Mercredi 28 mai les députés français ont approuvé dans le cadre de l’examen du projet de loi de « simplification », la suspension des « ZFE », ces zones qui excluaient de la circulation les véhicules les plus polluants. Cette mesure qui concerne plus d’une quarantaine d’agglomérations est passible de sanctions de la part de Bruxelles.
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Guerre à Gaza : ce que l’on sait de la proposition de trêve américaine acceptée par Israël mais rejetée par l’organisation terroriste Hamas
Alors que la guerre dans la bande de Gaza se poursuit depuis près de vingt mois, une nouvelle proposition de cessez-le-feu initiée par les États-Unis a récemment été soumise aux deux camps. Si Israël y a donné son feu vert, le Hamas, de son côté, l’a catégoriquement rejetée, la jugeant insuffisante et dangereuse pour les Palestiniens.
Une nouvelle tentative diplomatique menée par Washington
Jeudi 29 mai, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a annoncé que les États-Unis avaient présenté au Hamas une nouvelle proposition de cessez-le-feu, déjà « approuvée et soutenue » par Israël. Selon elle, « Israël a signé cette proposition avant qu’elle ne soit envoyée au Hamas », ajoutant que « les discussions se poursuivent ».
L’initiative a été portée par l’émissaire américain Steve Witkoff, sous l’autorité du président Donald Trump. Il s’agit d’une tentative de mettre fin à une guerre qui, depuis le 7 octobre 2023, a causé des dizaines de milliers de morts, des destructions massives et une crise humanitaire d’une ampleur sans précédent dans l’enclave palestinienne.
Une acceptation israélienne accompagnée d’appels à l’escalade
Malgré l’approbation formelle de la proposition, le discours en Israël reste tendu. Le 30 mai au matin, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, membre de l’extrême droite, a vivement critiqué la position du Hamas et affirmé qu’il était « temps d’entrer avec toute la force nécessaire [dans Gaza] pour détruire et tuer entièrement le Hamas ». Cette déclaration laisse planer un doute sur l’unité du gouvernement israélien autour de la proposition de trêve.
Un rejet clair du Hamas, qui y voit une prolongation du conflit
Réagissant dans la soirée du 29 mai, Bassem Naïm, un dirigeant du Hamas en exil, a déclaré à l’AFP que cette proposition « ne répond à aucune des demandes de notre peuple, notamment l’arrêt de la guerre et de la famine ». Il affirme qu’elle « signifie, en essence, la perpétuation de l’occupation, la poursuite des meurtres et de la famine ». Le mouvement islamiste continue d’examiner les détails du texte, mais sa position semble difficile à infléchir sans garanties fermes sur un arrêt total des hostilités.
Une proposition proche des précédentes, selon le New York Times
D’après le New York Times, la proposition américaine est « globalement similaire » à celles déjà formulées lors des mois précédents, notamment celle qui avait permis une trêve de deux mois en début d’année, avant que les combats ne reprennent mi-mars.
Selon cette nouvelle offre, une trêve initiale de 60 jours serait instaurée. Durant cette période, le Hamas s’engagerait à libérer environ 10 otages vivants ainsi que la moitié des corps des victimes toujours détenus, en échange de la libération de prisonniers palestiniens incarcérés en Israël.
Pendant cette trêve, les deux camps devraient entamer des négociations pour un cessez-le-feu permanent. L’organisation terroriste exige que ces discussions aboutissent à la fin définitive de la guerre, une condition que l’État hébreu refuse d’inscrire formellement dans l’accord, selon un responsable israélien cité par le quotidien américain.
Une situation humanitaire toujours catastrophique
Sur le terrain, les souffrances continuent. La Défense civile de Gaza a annoncé que 54 personnes avaient été tuées dans des frappes israéliennes le jeudi 29 mai, dont 23 dans une attaque contre une maison dans le camp de réfugiés de Bureij. Deux autres victimes ont été signalées à proximité d’un centre de distribution d’aide humanitaire de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation récemment créée, soutenue par Israël et les États-Unis.
L’armée israélienne a indiqué à l’AFP avoir frappé une cellule terroriste du Hamas dans la zone de Bureij, mais elle n’a pas répondu aux accusations concernant les tirs près du centre de la GHF.
Un avenir incertain
Les espoirs de paix restent fragiles. La proposition américaine, bien qu’appuyée par Israël, ne semble pas offrir les garanties exigées par le Hamas, notamment sur la fin des opérations militaires et du siège de Gaza. Dans ce contexte, l’écart entre les positions des deux camps rend tout accord à court terme difficile.
