ses forces armées non conventionnelles opérant à l’international.

Un bilan contrasté pour Wagner

Dans son communiqué de départ, Wagner dresse un bilan qu’il qualifie d’“élogieux”, mettant en avant sa participation à la reprise de territoires, notamment la ville stratégique de Kidal, autrefois tenue par les rebelles touaregs.

Mais cette lecture est loin de faire l’unanimité. Si certaines victoires tactiques ont été enregistrées, la situation sécuritaire globale du Mali reste très préoccupante. De vastes zones du pays échappent encore au contrôle des autorités, et les violences contre les civils, parfois attribuées à des mercenaires étrangers, ont été dénoncées par plusieurs ONG internationales.

Un partenariat militaire toujours plus opaque

Le remplacement de Wagner par Africa Corps maintient l’ambiguïté qui entoure la coopération militaire entre le Mali et la Russie. L’absence de communication transparente sur le rôle, les effectifs, et les missions de ces groupes rend difficile toute évaluation objective de leur impact réel sur la sécurité du pays.

Ce changement de façade ne devrait donc pas fondamentalement modifier la nature du partenariat russo-malien, mais il révèle une volonté de Moscou de reprendre la main sur ses opérations extérieures, après les turbulences provoquées par la trajectoire autonome de Wagner.

Délinquance des mineurs : 79 % des Français favorables à des sanctions contre les parents

La question de la responsabilité parentale dans la délinquance des mineurs continue de diviser l’opinion publique, mais semble convaincre une large majorité des Français. Selon un sondage CSA réalisé pour Europe 1, CNews et Le Journal du Dimanche, 79 % des personnes interrogées estiment qu’il faut punir les parents dont les enfants commettent des actes de délinquance. Une tendance en légère hausse depuis novembre 2024, où cette opinion réunissait 78 % des sondés.

Un soutien massif dans toutes les catégories sociales

L’adhésion à l’idée de sanctionner les parents de mineurs délinquants est transversale : hommes (79 %) et femmes (80 %) y sont également favorables. Elle touche aussi bien les catégories socioprofessionnelles supérieures (78 %) que les catégories populaires et les inactifs (80 %).

Sur le plan générationnel, le soutien varie, mais reste majoritaire. Les moins de 35 ans apparaissent un peu plus réticents : 70 % des 18-24 ans y sont favorables, et seulement 66 % des 25-34 ans. À l’inverse, le soutien grimpe avec l’âge, atteignant 84 % chez les plus de 50 ans, et même 85 % chez les 65 ans et plus.

Un clivage politique marqué

Les résultats du sondage mettent en évidence une nette fracture politique entre la gauche et la droite. À gauche, seuls 55 % des électeurs approuvent l’idée de punir les parents, avec des taux variant entre 47 % pour les électeurs écologistes, 48 % pour La France Insoumise, et 61 % pour le Parti socialiste.

À droite, le consensus est bien plus fort. 90 % des électeurs de droite soutiennent cette mesure, avec des pics à 92 % pour les sympathisants du Rassemblement National et à 95 % pour les Républicains. Renaissance, parti présidentiel centriste, se situe également haut avec 85 % d’avis favorables.

Un débat récurrent, une opinion stable

La question de la responsabilité parentale dans la délinquance des jeunes revient régulièrement dans le débat public, notamment à la suite de faits divers impliquant des mineurs. Si les modalités concrètes de cette sanction restent floues — amendes, retraits d’allocations, ou mesures judiciaires — le principe semble largement accepté par une société en quête de solutions face à l’insécurité et au sentiment d’impunité.

Ce sondage a été réalisé les 5 et 6 juin 2025, selon la méthode des quotas, auprès d’un échantillon représentatif de 1.010 personnes âgées de 18 ans et plus.

États-Unis d’Amérique : Elon Musk menacé d’expulsion par Trump, Moscou lui offre un asile politique

Les tensions atteignent un nouveau sommet entre le président Donald Trump et l’ancien conseiller spécial de la Maison Blanche, Elon Musk. Moins de deux semaines après son départ du gouvernement, le milliardaire sud-africain naturalisé américain fait désormais l’objet d’un appel à l’expulsion lancé par Steve Bannon, figure influente de l’extrême droite américaine et ancien proche conseiller de Trump. En réponse, la Russie a proposé ce 6 juin un asile politique à Musk, tandis que l’Union européenne se dit prête à accueillir ses entreprises.

Une rupture brutale avec la Maison Blanche

Elon Musk, fondateur de Tesla et SpaceX, avait été recruté par l’administration Trump pour piloter une ambitieuse mission de réduction des dépenses publiques. Son passage éclair au sein du gouvernement a toutefois provoqué de vives polémiques, notamment en raison de coupes budgétaires massives, de fermetures d’agences fédérales et du licenciement de milliers de fonctionnaires.

Depuis son départ fin mai, les échanges entre Musk et Trump se sont durcis. Le président américain a affirmé avoir mis fin à la mission de Musk, qu’il accuse d’avoir “perdu la tête” après une décision défavorable aux véhicules électriques. Il a ensuite menacé d’annuler toutes les subventions et contrats gouvernementaux accordés aux entreprises de Musk, évoquant une économie de “milliards et milliards de dollars”.

