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Le Japon fournira des équipements de défense à la Thaïlande et à sept autres pays

Le Japon prévoit de fournir des équipements de défense à la Thaïlande, aux Tonga et à six autres pays au cours de l’exercice en cours à titre d’aide à la sécurité, a déclaré vendredi une source gouvernementale, dans le but de garantir des voies maritimes sûres dans la région indo-pacifique où la Chine fait évoluer sa posture militaire.

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France | Recours climatique : quand les citoyens rappellent l’État à ses responsabilités

Pluies torrentielles, forêts en flammes, sécheresses à répétition : sur tout le territoire français, les catastrophes liées au dérèglement climatique s’enchaînent. Face à ce qu’ils considèrent comme une défaillance grave de l’État, des citoyens sinistrés et plusieurs organisations ont saisi le Conseil d’État ce 25 juin. Leur objectif : contraindre le gouvernement à agir vite, fort, et de façon concrète.

Le recours déposé par une coalition d’associations environnementales et de victimes de catastrophes naturelles n’est pas seulement symbolique. Il vise à faire reconnaître une carence réelle de l’État français en matière d’adaptation au changement climatique.

Car si l’on parle beaucoup de neutralité carbone, les politiques concrètes de protection des populations, elles, avancent à pas lents. Zones inondables toujours urbanisées, habitants laissés sans relogement après des coulées de boue, services d’urgence débordés par les canicules : pour les requérants, le pays n’est pas préparé ou ne veut pas l’être.

Au cœur de la plainte : le non-respect des engagements inscrits dans la stratégie nationale d’adaptation, censée structurer la réponse de l’État face aux risques climatiques majeurs. Sécheresses, incendies, submersions marines, pénuries d’eau potable : tous ces phénomènes, autrefois qualifiés d’« exceptionnels », sont désormais récurrents.

Mais sur le terrain, les habitants ne voient ni plans de prévention réellement appliqués, ni accompagnement durable. Pour beaucoup, les mêmes erreurs se répètent d’année en année, aggravées par l’urbanisation incontrôlée, la sous-dotation des collectivités locales et l’absence de coordination nationale.

Ce recours n’est pas parisien, ni abstrait. Il vient de citoyens frappés dans leur chair : habitants du Pas-de-Calais noyés par les crues, riverains de la Loire en alerte permanente, agriculteurs en ruine dans le sud-ouest. Derrière les termes juridiques, il y a des visages, des histoires, des foyers détruits.

Et un constat partagé : la vulnérabilité au climat dépend aussi du niveau de vie, du lieu de résidence, du statut social. Ce que réclament les plaignants, c’est donc une adaptation juste, pensée à l’échelle des territoires et des personnes.

Ce n’est pas la première fois que l’État est poursuivi sur la question climatique. L’Affaire du Siècle, en 2021, avait déjà mis en lumière le manque de cohérence entre discours et actes. Mais cette fois, il ne s’agit pas seulement d’émissions de CO₂, mais de la capacité de l’État à protéger ses citoyens des effets visibles et actuels du dérèglement.

Le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative du pays, est donc appelé à jouer un rôle inédit : non pas sanctionner un choix politique, mais rappeler que l’adaptation au climat relève du devoir de protection inscrit dans le droit français.

Trop longtemps, l’adaptation a été traitée comme un enjeu secondaire, presque défensif. Pourtant, pour les millions de Français vivant en zones à risques littoral, plaines inondables, territoires ruraux fragilisés, elle est devenue une question de survie.

Ce que souligne ce recours, c’est l’absence d’une vision d’ensemble : manque de relocalisation des logements, retard sur les infrastructures résilientes, sous-financement des agences de bassin, recul de l’ingénierie territoriale. Autant de signaux d’alerte qu’aucun gouvernement n’a réellement pris au sérieux.

En portant l’affaire devant le Conseil d’État, ces citoyens rappellent que l’action climatique ne peut plus être laissée aux bons sentiments ni aux promesses électorales. Elle est désormais une exigence démocratique, une question de justice, une obligation régalienne.