La communauté internationale observe avec inquiétude cette impasse, alors que la population civile continue de payer un lourd tribut au conflit. L’échec d’une trêve pourrait déboucher sur une intensification encore plus dramatique des combats dans les semaines à venir.
Rima Hassan et Greta Thunberg embarquent pour Gaza : une mission humanitaire et politique contre le blocus et le génocide
L’eurodéputée française Rima Hassan a annoncé qu’elle participera, ce dimanche 1er juin, à une mission humanitaire en direction de la bande de Gaza. Elle montera à bord du Madleen, un navire appartenant à la Coalition de la Flottille de la Liberté, en compagnie de la militante écologiste suédoise Greta Thunberg et de plusieurs militants internationaux.
Une mission non-violente, symbolique et politique
Dans un communiqué, Rima Hassan explique que cette action s’inscrit dans une démarche non-violente, à la fois symbolique et politique. L’objectif est clair :
« Dénoncer le blocus humanitaire et le génocide en cours, l’impunité dont bénéficie l’État d’Israël, et sensibiliser l’opinion mondiale et internationale. »
La Coalition de la Flottille de la Liberté, regroupant plusieurs ONG et acteurs de la société civile, s’oppose depuis plusieurs années au blocus maritime imposé par Israël sur la bande de Gaza, blocus qu’elle juge illégal et inhumain. La mission de juin vise à briser le silence autour de la situation catastrophique vécue par la population gazaouie.
Une réponse à une attaque récente
Cette traversée a également pour but de réagir à l’attaque subie par un précédent navire de la flottille, le 2 mai dernier, dans les eaux internationales près de Malte. Ce bateau avait été la cible de drones, et les militants soupçonnent Israël d’être à l’origine de cette action. Aucune revendication officielle n’a été faite, mais l’événement a suscité l’indignation dans les milieux humanitaires.
Un contexte humanitaire critique
Malgré l’annonce par Israël, mi-mai, d’une levée partielle du blocus, les conditions sur le terrain restent dramatiques. La distribution de denrées alimentaires et de produits de première nécessité reste extrêmement difficile, notamment à cause des destructions, des points de passage bloqués, et des bombardements réguliers.
Dans ce contexte, le départ du Madleen est vu comme un geste fort de solidarité avec le peuple palestinien et un appel à l’action pour la communauté internationale.
Un appel à la mobilisation citoyenne
Rima Hassan insiste sur l’importance de la mobilisation populaire pour garantir la sécurité de l’équipage et la réussite de la mission :
« Pour garantir notre sécurité, mais également le succès de notre mission, nous avons besoin que la mobilisation citoyenne soit maximale. C’est la seule manière de maintenir une pression significative sur l’État d’Israël. On compte sur vous. »
Une action suivie de près
Alors que la situation à Gaza reste critique et que les initiatives internationales se multiplient pour tenter de briser l’isolement de l’enclave palestinienne, cette mission maritime attire déjà l’attention des médias et des observateurs internationaux. La présence de figures comme Greta Thunberg et Rima Hassan lui donne un retentissement mondial, au-delà des cercles humanitaires et militants.
Le départ du Madleen est prévu pour le début du mois de juin, avec pour destination l’un des territoires les plus meurtris du monde, mais aussi l’un des plus symboliques de la lutte pour la justice et les droits humains.
Mozambique: attaques jihadistes sur un avant-poste de l’armée dans le nord du pays
Au nord du Mozambique, des insurgés, affiliés à l’organisation État islamique ont pris d’assaut mardi un avant -poste de l’armée près de Macomia. Cette deuxième attaque en un mois, révèle la recrudescence des offensives islamistes contre l’armée dans ce pays d’Afrique australe.
Lire la suite Mozambique: attaques jihadistes sur un avant-poste de l’armée dans le nord du paysQuand l’inceste se pare de rhétorique panafricaniste : une dangereuse dérive idéologique
Le 27 mai 2025, l’artiste camerounais Saint Désir Atango a publié sur les réseaux sociaux un message dans lequel il reconnaît avoir entretenu des relations sexuelles avec ses deux filles biologiques, qualifiant ces actes d’« unions consenties », et les justifiant par une démarche qu’il présente comme spirituelle et politique. L’homme affirme agir au nom de la « libération de l’Afrique » contre les « dogmes religieux impérialistes » et en appelle à une réforme des lois relatives à l’inceste.
Lire la suite Quand l’inceste se pare de rhétorique panafricaniste : une dangereuse dérive idéologiqueGéorgie: un deuxième opposant aux arrêts en moins d’une semaine
Nouveau coup dur pour l’opposition géorgienne . Nika Melia, l’une de ses figures de proue, a été arrêté jeudi 29 mai par la police, selon un communiqué de son parti, la Coalition pour le changement. Il s’agit de la deuxième arrestation d’un dirigeant de ce mouvement en un peu plus d’une semaine.