De son côté, Musk a répliqué en accusant Trump d’ingratitude, soulignant qu’il avait largement contribué au financement de sa campagne électorale. Il est même allé jusqu’à affirmer, sans preuve, que le nom du président figurait dans le dossier Jeffrey Epstein.

Steve Bannon appelle à l’expulsion de Musk

Face à cette escalade verbale, Steve Bannon, soutien fidèle de Donald Trump, a franchi une étape supplémentaire en appelant publiquement à l’expulsion d’Elon Musk des États-Unis. Rappelant que Musk est né en Afrique du Sud, Bannon estime qu’il n’a “plus sa place sur le sol américain” après s’être retourné contre l’administration.

Moscou offre un asile politique, Bruxelles déroule le tapis rouge économique

En Russie, cette crise a suscité une réaction rapide du pouvoir politique. Dmitri Novikov, premier vice-président de la Commission des Affaires internationales de la Douma, a déclaré que la Russie était prête à accorder un asile politique à Elon Musk. “Il est peu probable qu’il en ait besoin, mais s’il le souhaitait, la Russie pourrait bien sûr l’accueillir”, a-t-il affirmé.

Selon Novikov, cette querelle relève de “désaccords individuels” et non d’une rupture idéologique majeure, tout en soulignant que Musk pourrait ne pas soutenir un retour des démocrates au pouvoir dans trois ans.

En parallèle, l’Union européenne a aussi réagi, cette fois sur le plan économique. Interrogée par des journalistes, Paula Pinho, porte-parole de la Commission européenne, a affirmé que Musk et ses entreprises seraient “très bienvenus” dans l’UE. Son collègue Thomas Regnier a rappelé l’initiative Choose Europe, visant à attirer les startups et entreprises innovantes sur le continent.

Un homme de plus en plus controversé

Alors qu’il jouissait d’une certaine aura au début de son engagement politique, Elon Musk est aujourd’hui une figure profondément polarisante. Ses actions récentes, tant au sein du gouvernement que dans l’espace public, lui ont valu une impopularité croissante aux États-Unis. En Europe, son rapprochement idéologique avec plusieurs mouvements d’extrême droite a aussi déclenché des réactions hostiles.

Entre conflit politique majeur, menaces d’expulsion, propositions d’asile et bataille d’influence entre puissances mondiales, Elon Musk se retrouve au centre d’un bras de fer diplomatique inédit, qui pourrait redéfinir son avenir… et sa nationalité.

Guerre à Gaza : le corps d’un otage thaïlandais ramené par les autorités israéliennes

Les forces israéliennes ont ramené de Gaza le corps d’un otage thaïlandais enlevé le 7 octobre 2023, lors de l’attaque du Hamas en Israël et retenu depuis dans la bande de Gaza, ont annoncé les autorités, ce samedi 7 juin 2025.

L’armée a indiqué dans un communiqué qu’au cours d’une opération conjointe avec l’agence de la sécurité intérieure (Shin Bet), les forces israéliennes avaient « récupéré le corps de Natthapong Pinta dans la région de Rafah », dans le sud du territoire palestinien.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a indiqué dans un communiqué que le corps de l’otage avait été « ramené en Israël » lors d’une « opération spéciale » dans la région de Rafah.

« Natthapong est venu de Thaïlande en Israël pour travailler dans l’agriculture, car il souhaitait construire un avenir meilleur pour lui et sa famille », a déclaré Israël Katz. Il a été « tué en captivité par l’organisation terroriste des Moujahidine », a ajouté le ministre.

Selon l’armée, le ressortissant thaïlandais avait été « enlevé par des terroristes de l’organisation terroriste Moudjahidine dans le kibboutz Nir Oz le 7 octobre 2023 », laquelle a été mise en cause dans la mort d’autres otages enlevés au même endroit.

L’opération des forces israéliennes pour récupérer le corps « a été rendue possible à la faveur de renseignements précis obtenus lors de l’interrogatoire d’un terroriste, ainsi qu’à des renseignements fournis par le groupe de travail sur les otages et la direction du renseignement de Tsahal », a ajouté l’armée dans un communiqué.

Deux autres corps d’otages ramenés

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait annoncé jeudi 5 juin 2025 que les corps de deux otages israélo-américains, Judy Weinstein-Haggai et Gad Haggai, enlevés eux aussi le 7 octobre 2023 au kibboutz Nir Oz, avaient été ramenés en Israël à la suite d’une opération spéciale à Gaza.

De son côté, le Forum des familles, principale organisation plaidant pour un cessez-le-feu et la libération des otages, a appelé les autorités à « faire tout ce qui est nécessaire pour parvenir à un accord qui permettra de ramener les 55 otages restants », selon un communiqué.

L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1 218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées par le Hamas ce jour-là, 55 sont toujours retenues dans la bande de Gaza, dont au moins 31 sont mortes, selon les autorités israéliennes. Le Hamas retient également la dépouille d’un soldat israélien tué lors d’une précédente guerre à Gaza, en 2014.

Plus de 54 677 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

À Paris, Lula exhorte Macron à conclure l’accord UE-Mercosur

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, reçu jeudi par Emmanuel Macron à Paris, a exhorté son homologue français de conclure l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, auquel Paris et plusieurs autres capitales du continent sont fermement opposées.

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