Si le juge leur donne raison, ce recours pourrait faire date, et ouvrir une nouvelle ère dans la gouvernance environnementale française : celle où l’inaction climatique ne sera plus seulement un scandale moral, mais une faute de droit.

France : un «sommet» des droites ultra conservatrices se déroule à Paris

Pierre-Edouard Stérin et Vincent Bolloré, deux milliardaires proches de la droite conservatrice, voire ultraconservatrice, ont organisé mardi soir à Paris un rassemblement de divers intellectuels ou leaders de parti politiques d’extrême droite.

Mardi 24 juin, les leaders et intellectuels d’extrême droite se sont retrouvés à Paris . Une rencontre qui intervient à deux ans de la présidentielle et qui d’après plusieurs analystes a permis de poser les bases d’une union des droites, toujours très hypothétique.

À entendre les quelque 1 200 personnes venues écouter des discours contre l’immigration, la bureaucratie ou la fiscalité, une union des droites pour 2027 est plébiscité. En témoignent les huées entendues lorsque Laetitia Bonart, journaliste et essayiste conservatrice, a dit « ne pas croire en une union des droites ».

Par exemple, Reconquête, le parti d’Eric Zemmour, faible électoralement, la désire. L’eurodéputée Sarah Knafo tente d’en jeter les bases : « On a toujours défendu une alliance qui doit se faire sur les terrains de l’identité et des libertés économiques, notamment. Ce soir, c’est la bonne manière de montrer qu’il y a un bloc de droite pour préparer les victoires de demain. »

Même chose pour le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, encore moins lourd dans la balance électorale, et jaloux de voir la gauche s’unir dans les moments clé : « Personne ne s’étonne d’avoir vu les communistes, les socialistes, Verts, LFI… pourquoi on s’étonnerait d’avoir des patriotes avec des sensibilités plus ou moins indépendantistes. Je crois qu’il faut que les Français s’habituent.

Une alliance des droites… sous la bannière du RN?

Mais plus la formation pèse dans les urnes, moins l’union des droites importe. Jordan Bardella, chef du RN, premier parti de France, appelle à se ranger derrière lui. Il juge que l’ « alternance viendra d’une majorité Rassemblement national. L’idée, c’est d’appeler tout le monde à faire un bout de chemin ensemble. » Pour Marion Maréchal, enfin, nièce de Marine Le Pen, il faudra tôt ou tard y passer, comme en Italie : « Il n’y a plus aucune digue qui empêche cette logique de l’histoire qui s’impose.

Pourtant, à ce rassemblement, aucun ténor des Républicains n’était présent. Historiquement hostile aux alliances à l’extrême droite, le parti n’a répondu à l’invitation, il faudra encore les convaincre. Même si un organisateur l’assure, certains ont vraiment dit non à contrecœur.

Iran | Golshifteh Farahani, une actrice en exil qui parle au nom d’un peuple réduit au silence

L’actrice franco-iranienne Golshifteh Farahani a récemment livré un discours bouleversant en soutien au peuple iranien. Entre poésie, mémoire et engagement, sa parole résonne comme une alerte : celle d’un peuple qui tend la main au monde libre pour ne pas sombrer dans l’oubli

Récemment invitée à s’exprimer publiquement en France, Golshifteh Farahani a choisi un mode d’expression rare mais puissant : la poésie. En lisant un extrait de « La Conscience » de Victor Hugo, elle a donné une résonance universelle à l’oppression que subissent des millions d’Iraniens. « C’est la mort de la conscience humaine », a-t-elle déclaré, la voix tremblante mais l’émotion parfaitement maîtrisée. À travers ce geste artistique et politique, elle a redonné souffle à la parole étouffée d’un peuple privé de liberté.

« Le peuple iranien vous tend la main. Il n’a plus peur. Il crie pour vivre. Il crie pour exister. » Ces mots, simples et directs, sont devenus le fil rouge de son intervention. Un cri digne, adressé à la communauté internationale.

Golshifteh Farahani n’est pas une figure de l’opposition politique au sens strict. Elle incarne quelque chose de plus intime et de plus fort : la possibilité de dire non, par l’art, à un système qui mutile les corps et les esprits. Depuis qu’elle a quitté l’Iran en 2008 après avoir joué sans voile dans un film étranger, elle est devenue une voix majeure de la diaspora iranienne.