Lire la suite Géorgie: un deuxième opposant aux arrêts en moins d’une semaineCinéma : Disney ressuscite « Avatar : La Voie de l’eau » en salles, avant la déferlante d’ Avatar 3 : « Fire and Ash »
À quelques mois de la sortie très attendue d’Avatar 3 : Fire and Ash, les studios Disney ont annoncé la ressortie en salles, le 1er octobre 2025, du deuxième opus de la franchise, Avatar : La Voie de l’eau. Une manœuvre stratégique à la croisée du marketing et de la diplomatie culturelle, destinée à raviver l’élan d’un univers devenu emblématique de l’industrie cinématographique états-unienne.
Lire la suite Cinéma : Disney ressuscite « Avatar : La Voie de l’eau » en salles, avant la déferlante d’ Avatar 3 : « Fire and Ash »Un pacte militaire inattendu : l’Australie et le Canada se rapprochent du Royaume-Uni
Un réalignement stratégique majeur s’esquisse sur l’échiquier militaire mondial. L’Australie et le Canada, deux alliés historiques des États-Unis, envisagent de s’allier au Royaume-Uni dans le cadre du Global Combat Air Programme (GCAP), un projet de développement d’avions de combat de sixième génération. Ce virage marque une volonté croissante d’autonomie stratégique face à la domination technologique américaine.
Lire la suite Un pacte militaire inattendu : l’Australie et le Canada se rapprochent du Royaume-UniPanama : des singes capucins kidnappent les bébés d’une autre espèce pour tromper l’ennui
Sur l’île de Jicaron, au large du Panama, un étrange comportement animal intrigue les scientifiques : de jeunes singes capucins à face blanche se livrent à des enlèvements répétés de bébés singes hurleurs, sans raison apparente. Une habitude inquiétante, qui ne répond à aucun besoin de survie, mais qui s’apparenterait à une forme de… tradition sociale.
Une découverte aussi troublante qu’inhabituelle
Le phénomène a été détecté en 2022 par Zoë Goldsborough, doctorante en primatologie, alors qu’elle analysait des enregistrements vidéo pris par des caméras à détecteur de mouvement installées sur l’île. Sur ces images, un capucin, surnommé Joker en raison d’une cicatrice à la bouche rappelant le célèbre antagoniste de Batman, apparaît à plusieurs reprises avec un bébé singe hurleur agrippé à son dos.
Au départ, les scientifiques ont cru à un cas d’adoption atypique. Mais les observations se sont multipliées : en l’espace de quinze mois, cinq capucins ont été filmés portant au total onze bébés singes hurleurs. Dans le même temps, des adultes hurleurs ont été vus poussant des cris de détresse, à la recherche de leurs petits.
Une “mode” inquiétante entre jeunes mâles
Les chercheurs ont alors compris qu’il ne s’agissait ni de jeux ni de tentatives de prédation – les bébés n’étaient ni maltraités ni mangés. Selon l’étude publiée dans Current Biology, ces enlèvements seraient en réalité une sorte de tradition sociale, une mode singulière transmise entre jeunes mâles capucins désœuvrés.
« Ce sont des agents explorateurs du chaos », ironise Brendan Barrett, co-auteur de l’étude. Isolés sur cette île dépourvue de prédateurs et riche en nourriture, les capucins disposent de beaucoup de temps libre, ce qui pourrait favoriser l’émergence de comportements étranges, parfois arbitraires. Déjà, certains groupes de capucins avaient été observés utilisant des pierres comme outils, ou encore épouillant des porcs-épics – une autre « mode » éphémère.
Des conséquences dramatiques pour les singes hurleurs
Si le comportement peut paraître anecdotique, il a un coût dramatique : au moins quatre bébés singes hurleurs kidnappés ont été retrouvés morts. Aucun ne semble avoir survécu à ces enlèvements. Le mode opératoire des capucins reste flou : les caméras installées au sol ne permettent pas d’observer leurs déplacements dans les arbres, mais les scientifiques estiment qu’ils parviennent à enlever des nourrissons âgés d’à peine un ou deux jours, directement à leur mère — et cela, malgré une différence de gabarit notable entre les deux espèces.
Un cas unique dans le monde animal
Il s’agit, selon les chercheurs, du premier cas documenté d’une espèce qui enlève systématiquement les petits d’une autre sans but apparent. Ce type de comportement, jusqu’ici inconnu, soulève des questions complexes sur la transmission culturelle chez les animaux, et notamment chez les primates.
