Se montrant de plus en plus agacés, les États-Unis d’Amérique ont exhorté, mardi 29 avril, la Russie et l’Ukraine à faire des « propositions concrètes » en vue de mettre fin à la guerre, faute de quoi ils cesseront leur médiation. (Source : AFP)
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Guerre en Ukraine : Donald Trump accentue la pression sur Volodymyr Zelensky et évoque un accord “proche” avec la Russie
Alors que la guerre en Ukraine entre dans sa troisième année, Donald Trump multiplie les déclarations chocs et s’en prend directement à Volodymyr Zelensky. Depuis la Maison Blanche, le président des États-Unis s’est dit “proche” d’un accord avec la Russie, accusant son homologue ukrainien de bloquer le processus de paix et de “prolonger les tueries”.
La Crimée au cœur du conflit diplomatique
C’est autour de la Crimée que les tensions se cristallisent. D’après plusieurs sources relayées dans la presse états-unienne, l’administration Trump envisagerait de reconnaître l’annexion de la péninsule ukrainienne par Moscou, réalisée en 2014. Une ligne rouge pour Volodymyr Zelensky, qui a immédiatement réagi :
« Ce serait une violation de notre Constitution. C’est notre territoire, le territoire du peuple ukrainien. Il n’y a rien à ajouter. »
Cette prise de position a déclenché la colère de Donald Trump, qui accuse Zelensky d’entraver les négociations.
« Il peut avoir la paix ou il peut se battre encore trois ans avant de perdre tout le pays », a lancé le président états-unien. Selon lui, la situation en Ukraine est “désastreuse”, et une solution diplomatique est à portée de main.
Un plan de paix polémique
Si aucun document officiel n’a encore été publié, plusieurs éléments du plan de paix évoqué par Trump ont filtré :
•La reconnaissance par Washington de l’annexion de la Crimée par la Russie.
•La cession des autres régions ukrainiennes occupées, soit environ 20 % du territoire.
•Un engagement formel de l’Ukraine à ne jamais adhérer à l’OTAN.
•Et même une clause prévoyant que la centrale nucléaire de Zaporijia, actuellement sous contrôle russe, soit transférée sous autorité états-unienne.
Des conditions jugées inacceptables par Kiev. Pour Zelensky, toute concession sur le territoire national est inenvisageable. Il a même publié sur Telegram une ancienne déclaration signée en 2018 par Mike Pompeo, alors chef de la diplomatie sous Trump, s’opposant fermement à l’annexion de la Crimée. Un rappel historique qui a visiblement irrité encore davantage Donald Trump.
Une Maison Blanche impatiente
Selon des sources internes, Donald Trump serait frustré par la lenteur des négociations et le refus de l’Ukraine de plier. Il assure cependant :« Je pense que nous avons un accord avec la Russie. Nous devons simplement en conclure un avec Zelensky. »
De son côté, le vice-président JD Vance a lancé un avertissement clair :
« Si Moscou et Kiev ne parviennent pas à un accord, les États-Unis se retireront du processus. »
Il a même proposé de geler les lignes territoriales actuelles, ce qui signifierait de facto la reconnaissance des gains territoriaux russes.
L’Europe entre deux feux
En Europe, les réactions sont mesurées mais fermes. La France a rappelé que le respect de l’intégrité territoriale ukrainienne était une “exigence très forte”. Le Royaume-Uni, quant à lui, a souligné que « c’est à l’Ukraine de décider de son avenir ».
Les Européens avancent avec prudence, ne voulant pas froisser Washington tout en soutenant Kiev. La complexité de la situation diplomatique s’est illustrée lors des dernières réunions organisées à Londres, où Marco Rubio a annulé sa venue, officiellement pour des raisons d’agenda, et Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Trump, s’est rendu à Moscou à la place.
Des discussions sous le feu des bombes
Alors que les négociations avancent dans les coulisses, le front militaire reste actif. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une attaque massive de missiles et de drones russes sur Kiev a causé la mort d’au moins neuf personnes et blessé plus de 60 civils. Une des attaques les plus meurtrières contre la capitale ukrainienne depuis le début de l’année.
Au même moment, dans la région de Marganets, une frappe de drone a tué neuf autres personnes dans un bus civil, blessant 32 passagers.
