En Thaïlande, le gouvernement est au bord de l’effondrement : en pleine crise pour le tracé de la frontière avec son pays voisin le Cambodge, la fuite d’un appel téléphonique de la Première ministre à l’ex-dirigeant cambodgien (et toujours très puissant) Hun Sen la met en difficulté. Après le retrait d’un pilier de sa coalition, son gouvernement est à deux doigts de perdre la majorité même après les excuses qu’elle a présenté ce jeudi.
Lire la suite Thaïlande : le gouvernement au bord de l’effondrement après la fuite d’un appel téléphonique, la Première ministre présente ses excusesArchives pour la catégorie actualité
Afrique du Sud : 26 milliards de dollars engagés pour une transition énergétique sous haute surveillance
L’Afrique du Sud concentre aujourd’hui les regards de la communauté internationale en matière de transition énergétique. Avec plus de 26 milliards de dollars de financements mobilisés depuis 2021, le pays se trouve au cœur d’une expérience inédite visant à accompagner un basculement progressif vers des énergies plus propres, tout en préservant sa stabilité économique et sociale. Cette transition s’annonce toutefois longue, complexe et semée de nombreux défis.
L’Afrique du Sud figure parmi les plus gros producteurs mondiaux de charbon. Encore aujourd’hui, près de 80 % de son électricité est produite à partir de cette ressource. Cette dépendance énergétique, héritée d’une politique industrielle construite sur l’abondance de ressources fossiles, place le pays dans une situation délicate à l’heure des engagements internationaux contre le changement climatique.
En parallèle, le vieillissement des infrastructures, les difficultés de gestion du géant public Eskom et les fréquentes coupures d’électricité (« load-shedding ») ont exposé les limites du modèle énergétique sud-africain. Face à ces difficultés, la nécessité d’une transition devient à la fois un impératif environnemental et un enjeu de survie économique.
En novembre 2021, lors de la COP26 à Glasgow, l’Afrique du Sud a signé avec cinq partenaires internationaux un accord baptisé Just Energy Transition Partnership (JETP). Ce programme inédit regroupe les États-Unis d’Amérique, l’Union européenne, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, autour d’un engagement initial de 8,5 milliards de dollars, depuis porté à 9,3 milliards par l’arrivée de nouveaux partenaires.
L’objectif affiché du JETP est double :
- Réduire les émissions sud-africaines de CO₂, parmi les plus élevées par habitant dans le monde ;
- Garantir une transition « juste », c’est-à-dire socialement acceptable, en particulier pour les centaines de milliers de travailleurs dépendants de l’industrie charbonnière.
Outre les financements bilatéraux, d’autres institutions multilatérales ont renforcé leur soutien. En juin 2025, la Banque mondiale a accordé un prêt de 1,5 milliard de dollars destiné à financer des réformes structurelles d’Eskom, la modernisation du réseau électrique et le développement des énergies renouvelables.
L’Union européenne, de son côté, via son programme Global Gateway, a annoncé en mars 2025 un nouveau financement de 4,4 milliards d’euros (environ 4,8 milliards de dollars), visant notamment le développement du solaire, de l’éolien et de l’hydrogène vert.
L’Agence française de développement (AFD) a également octroyé un prêt de 400 millions d’euros, spécifiquement orienté vers le volet social de la transition, en soutenant les formations professionnelles et la reconversion des travailleurs affectés par la fermeture des mines et centrales à charbon.
Malgré ces engagements massifs, la transformation reste lente et semée d’embûches. Les difficultés structurelles d’Eskom endetté à hauteur de 20 milliards de dollars et l’état vétuste des centrales électriques compliquent la sécurisation de la fourniture électrique. L’Afrique du Sud continue de connaître des coupures d’électricité quasi quotidiennes, aggravant le mécontentement social.
Paradoxalement, ces difficultés ont amené les autorités à prolonger temporairement l’activité de certaines centrales à charbon, au grand dam des défenseurs de l’environnement. La question de la coordination des fonds internationaux, de leur bonne gestion et de la transparence des projets financés reste aussi un sujet d’inquiétude croissant au sein de la société civile sud-africaine.