Depuis la fin de l’étude en juillet 2023, d’autres cas ont été signalés, bien que moins fréquents. Une diminution possiblement liée à la raréfaction des bébés hurleurs sur l’île — une espèce désormais classée en danger.
Ce phénomène fascinant et dérangeant rappelle que les animaux peuvent, comme les humains, développer des habitudes sociales incompréhensibles et parfois tragiques. Reste à savoir si cette « tradition » s’éteindra naturellement… ou si elle continuera de se transmettre entre capucins désœuvrés, génération après génération.
L’ASEAN se détourne des États-Unis pour renforcer ses liens avec la Chine et le Golfe
Les 26 et 27 mai 2025, les dirigeants de l’Asie du Sud-Est se sont réunis à Kuala Lumpur pour le 46e sommet de l’ASEAN. Un rendez-vous crucial marqué par un virage stratégique : face aux nouvelles barrières tarifaires imposées par l’administration Trump, l’organisation régionale redéfinit ses alliances économiques. Résolument tournée vers la Chine et les monarchies du Golfe, l’ASEAN amorce une recomposition des équilibres géopolitiques régionaux.
Le protectionnisme américain pousse l’ASEAN à se réorienter
Les droits de douane instaurés unilatéralement par Washington ont provoqué une onde de choc au sein des économies d’Asie du Sud-Est. Dans un projet de déclaration commune, les dirigeants de l’ASEAN expriment leur « profonde inquiétude » face à ces mesures jugées hostiles et nuisibles au commerce régional. Pour Khoo Ying Hooi, universitaire malaisienne, cette situation traduit « une diplomatie de multi-alignement » : les pays de l’ASEAN cherchent à diversifier leurs partenariats, dans un contexte de repli américain.
Alors que le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim a adressé une demande officielle à Donald Trump pour la tenue d’un sommet ASEAN–États-Unis, la Maison-Blanche n’a toujours pas donné suite. Ce silence contraste avec l’empressement de la Chine, dont le Premier ministre Li Qiang multiplie les rencontres en Asie du Sud-Est pour dénoncer « l’unilatéralisme » et défendre un ordre économique international fondé sur le multilatéralisme.
Les monarchies du Golfe, nouveaux partenaires stratégiques
La participation à ce sommet des représentants du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Oman, Koweït et Bahreïn) marque un tournant. Pour l’ASEAN, il s’agit non seulement de compenser les pertes commerciales causées par les politiques américaines, mais aussi de s’arrimer à des partenaires à la fois puissants économiquement et politiquement.
Le rapprochement avec le Golfe répond à une logique d’urgence, mais aussi à une stratégie de long terme : intégration énergétique, investissements croisés, coopération technologique et infrastructurelle. « Ce n’est pas juste une séance photo », avertit Khoo Ying Hooi. C’est bien une reconfiguration des alliances internationales à laquelle nous assistons.
Une expansion régionale en cours : le Timor oriental bientôt membre
Parallèlement à ce repositionnement géopolitique, l’ASEAN accélère son processus d’élargissement. La candidature du Timor oriental, longtemps en attente, reçoit un soutien unanime des États membres. Le Premier ministre timorais Xanana Gusmao s’est dit « incroyablement soutenu » après ses rencontres bilatérales, et une adhésion officielle du Timor est désormais envisagée pour octobre 2025.
Le ministre malaisien des Affaires étrangères a salué les « progrès significatifs » du Timor dans la mise en œuvre de sa feuille de route vers l’intégration régionale.
La Birmanie sous pression diplomatique
Sur le volet politique, la crise birmane reste un dossier brûlant. L’ASEAN continue de maintenir la pression sur la junte militaire au pouvoir depuis le coup d’État de 2021. Elle exige le respect du « consensus en cinq points » auquel le régime avait pourtant souscrit. Le ministre Mohamad Hasan a notamment appelé à prolonger le cessez-le-feu en vigueur depuis le séisme de mars dernier, faute de quoi la junte risquerait un isolement diplomatique accru.
Un nouveau chapitre s’ouvre
À l’issue de ce sommet, l’ASEAN apparaît comme un acteur de plus en plus autonome, soucieux de préserver ses intérêts économiques dans un monde en pleine mutation. Si les États-Unis tardent à réengager un dialogue constructif, d’autres puissances comme la Chine et les pays du Golfe semblent prêts à combler ce vide.
Anwar Ibrahim résume le moment : « Une transition dans l’ordre géopolitique est en cours ». Dans cette transition, l’ASEAN entend bien peser de tout son poids.