Zelensky appelle à un cessez-le-feu total
Malgré les pressions, Volodymyr Zelensky continue de plaider pour un cessez-le-feu immédiat et sans conditions.
Lors de la rencontre à Londres, il a déclaré :
« La partie états-unienne a partagé sa vision. L’Ukraine et les autres pays européens ont également apporté leur contribution. Nous espérons que ce travail commun mènera à une paix durable. »
Zelensky reste ferme : la souveraineté de l’Ukraine n’est pas négociable.
Une échéance décisive approche
Donald Trump s’était initialement donné 24 heures pour mettre fin à la guerre en cas de retour à la présidence. Puis, ce délai a été étendu à 100 jours. Ce compte à rebours touche à sa fin, et les regards se tournent vers Washington.
« Entre Poutine et Zelensky, je n’ai pas de favori », a récemment déclaré Trump. Mais sur le terrain, les attaques se poursuivent et la paix semble encore lointaine.
Guerre en Ukraine : les discussions prévues à Londres reportées, tandis que Poutine aurait proposé un cessez-le-feu le long de la ligne de front
Alors que les efforts diplomatiques se multiplient pour mettre fin à plus de trois années de guerre en Ukraine, une nouvelle étape devait se jouer ce mercredi à Londres. L’Ukraine, les États-Unis et plusieurs pays européens devaient s’y retrouver pour un nouveau cycle de pourparlers. Mais le rendez-vous a été reporté à la dernière minute, a annoncé le ministère britannique des Affaires étrangères, invoquant une reprogrammation sans fournir de nouvelle date.
Malgré cela, les discussions se poursuivent en coulisses. « Les discussions entre conseillers se poursuivent mais sont fermées aux médias », a précisé le Foreign Office. Ce round de négociations faisait suite à des échanges similaires tenus à Paris la semaine précédente.
Une délégation ukrainienne tout de même présente
Kiev était censée être représentée à Londres par plusieurs hauts responsables : le chef de l’administration présidentielle Andriï Iermak, le ministre de la Défense Roustem Oumerov, et le vice-ministre des Affaires étrangères Andriï Sybiga. Le Royaume-Uni devait accueillir également le général Keith Kellogg, émissaire spécial des États-Unis pour l’Ukraine, et Emmanuel Bonne, conseiller diplomatique d’Emmanuel Macron, au nom de la France.
Bien que la rencontre ministérielle ait été ajournée, Andriï Iermak a confirmé sa présence à Londres ce mercredi avec deux ministres ukrainiens. Il a réaffirmé sur Telegram la volonté de Kiev de continuer à œuvrer pour la paix, précisant que les discussions porteraient notamment sur « les moyens de parvenir à un cessez-le-feu complet et inconditionnel ».
Un cessez-le-feu proposé par Moscou ?
Selon le Financial Times, le président russe Vladimir Poutine aurait récemment proposé un gel des combats sur la ligne de front actuelle, à condition que certaines de ses exigences soient acceptées. Parmi elles : la reconnaissance internationale de l’annexion de la Crimée par la Russie (datant de 2014) et la garantie que l’Ukraine ne rejoindra jamais l’OTAN.
L’émissaire états-unien Steve Witkoff aurait été informé de cette proposition lors d’une rencontre avec les Russes début avril. Il est d’ailleurs attendu cette semaine à Moscou, même si aucune date précise n’a été dévoilée par la Maison Blanche ou le Kremlin.
De leur côté, les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, semblent vouloir accélérer les discussions. Trump a déclaré dimanche espérer un accord « dans la semaine », sans en révéler les détails. Selon des médias états-uniens, le plan envisagé inclurait une reconnaissance informelle du contrôle russe sur la Crimée, mais maintiendrait la souveraineté ukrainienne sur les territoires occupés depuis 2022, malgré leur occupation militaire russe.
Des désaccords majeurs entre alliés
Mais cette approche divise. Kiev et ses alliés européens, notamment la Pologne et les pays baltes, exigent un retour aux frontières d’avant 2014, ce qui inclut la Crimée. Une position qualifiée d’« irréaliste » par le ministre états-unien de la Défense Pete Hegseth en février dernier.