Au-delà des aspects techniques et économiques, la transition énergétique sud-africaine s’inscrit dans un contexte politique délicat. Les élections générales de mai 2024 ont vu l’ANC, parti au pouvoir depuis 1994, enregistrer une perte historique de sa majorité absolue. Le gouvernement de coalition dirigé par Cyril Ramaphosa doit composer avec une société de plus en plus polarisée, où les inégalités sociales alimentent la défiance envers les projets perçus comme imposés par des intérêts étrangers.
Le succès ou l’échec de la transition énergétique pourrait ainsi peser lourd dans les équilibres politiques à moyen terme. D’autant plus que les populations des bassins miniers, notamment dans la région du Mpumalanga, craignent des pertes massives d’emploi, malgré les promesses de reconversion et de formation.
L’Afrique du Sud est aujourd’hui un laboratoire observé bien au-delà de ses frontières. Son expérience pourrait servir de modèle (ou de contre-exemple) pour d’autres économies émergentes confrontées aux mêmes dilemmes : sortir des énergies fossiles sans provoquer de fractures sociales insurmontables.
Les institutions financières internationales, de la Banque mondiale à la Banque africaine de développement, suivent de près l’avancement des projets. La réussite de cette transition conditionne en partie la crédibilité des dispositifs globaux de soutien à la décarbonation des pays du Sud, dans un contexte où les fractures entre Nord et Sud sur le climat restent vives.
En définitive, l’Afrique du Sud ne manque ni de soutiens financiers, ni de volonté politique affichée. Mais la réussite de sa transition énergétique dépendra de sa capacité à :
- Moderniser rapidement ses infrastructures électriques ;
- Soutenir effectivement les travailleurs affectés ;
- Assurer une gestion transparente des fonds internationaux ;
- Préserver sa stabilité sociale et politique.
Le pari sud-africain est à haut risque. Il pourrait néanmoins, s’il réussit, préfigurer les futures trajectoires énergétiques de nombreuses économies émergentes confrontées au même dilemme.
Myanmar : le teck finance la guerre – la forêt disparaît dans l’indifférence générale
Au cœur de Myanmar, le bois de teck coule comme une sève sanglante. Depuis le coup d’État militaire de février 2021, cette essence précieuse alimente un trafic effréné qui sert à financer la guerre civile, entre guérilla et junte entraînant une déforestation sans précédent.
Lire la suite Myanmar : le teck finance la guerre – la forêt disparaît dans l’indifférence généraleRoyaume-Uni : le rappeur nord-irlandais Mo Chara poursuivi pour soutien présumé au Hezbollah
Le rappeur nord-irlandais Liam Óg Ó hAnnaidh, plus connu sous le nom de scène Mo Chara, membre du groupe de hip-hop militant Kneecap, a comparu ce mercredi 18 juin devant le tribunal de Westminster à Londres. Il est poursuivi pour avoir, selon l’accusation, manifesté un soutien public à une organisation classée terroriste au Royaume-Uni : le Hezbollah.
L’affaire trouve son origine dans un concert donné par le groupe le 21 novembre 2024 à Londres. Lors de la prestation, Mo Chara aurait agité un drapeau du Hezbollah et scandé des slogans évoquant le Hezbollah et le Hamas. Ces faits, enregistrés sur des vidéos ultérieurement diffusées, ont conduit la police britannique à ouvrir une enquête en avril dernier.
Depuis 2019, le Hezbollah figure sur la liste officielle des organisations terroristes au Royaume-Uni. La législation antiterroriste britannique interdit toute démonstration publique de soutien à de telles organisations. L’accusation repose sur les dispositions du Terrorism Act 2000, particulièrement strict en matière de signalements et de manifestations de sympathie envers des groupes proscrits.
Lors de cette première comparution, Mo Chara a été libéré sous caution sans condition. La prochaine audience a été fixée au 20 août 2025. D’ici là, la défense entend soulever des arguments juridiques portant notamment sur la recevabilité des poursuites, évoquant un éventuel dépassement du délai légal de six mois applicable à certains chefs d’accusation.
En marge de l’audience, plusieurs centaines de sympathisants se sont rassemblés devant le tribunal londonien, agitant drapeaux irlandais et palestiniens. Le rassemblement s’est déroulé dans le calme, mais a mis en lumière l’intérêt que suscite cette affaire au-delà des cercles judiciaires, sur fond de débats politiques et culturels.