Installée en France, elle n’a jamais cessé de porter la cause de celles et ceux qui, en Iran, vivent sous surveillance, sous censure, sous menace. Déjà, en 2023, elle avait ému lors de la cérémonie des César, en évoquant Mahsa Amini, morte sous les coups de la police des mœurs, et en appelant à la solidarité avec les femmes iraniennes.

Son discours de 2025, plus intime, plus poétique, s’inscrit dans cette continuité. Il refuse le ton accusateur, lui préférant celui de la dignité. Et c’est précisément cette retenue qui frappe.

Depuis l’automne 2022, la société iranienne vit une séquence particulièrement brutale. Le soulèvement populaire qui a suivi la mort de Mahsa Amini a donné naissance au mouvement Femmes, Vie, Liberté. Cette révolte, largement portée par les femmes et les jeunes, a été écrasée dans le sang. Arrestations massives, disparitions forcées, procès expéditifs, exécutions : les témoignages documentés par des ONG dressent un tableau d’une extrême violence.

Dans ce climat de répression, la parole des exilés iraniens est devenue une ressource précieuse. Elle permet de maintenir une mémoire vivante, d’informer au-delà des censures, et de rappeler que l’opinion publique mondiale ne peut se permettre de détourner le regard.

Farahani le dit à sa manière : « L’Histoire regarde. » Et à travers elle, c’est toute une génération d’Iraniens qui espère que leur combat ne sera pas oublié

À la croisée de la culture et de l’engagement, Golshifteh Farahani appartient à cette catégorie rare d’artistes capables de faire entendre une cause au-delà des frontières idéologiques. Ses rôles au cinéma, sa parole dans les médias, ses gestes publics, tout chez elle participe à une diplomatie du sensible. Elle ne prétend pas représenter une opposition organisée. Elle porte, au contraire, une voix singulière : celle de l’exil sans rupture, de la fidélité douloureuse à un pays qu’on a quitté mais jamais abandonné.

Ce discours s’adresse aussi, implicitement, aux sociétés occidentales. La cause iranienne peine parfois à mobiliser l’attention, alors que d’autres crises monopolisent les regards. Pourtant, les principes que défendent les manifestants iraniens liberté, égalité, dignité sont ceux-là mêmes qui fondent les démocraties libérales.

Le message de Farahani pose une question directe à l’opinion publique : Que valent nos principes s’ils n’inspirent pas notre solidarité ? Elle tend la main, au nom de son peuple, mais aussi en tant que citoyenne d’un monde qui ne peut pas se résigner à la hiérarchie des luttes.

Le discours de Golshifteh Farahani n’est ni un manifeste politique, ni une plainte personnelle. C’est un acte de résistance. Une forme d’alerte douce mais intransigeante. En convoquant Victor Hugo, elle relie le combat du peuple iranien à une mémoire universelle : celle des luttes pour la justice, partout où elle a été bafouée.

Et si l’art ne renverse pas les régimes, il empêche qu’on s’habitue à l’inacceptable.

Arménie: une tentative présumée de coup d’État déjouée selon le Premier ministre Pachinian

Le premier ministre arménien Nikol Pachinian a affirmé mercredi que les forces de l’ordre avaient déjoué une tentative de coup d’État impliquant un ecclésiastique, accusations rejetées par l’un des proches de cet opposant, tandis que se dégradent les relations entre l’Église apostolique et le pouvoir.

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Kenya | Une mémoire douloureuse sous tension : Nairobi commémore les victimes des manifestations de juin 2024

Un an après la vague de protestation qui a secoué le Kenya, les commémorations de ce 25 juin 2025 résonnent comme un cri de mémoire et un appel à la justice dans un climat social toujours tendu.

Des centaines de personnes se sont réunies pour rendre hommage aux victimes des violentes manifestations de juin 2024, qui avaient éclaté en réaction au projet gouvernemental d’augmentation généralisée des taxes. Une soixantaine de morts, des centaines de blessés, et plusieurs dizaines de disparus avaient été recensés à l’époque. Ces événements avaient laissé une cicatrice profonde dans l’opinion publique kenyane.