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a de son côté critiqué mardi l’approche des États-Unis, affirmant que Washington n’a pas encore utilisé tous les outils diplomatiques et économiques à sa disposition pour faire pression sur Moscou.
Vers des négociations directes ?
Face à cette situation complexe, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué mardi que l’Ukraine était prête à engager des discussions directes avec la Russie, mais uniquement après l’instauration d’un cessez-le-feu. Cette ouverture fait suite à des signaux de Moscou laissant entendre que Vladimir Poutine serait favorable à la reprise de négociations bilatérales.
Par ailleurs, Zelensky a révélé vouloir s’entretenir avec Donald Trump ce samedi au Vatican, où tous deux assisteront aux obsèques du pape François. Cette rencontre pourrait être décisive pour l’évolution des négociations.
Une fenêtre diplomatique fragile
Pour l’instant, les pourparlers progressent avec prudence. À l’issue de la réunion de Paris, le secrétaire d’État états-unien a rappelé que Washington pourrait se retirer des discussions si elles apparaissaient vouées à l’échec. « Il n’y a pas de calendrier strict, mais nous voulons régler cela rapidement », a déclaré Trump vendredi dernier.
Alors que les combats se poursuivent sur plusieurs fronts et que la Russie a repris ses frappes aériennes, les espoirs d’un cessez-le-feu durable restent minces, mais le climat diplomatique semble évoluer. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer si la paix est encore envisageable ou si le conflit risque de s’enliser davantage.
Corée du Sud : l’armée a tiré des coups de semonce après une incursion de soldats nord-coréens
Les deux Corées sont techniquement toujours en guerre, le conflit qui les a opposées de 1950 à 1953 s’étant terminé par un armistice et non par un traité de paix formel.(Source: AFP).
L’armée sud-coréenne a affirmé ce mardi 8 avril 2025 avoir tiré des coups de semonce après une incursion d’une dizaine de soldats nord-coréens à travers la frontière hautement sécurisée qui divise la péninsule. «Notre armée a diffusé un message d’avertissement et tiré des coups de semonce, et les soldats nord-coréens se sont déplacés vers le nord», indique un communiqué de l’état-major interarmées sud-coréen, précisant que l’incident s’était produit vers 17 heures dans la zone démilitarisée (DMZ) séparant le Nord du Sud.
«Notre armée surveille de près les mouvements des soldats nord-coréens et prend les mesures nécessaires conformément aux procédures opérationnelles», a ajouté l’état-major. Les troupes nord-coréennes ont fait une série de petites incursions à travers la frontière l’année dernière, que Séoul a décrite alors comme étant probablement accidentelles.
Plusieurs secteurs de la DMZ, envahis par une végétation dense et truffés de mines, ont récemment fait l’objet d’une activité inhabituelle. Ce lundi, l’armée sud-coréenne a signalé des mouvements suspects de soldats nord-coréens, survenus peu après la destitution de l’ex-président sud-coréen Yoon Suk Yeol par la Cour constitutionnelle vendredi dernier.
Selon le porte-parole de l’état-major sud-coréen, Lee Sung-jun, environ 1 500 soldats nord-coréens ont été observés en train de débroussailler et d’ériger des barbelés dans des zones situées en première ligne.«L’armée nord-coréenne mène actuellement un entraînement», a-t-il déclaré. «On s’attend à ce qu’il y ait bientôt un entraînement tactique ou des inspections d’évaluation par unité», a-t-il ajouté, précisant que l’armée surveillait de près tout lancement de missile de la part de la Corée du Nord, dotée de l’arme nucléaire.
La hiérarchie militaire sud-coréenne s’est déclarée prête à faire face à toute action du Nord à la suite de la destitution de M. Yoon. Les deux Corées restent techniquement en guerre depuis plus de sept décennies, le conflit qui les avait opposées de 1950 à 1953 s’étant achevé par un armistice, et non par un traité de paix.
Les relations entre Pyongyang et Séoul sont au plus bas depuis plusieurs années, après que le Nord a lancé une série de missiles balistiques en violation des sanctions de l’ONU l’an dernier. Derniers essais en date, Pyongyang a tiré plusieurs missiles balistiques mi-mars, selon Séoul, après le début d’exercices conjoints entre l’armée sud-coréenne et des troupes américaines stationnées en Corée du Sud.
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