Formé en 2017, Kneecap s’est fait connaître pour ses textes mêlant anglais et gaélique, ainsi que pour ses prises de position politiques affirmées en faveur de la réunification de l’Irlande et d’un soutien revendiqué à la cause palestinienne.
Le groupe conteste toute intention de soutenir des organisations terroristes. Selon les déclarations de ses membres, le drapeau du Hezbollah aurait été lancé sur scène par un spectateur et certains slogans auraient été sortis de leur contexte. Mo Chara et ses collègues ont toutefois présenté des excuses publiques à des familles de victimes d’attentats politiques au Royaume-Uni, tout en critiquant ce qu’ils qualifient de traitement médiatique partial.
Interrogé sur l’affaire, le Taoiseach (Premier ministre) irlandais Micheál Martin a rappelé que toute expression de soutien au Hezbollah est inacceptable, en référence notamment à des précédents historiques impliquant l’organisation au Liban. Toutefois, le gouvernement irlandais n’a pas souhaité commenter le fond du dossier en cours d’instruction.
Au-delà de la procédure judiciaire, cette affaire soulève des interrogations plus larges sur les limites de la liberté d’expression artistique face aux exigences sécuritaires. Dans plusieurs pays européens, et notamment au Royaume-Uni, les prises de parole publiques sur des conflits sensibles comme celui du Proche-Orient font l’objet d’une vigilance accrue, sur fond de tensions internationales.
Le procès prévu en août devrait permettre de clarifier l’appréciation des faits au regard de la loi, tout en ravivant le débat plus global sur l’équilibre entre lutte contre le terrorisme et protection des libertés publiques dans les sociétés démocratiques.
Nota rédactionnel : conformément à sa ligne éditoriale, La Boussole – infos présente les faits avec rigueur, contextualisation et impartialité, sans commenter les procédures judiciaires en cours.
Mexique : inquiétudes, l’ouragan Erick se renforce en catégorie 4 avant de toucher les côtes du pays selon le NHC
Heure après heure, « l’extrême dangereux » ouragan Erick s’approche des côtes du Mexique. Il s’est renforcé en catégorie 4 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5, a rapporté le Centre national des ouragans de Miami(NHC). Dans une vidéo sur « X », la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a recommandé aux habitants de se protéger en restant chez eux, » de rester ensemble en famille ».
Lire la suite Mexique : inquiétudes, l’ouragan Erick se renforce en catégorie 4 avant de toucher les côtes du pays selon le NHCConflit en RD Congo : un accord de paix avec le Rwanda sera signé le 27 juin
Les experts congolais et rwandais ont paraphé un document préparatoire à un accord de paix sous l’égide des États Unis d’Amérique, mercredi à Washington. Un pas important qui doit désormais recevoir l’onction des ministres des Affaires étrangères des deux pays.
Lire la suite Conflit en RD Congo : un accord de paix avec le Rwanda sera signé le 27 juinCrise Israël-Iran: l’opposition extérieure iranienne à la manœuvre pour la fin du régime des mollahs?
Entre l’appel à la désobéissance civile lancé par le fils ainé du shah d’Iran Reza Pahlavi aux populations iraniennes et les critiques acerbes de Mahmoud Moradkhani, exilé en France et qui alerte sur les ambitions hégémonique de son oncle Ali Khameni, l’offensive israélienne contre l’Iran va-t-elle sonner la fin du régime des Mollahs dont la défense de la cause Palestinienne ne serait qu’un prétexte pour gouverner alerte M. Moradkhani.
Lire la suite Crise Israël-Iran: l’opposition extérieure iranienne à la manœuvre pour la fin du régime des mollahs?La population mondiale largement sous-estimée ? Une étude pointe des milliards de personnes ignorées
Une étude scientifique internationale remet en cause l’exactitude des chiffres officiels de la population mondiale. Selon les chercheurs, des erreurs systémiques dans les méthodes de recensement, en particulier dans les zones rurales, pourraient cacher l’existence de près de trois milliards de personnes supplémentaires.