À l’origine du soulèvement : une pression fiscale jugée insoutenable par de nombreux citoyens, dans un contexte de forte inflation, de chômage persistant en particulier chez les jeunes et d’un coût de la vie en hausse constante. Les étudiants, jeunes diplômés, travailleurs informels ou précaires furent les plus nombreux à descendre dans la rue, criant leur désespoir face à ce qu’ils percevaient comme une déconnexion brutale entre les élites politiques et la réalité sociale.

Le gouvernement, dirigé par le président William Ruto, avait alors répondu par un déploiement massif des forces de sécurité. Si les autorités affirmaient vouloir éviter une déstabilisation du pays, la répression brutale des manifestations avait été largement critiquée par la société civile et plusieurs organisations internationales de défense des droits humains. Des cas d’arrestations arbitraires, d’enlèvements non élucidés et de violences policières ont été recensés, sans que les responsabilités ne soient clairement établies à ce jour.

Ce 25 juin 2025, les commémorations sont organisées à l’appel de plusieurs associations citoyennes et collectifs de familles endeuillées. Sur les réseaux sociaux, les hashtags #JusticeForJuneVictims et #NeverForgetKenya témoignent de l’écho encore très vif de ces événements.

Mais l’émotion s’accompagne de craintes. Des dispositifs de sécurité renforcés ont été déployés à Nairobi et dans plusieurs grandes villes du pays. Les autorités redoutent que ces rassemblements ne ravivent les tensions sociales, alors même que le débat sur la justice fiscale, la gouvernance et la transparence reste entier. Le rapport parlementaire promis sur les exactions policières n’a toujours pas été publié, et aucune réforme institutionnelle d’envergure n’a vu le jour.

Au-delà de la mémoire, ces commémorations interrogent la capacité de l’État kényan à garantir les droits fondamentaux dans un contexte de crispation sociale. Le droit de manifester, la liberté d’expression et la redevabilité des institutions apparaissent comme des piliers fragilisés dans une démocratie pourtant régulièrement citée en modèle en Afrique de l’Est.

Plus largement, le cas kényan soulève une question cruciale pour de nombreux pays du continent africain : comment concilier stabilité budgétaire et équité sociale ? Dans un monde marqué par l’endettement public croissant, les injonctions des bailleurs internationaux et les fragilités internes, la tentation de mesures fiscales impopulaires revient avec régularité. Mais lorsqu’elles ne sont pas accompagnées de transparence, de pédagogie et de justice redistributive, elles peuvent devenir le terreau de crises politiques majeures.

Les commémorations de Nairobi ne sont pas seulement un hommage aux disparus. Elles rappellent l’exigence de vérité, de justice et de réforme dans une société kényane en quête de dignité. Elles soulignent, à un an de la tragédie, que la mémoire collective peut être un levier pour refonder un contrat social plus juste, ou au contraire un marqueur persistant de rupture si les promesses restent lettres mortes.

la Nouvelle-Zélande dit oui à l’usage médical des champignons hallucinogènes

La Nouvelle-Zélande a annoncé mercredi 18 juin autoriser l’usage médical de la psilocybine, présent dans certains champignons hallucinogènes. Un traitement prometteur pour les patients atteints de dépression et n’ayant pas répondu aux traitements plus conventionnels.

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« Gwada négatif » : un groupe sanguin inédit découvert chez une Guadeloupéenne, entre prouesse scientifique et questions géopolitiques de la santé

Identifié comme le 48ᵉ système sanguin au monde, le groupe « Gwada négatif » soulève autant d’admiration scientifique que d’interrogations sur les enjeux de la diversité génétique et des politiques de santé à l’égard des populations ultramarines.

C’est une découverte scientifique majeure passée relativement inaperçue dans le tumulte médiatique mondial. Pourtant, elle résonne comme une percée biologique de premier plan. En juin 2025, lors d’une conférence internationale à Milan, un comité d’experts de l’International Society of Blood Transfusion (ISBT) a officiellement reconnu l’existence d’un nouveau système sanguin : le Gwada négatif, identifié chez une femme guadeloupéenne vivant en France hexagonale. Ce système devient le 48ᵉ à être validé par la communauté scientifique internationale.

