Archives pour la catégorie Société

Colombie : le sénateur et candidat à l’élection présidentielle Miguel Uribe blessé par balles, sa sécurité « étrangement réduite »

Le président colombien Gustavo Petro a affirmé lundi que le dispositif de sécurité mis en place pour protéger le sénateur et candidat d’opposition à la présidence Miguel Uribe, blessé par balles samedi, avait été « étrangement réduit le jour de l’attentat ». L’équipe de gardes du corps protégeant le dirigeant est passée de « sept à trois personnes » avant l’attaque perpétrée à Bogotá, a dénoncé le président sur « X ». 

Miguel Uribe, sénateur de droite et prétendant à la présidence en vue des élections de mai 2026, a été touché par deux balles à la tête et une au genou alors qu’il était en rassemblement de campagne dans la capitale samedi. En Colombie, la protection des hommes politiques de haut niveau ou des personnes menacées relève d’un organisme public, l’Unité nationale de protection (UNP).

Le premier président de gauche de l’histoire de la Colombie, au pouvoir depuis 2022, ajoute avoir « demandé lors d’un conseil de sécurité la plus grande rigueur dans l’enquête sur cet évènement ». Des vidéos montrent le tireur présumé, un adolescent de 15 ans rapidement interpellé, s’approcher tout prêt de lui avant d’ouvrir le feu.

M. Uribe, 39 ans, est membre du parti Centre démocratique, la principale formation de la droite colombienne. Il a subi une intervention chirurgicale dans la nuit de samedi à dimanche et se trouve toujours en soins intensifs dans la clinique Santa Fe, à Bogotá.

Une récompense pour la capture des responsables

Samedi soir, après avoir dirigé une session extraordinaire du Conseil de sécurité, Gustavo Petro a promis une « transparence totale » dans l’enquête et la recherche des auteurs intellectuels de l’attentat. Il a également annoncé l’ouverture d’une enquête sur d’éventuelles failles dans la sécurité du sénateur.

« Respecter la vie, c’est la ligne rouge », a écrit le président Gustavo Petro dans un message sur son compte « X ». Peu après ce message, le président colombien a annulé un voyage prévu en France « en raison de la gravité des événements ».

Le gouvernement colombien a annoncé qu’il offrait une récompense pour la capture de tous les responsables. Miguel Uribe appartient à une famille politique de premier plan en Colombie. Son grand-père maternel, Julio César Turbay , fut président de la République de 1978 à 1982 et sa mère, journaliste, a été assassinée en 1991, durant une période marquée par une extrême violence dans le pays.

Le sénateur conservateur Miguel Uribe, prétendant à la présidence de la Colombie pour l’élection de mai 2026 blessé par balles à la tête lors d’un meeting à Bogotá a «passé» une opération chirurgicale avec succès après avoir été hospitalisé dans un «état critique», a annoncé ce dimanche 8 juin le maire de la capitale.

L’édile, Carlos Fernando Galán, a précisé que le sénateur conservateur était entré dans «des heures critiques» de rétablissement pour la garantie de sa survie.

La Corée du Nord souffre d’une panne d’Internet généralisée, selon les experts, en raison de problèmes internes

Dans la nuit de vendredi 7 à samedi 8 juin, entre 02h00 et 03h00 du matin (heure locale de Pyongyang), la Corée du Nord a connu une panne d’internet d’envergure, affectant plusieurs de ses sites web majeurs. L’accès a été coupé pendant environ neuf heures, un événement rare dans ce pays connu pour être l’un des plus opaques au monde.

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Conférence des nations unies sur l’océan: Macron appelle à  » mobilisation », l’Afrique au centre des enjeux

Emmanuel Macron a appelé ce lundi 9 juin en ouverture à la conférence des Nations unies sur l’océan à « la mobilisation » pour sauver des océans »en ébullition. Une soixantaine de chefs d’État sont réunis à Nice pour répondre à l’urgence de la dégradation des océans. Une problématique à laquelle le continent africain n’échappe pas.

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Le niqab dans la tourmente européenne : le Danemark légifère, le Royaume-Uni vacille

Alors que les débats sur la place de l’islam dans les sociétés européennes reprennent de la vigueur, deux États d’Europe du Nord viennent d’en offrir une illustration saisissante. D’un côté, le Danemark poursuit sa politique de restrictions en matière de visibilité religieuse dans l’espace public ; de l’autre, le Royaume-Uni se divise sur la question, au point de secouer l’un de ses partis en pleine ascension.

Le 5 juin 2025, la Première ministre danoise Mette Frederiksen a annoncé sa volonté d’élargir l’interdiction du niqab voile intégral couvrant le visage à l’exception des yeux aux établissements scolaires et universitaires du pays. Une mesure qui s’ajouterait à la loi de 2018 interdisant déjà le port du voile intégral dans l’espace public danois.

La cheffe du gouvernement social-démocrate entend ainsi freiner ce qu’elle qualifie de « contrôle social musulman » et « d’oppression des femmes ». Cette proposition s’inscrit dans une logique plus large de réaffirmation des valeurs républicaines danoises, dans un pays qui, bien que peu religieux dans son ensemble, se montre particulièrement sensible aux enjeux liés à l’intégration et à la cohésion nationale.