Publiée dans la revue Nature Communications, l’étude est le fruit du travail d’une équipe de chercheurs de l’Université Aalto en Finlande. Leur méthode s’appuie sur la confrontation de plusieurs bases de données démographiques globales avec des registres de réinstallations forcées menées à l’occasion de projets d’infrastructures hydrauliques notamment des barrages dans 35 pays du monde, couvrant la période de 1975 à 2010.
Ces registres de déplacements, utilisés pour l’indemnisation des populations affectées, présentent généralement un haut niveau de fiabilité, offrant ainsi un point de comparaison inédit avec les estimations globales traditionnelles.
Les résultats sont saisissants : les populations rurales seraient régulièrement sous-estimées, avec des écarts allant de 53 % à 84 % selon les périodes et les régions étudiées. Même pour l’année 2010, censée bénéficier de méthodes plus modernes, le sous-comptage atteindrait encore entre 32 % et 77 %.
Si ces écarts sont généralisés à l’échelle mondiale, la population rurale officiellement estimée à 3,5 milliards de personnes en 2020 pourrait en réalité être beaucoup plus nombreuse. Les chercheurs avancent qu’entre 1,9 et 3 milliards de personnes pourraient ainsi être « invisibles » dans les données démographiques officielles. Cela signifierait que la population mondiale, aujourd’hui évaluée par les Nations unies à 8,2 milliards d’individus, serait en réalité nettement plus élevée.
Ces possibles erreurs de comptage ne sont pas qu’une question statistique. Elles peuvent affecter directement :
- La planification des infrastructures et des services publics : routes, écoles, hôpitaux et réseaux d’assainissement dépendent des estimations de population pour leur implantation et leur dimensionnement.
- Les politiques de santé publique : une sous-estimation des populations rurales peut fausser les stratégies de vaccination, de prévention et de lutte contre les pandémies.
- La gestion des catastrophes naturelles : des populations entières pourraient ne pas être correctement prises en compte lors des plans d’évacuation ou de distribution de l’aide humanitaire.
- La distribution de l’aide internationale et des financements : le développement rural, déjà souvent négligé, pourrait pâtir d’une vision tronquée de la réalité démographique.
Le phénomène touche de manière particulièrement sensible les régions où les populations rurales sont nombreuses et souvent difficiles à recenser : l’Afrique subsaharienne, l’Asie du Sud et l’Asie du Sud-Est. L’étude souligne que les progrès des dernières années tels que l’utilisation d’imageries satellitaires, de données mobiles et de systèmes de positionnement géographique n’ont pas encore permis de résorber entièrement ces biais dans les zones les plus reculées.
Pour les pays du Sud, où les investissements d’infrastructures sont directement liés aux prévisions démographiques, l’enjeu est stratégique : sous-estimer la population rurale, c’est risquer de sous-financer durablement des millions de citoyens invisibles.
Face à ces conclusions, les chercheurs appellent à une refonte profonde des méthodologies démographiques globales. Les recensements nationaux restent souvent incomplets, irréguliers, voire obsolètes dans certains États fragiles. Le développement de nouvelles approches mixtes combinant technologies satellitaires, intelligence artificielle, données de terrain et enquêtes participatives apparaît désormais essentiel pour obtenir une image plus fidèle de la répartition réelle des populations humaines.
Dans un contexte de tensions croissantes autour des ressources, du climat, de la sécurité alimentaire et de la migration, l’exactitude des chiffres démographiques devient un paramètre stratégique majeur. Cette étude éclaire ainsi une faiblesse fondamentale de nombreuses politiques internationales : bâties sur des données incertaines, elles pourraient ignorer des centaines de millions de personnes, invisibilisées malgré leur poids réel dans les dynamiques économiques, sociales et environnementales globales.
Minnesota : l’assassinat de l’élue Melissa Hortman choque l’Amérique, les autorités évoquent un mobile politique – les détails terrifiants sur le passage à l’acte du tueur qui a listé plusieurs noms
Un double meurtre suivi d’une chasse à l’homme spectaculaire a secoué le Minnesota et relancé le débat sur les violences à caractère politique aux États-Unis. Samedi 14 juin, Melissa Hortman, ancienne présidente démocrate de la Chambre des représentants du Minnesota, et son mari Mark, ont été tués par balles à leur domicile dans la banlieue de Minneapolis. Le suspect, Vance Boelter, 57 ans, a été arrêté deux jours plus tard, mettant fin à l’une des plus importantes opérations de traque de l’histoire de l’État.