Tout commence en 2011 par une observation étrange : un anticorps inconnu détecté dans le sang de la patiente. Aucun des marqueurs classiques des systèmes ABO ou Rhésus ne permet d’expliquer la réaction immunitaire observée. Ce n’est qu’en 2019, grâce à l’avènement du séquençage génétique à haut débit, que les chercheurs de l’Établissement français du sang (EFS) parviennent à identifier la mutation responsable. Celle-ci affecte un gène impliqué dans la reconnaissance immunologique, et ne se manifeste que si les deux parents sont porteurs du même allèle rare ce qui suppose une combinaison génétique particulièrement inhabituelle.

La Guadeloupéenne concernée est, à ce jour, la seule personne connue à porter ce groupe sanguin. En conséquence, elle ne peut recevoir de transfusion que de son propre sang, ce qui pose des risques cliniques sérieux en cas d’urgence.

Si la communauté scientifique salue cette découverte comme une avancée notable dans la compréhension de la diversité des groupes sanguins humains, elle met également en lumière un angle mort préoccupant : la sous-représentation des populations ultramarines, afrodescendantes ou mélanodermes dans les grandes bases de données médicales. En Guadeloupe comme en Martinique ou à La Réunion, les campagnes de dons du sang peinent à mobiliser durablement, souvent en raison d’une méfiance institutionnelle héritée de l’histoire coloniale, mais aussi d’un manque d’infrastructures adaptées.

Ce manque de données issues de la diversité génétique mondiale a un coût. Il limite l’efficacité des diagnostics, la qualité des soins transfusionnels et la capacité de prédiction face à des pathologies rares ou atypiques. La découverte du Gwada négatif rappelle ainsi, au-delà du cas individuel, combien il est urgent de reconsidérer les critères occidentalo-centrés des recherches biomédicales.

Le nom « Gwada négatif », proposé par l’équipe scientifique, a été validé par la patiente elle-même. Loin d’un simple clin d’œil régional, il affirme l’importance de l’origine géographique et culturelle dans une science souvent perçue comme désincarnée. Il rappelle aussi que l’universalité biologique ne peut se comprendre sans une approche inclusive, où la reconnaissance des singularités est une condition d’efficacité, mais aussi de justice.

Dès l’annonce officielle, l’EFS a lancé un appel à participation en Guadeloupe pour tenter d’identifier d’éventuels porteurs du même gène. Mais cette démarche se heurte à un défi logistique et sociétal. Comment mener une recherche d’une telle rareté dans un territoire aux moyens médicaux limités, encore marqué par les scandales sanitaires du passé comme celui du chlordécone ? L’hypothèse de porteurs silencieux existe, mais elle reste hypothétique, faute d’un dépistage systémique.

Cette affaire met aussi en lumière une problématique plus large : la nécessité de reconfigurer les politiques de santé publique pour intégrer les apports des nouvelles technologies (comme le séquençage de nouvelle génération), sans creuser davantage les inégalités structurelles entre les territoires et les populations.

Ainsi dit, la découverte du groupe Gwada négatif constitue une révolution scientifique autant qu’un miroir de nos failles sanitaires. Elle rappelle que l’exploration de la complexité humaine ne saurait s’arrêter aux standards biomédicaux dominants, et qu’en matière de santé, la reconnaissance de la diversité est plus qu’une exigence éthique : c’est une urgence vitale.

France: la CFDT annonce «l’échec» du conclave sur les retraites, François Bayrou a reçu ce mardi les partenaires sociaux pour « trouver une voie de sortie »

Le conclave sur les retraites s’est soldé par un « échec », a annoncé lundi 23 juin dans la soirée Yvan Ricordeau, négociateur de la CDFT, à l’issue de la dernière réunion après quatre mois de concertation entre partenaires sociaux. La fin du conclave est ainsi un moment de vérité pour François Bayrou, qui s’était engagé à en présenter les conclusions devant le Parlement. Mais une voie de passage reste de mise alors que les partenaires sociaux sont reçus ce mardi à Matignon

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Quand le smartphone tue le concert : Sabrina Carpenter pointe les dérives d’une époque hyperconnectée

À l’heure où la technologie s’immisce dans chaque instant de notre vie, le spectacle vivant, jadis espace privilégié d’échange et d’émotion directe, est confronté à une fracture profonde. Dans cette ère hyperconnectée, les smartphones, omniprésents dans les salles de concert, sont en train de transformer radicalement la nature même de l’expérience artistique.