Une attaque préméditée
Selon les autorités, l’homme avait minutieusement préparé son passage à l’acte. Le procureur fédéral Joe Thompson a décrit des faits « glaçants » et dignes « d’un cauchemar ». Boelter se serait équipé de fausses plaques de police, d’un gilet pare-balles, de munitions et d’un masque en silicone hyperréaliste, évoquant des personnages comme Michael Myers ou Fantômas, pour se déguiser en agent des forces de l’ordre.
La nuit du drame, il se serait d’abord rendu vers 2h du matin au domicile du sénateur local John Hoffman et de son épouse Yvette. Après avoir forcé l’entrée, il aurait ouvert le feu à plusieurs reprises, blessant grièvement les deux occupants. Leur fille, protégée par sa mère, a pu prévenir les secours. Le couple a survécu et est aujourd’hui hors de danger.
Boelter aurait ensuite tenté de s’attaquer à deux autres cibles, qui ont échappé de peu à l’agression l’une étant absente, l’autre protégée par une patrouille de police à proximité.
Le meurtre des Hortman
Vers 3h30, le suspect aurait atteint la résidence de Melissa et Mark Hortman. D’après le rapport officiel, il aurait tiré plusieurs fois en avançant dans leur maison, puis une seconde salve de coups de feu peu après. Lorsque la police est intervenue, les deux victimes étaient grièvement blessées et sont décédées peu après leur découverte.
Vance Boelter a été intercepté dimanche soir à plus d’une heure de route à l’ouest de Minneapolis, après une traque impliquant une centaine d’agents et des drones.
Une liste de cibles à connotation politique
L’enquête a révélé que le suspect transportait une liste d’environ 70 noms, essentiellement liés au Parti démocrate. Parmi eux figuraient des élus de haut rang comme le gouverneur Tim Walz, des sénateurs, ainsi que des militants pro-avortement. Melissa Hortman, militante de longue date pour les droits reproductifs, aurait été particulièrement ciblée : des notes et observations répétées de son domicile ont été retrouvées.
Un ami de Boelter a confirmé que ce dernier tenait des positions conservatrices très marquées, notamment contre le droit à l’avortement. « C’était un assassinat politique », a affirmé le procureur Thompson, tout en appelant à la prudence sur les motivations précises du suspect.
Vives réactions politiques et judiciaires
La classe politique américaine a largement condamné l’attaque. Le gouverneur Tim Walz a dénoncé un « acte odieux » et mis en garde contre la banalisation de la violence politique. La ministre de la Justice Pam Bondi a promis des « conséquences sévères », rappelant que le suspect fait face à six chefs d’accusation, dont deux pour meurtre par arme à feu, passibles de la prison à perpétuité, voire de la peine de mort.
« J’espère que cela servira de piqûre de rappel : on peut ne pas être d’accord avec quelqu’un sans chercher à le tuer », a conclu le procureur Joe Thompson.
Alors que l’Amérique s’interroge une nouvelle fois sur la montée des tensions politiques et idéologiques, ce drame relance le débat sur la sécurité des responsables publics et la radicalisation violente dans le pays.
Mort de Matthew Perry : le médecin principal plaide coupable pour distribution illégale de kétamine
Le décès soudain de l’acteur états-unien Matthew Perry en octobre 2023, célèbre pour son rôle dans la série Friends, avait profondément choqué le public. Près de deux ans plus tard, l’enquête judiciaire a mis au jour un réseau complexe d’abus médicaux et de trafic de substances contrôlées, impliquant plusieurs proches et professionnels de santé de l’acteur. Au cœur de ce dispositif, le médecin Salvador Plasencia vient d’accepter de plaider coupable pour la distribution illégale de kétamine, un anesthésique aux usages thérapeutiques encadrés, mais détourné ici à des fins dangereuses.
Lire la suite Mort de Matthew Perry : le médecin principal plaide coupable pour distribution illégale de kétamine