Récemment, la chanteuse états-unienne Sabrina Carpenter a ravivé ce débat en annonçant qu’elle envisageait sérieusement d’interdire les téléphones portables lors de ses concerts. « Cela va vraiment énerver mes fans, mais oui, j’y pense », a-t-elle confié à Rolling Stone, dans le cadre de la promotion de son prochain album Man’s Best Friend, prévu pour le 29 août 2025.

Le constat de Sabrina Carpenter fait écho à de nombreuses situations observées ces derniers mois. Lors d’un concert de Justin Timberlake à Montréal, une fan absorbée par son téléphone n’a même pas perçu la présence du chanteur à quelques centimètres d’elle, privant ainsi l’artiste d’une interaction directe. À Berlin, c’est Chris Brown qui, excédé par une fan focalisée sur son smartphone, a saisi puis jeté l’appareil dans la foule.

Ces anecdotes ne sont pas anodines. Elles traduisent un phénomène plus large : filmer le concert au lieu de le vivre engage une relation médiatisée, éclatée, où l’instant présent est vécu à travers un écran. Or, les études comportementales sont claires : la majorité des vidéos et photos capturées en ces occasions ne sont jamais ou très rarement visionnées à nouveau. Le souvenir réel du moment, lui, s’efface.

L’omniprésence des écrans produit aussi un effet de coupure entre les individus. Le smartphone agit comme un filtre qui détourne les regards, anesthésie les émotions et érode la capacité à partager une expérience collective authentique. Cette distanciation répétée impacte la qualité des interactions humaines.

Les travaux en sciences sociales et en neuropsychologie mettent en garde : l’usage intensif des écrans, notamment chez les jeunes générations, contribue à une baisse réelle de l’empathie et à une difficulté accrue à vivre pleinement l’instant présent.

Au-delà des conséquences sociales et émotionnelles, la prolifération des vidéos amateurs diffusées sur les réseaux sociaux constitue un véritable préjudice pour les artistes et les professionnels de la production.

Ces captations, souvent de qualité médiocre, sont largement partagées avant même la sortie officielle des DVD ou des enregistrements télévisés. Cette exposition non autorisée rogne les ventes et les droits d’auteur, privant ainsi les artistes, producteurs et distributeurs de revenus essentiels. Ces ressources sont pourtant indispensables pour financer des événements toujours plus ambitieux et garantir la pérennité de la création artistique.

De surcroît, la diffusion prématurée de ces contenus enlève aux spectateurs futurs l’effet de surprise et l’émerveillement liés à la découverte directe du spectacle.

Face à ces enjeux, plusieurs artistes de renom ont adopté des politiques interdisant l’usage des téléphones pendant leurs concerts. Jack White, Bob Dylan, Adele ou Iron Maiden ont mis en place des dispositifs de type pochettes verrouillées, empêchant la captation pendant le spectacle.

La démarche de Sabrina Carpenter s’inscrit ainsi dans une dynamique de résistance à la standardisation numérique, visant à préserver la magie de l’instant vécu et le lien direct entre artistes et public.

Dans un monde saturé d’images et de sollicitations numériques, le simple geste de poser son téléphone et de lever les yeux prend une dimension nouvelle. Il s’agit d’un choix conscient de vivre pleinement, sans filtre, la richesse d’un moment partagé.

L’appel de Sabrina Carpenter dépasse la simple question d’une règle en salle : c’est une invitation à réaffirmer l’importance de l’authenticité, de la présence et de l’émotion humaine, dans une époque où la technologie peut facilement devenir un obstacle à ces valeurs fondamentales.