En filigrane, ce durcissement s’accompagne d’un autre objectif : dissuader l’installation de salles de prière dans les établissements scolaires et universitaires. Pour Mette Frederiksen, l’école doit demeurer un sanctuaire laïque, affranchi de toute influence religieuse visible. Si certains y voient une défense légitime de la neutralité, d’autres y perçoivent une stigmatisation ciblée de l’islam.

La déclaration danoise a rapidement trouvé un écho outre-Manche, dans un contexte politique particulièrement sensible. Le 6 juin, la formation populiste Reform UK, dirigée par Nigel Farage, a été secouée par une crise interne consécutive à la prise de position de l’une de ses élues.

Sarah Pochin, nouvelle députée du parti, a en effet plaidé publiquement pour une interdiction générale de la burqa sur le territoire britannique, suivant ainsi l’exemple danois. Cette proposition, bien qu’individuelle, a provoqué la démission immédiate du président du parti, Zia Yusuf, entrepreneur musulman, qui a dénoncé une posture « stupide » et incompatible avec la ligne officielle.

Nigel Farage, tout en prenant ses distances avec l’idée d’interdiction, a soutenu la nécessité d’un débat public sur le sujet. Il s’est cependant gardé de condamner sa députée, révélant l’équilibre délicat que tente de maintenir Reform UK : séduire un électorat sensible aux enjeux identitaires, sans tomber dans la caricature islamophobe.

Dans un climat déjà tendu, plusieurs figures musulmanes de la société civile britannique ont réagi avec inquiétude, dénonçant un « discours codé » visant à marginaliser davantage les femmes musulmanes dans la sphère publique.

Ces deux épisodes illustrent les tensions croissantes autour des expressions religieuses visibles dans une Europe occidentale traversée par des enjeux de laïcité, d’immigration, et d’intégration. Tandis que le Danemark assume pleinement une politique d’uniformisation culturelle sous couvert de neutralité, le Royaume-Uni historiquement plus multiculturel vacille entre tolérance affichée et tentations restrictives.

Mais derrière ces débats, un enjeu plus profond affleure : celui de l’identité des sociétés européennes contemporaines. À mesure que les expressions religieuses notamment musulmanes s’installent durablement dans l’espace public, les États oscillent entre adaptation et réaffirmation autoritaire de normes perçues comme menacées.

Il reste à savoir si ces choix politiques renforceront l’unité nationale, ou au contraire creuseront davantage les lignes de fracture dans des sociétés déjà traversées par le doute.

Incendie à Reims : les morts visibles et les morts invisibles d’un « progrès vert » dévoyé

Dans la nuit du 5 au 6 juin 2025, un incendie foudroyant ravageait un immeuble HLM du quartier Croix-Rouge à Reims. Quatre personnes ont perdu la vie. L’origine du sinistre ? Une trottinette électrique entreposée dans l’un des appartements. L’incendie est officiellement qualifié d’« accidentel ». Mais à bien y regarder, il révèle une réalité autrement plus grave que la défaillance ponctuelle d’un appareil : il pointe l’échec global d’une idéologie écologique occidentale devenue aveugle à ses propres conséquences.

Derrière les fumées de Reims, ce sont des décennies de dégâts lointains, dissimulés sous le vernis d’une transition dite « verte », qui refont surface.

L’un des territoires les plus lourdement sacrifiés sur l’autel de la « révolution écologique » occidentale est la Mongolie-Intérieure, province autonome de Chine, mais aussi la Mongolie indépendante. Depuis les années 1990, les steppes de cette région ancestrale sont méthodiquement éventrées pour en extraire des terres rares ces minerais indispensables à la fabrication de batteries, d’aimants pour moteurs électriques, ou encore d’éoliennes.

L’équation est monstrueuse : jusqu’à 1 000 tonnes de sol doivent être excavées pour produire un seul kilo de terres rares utilisables. L’impact écologique est sans commune mesure : nappes phréatiques polluées, sols rendus stériles, biodiversité effondrée. Les résidus radioactifs issus des bains chimiques nécessaires à la séparation des éléments sont stockés à ciel ouvert, contaminant l’environnement pour des générations.

Mais au-delà de la catastrophe environnementale, c’est une population entière qui est dépossédée. Les communautés nomades mongoles, gardiennes millénaires des steppes, sont expropriées, déplacées, poussées à l’exode par la ruée vers ces minerais du XXIe siècle. Ce saccage, orchestré par de grands groupes industriels et validé par des puissances occidentales au nom de la « neutralité carbone », reproduit les logiques coloniales qui, hier déjà, avaient justifié l’exploitation de l’or dans ces mêmes terres.

Pendant que Paris, Amsterdam ou Oslo se félicitent d’avoir réduit leurs émissions locales, les steppes mongoles se meurent, dans l’indifférence générale. À Reims, une batterie a brûlé un immeuble. En Mongolie, ce sont des écosystèmes entiers, et des peuples, qui brûlent chaque jour à petit feu.

Les défenseurs de ces technologies avancent que l’impact environnemental serait amorti sur la durée de vie des batteries. Or cela relève du mythe.

Pour qu’une voiture électrique compense le coût énergétique et écologique de sa fabrication, il faudrait qu’elle roule au minimum 300 000 kilomètres. Mais la majorité des batteries n’atteignent jamais cette longévité. Leur dégradation progressive due aux cycles de charge, à l’usure thermique, à l’instabilité chimique entraîne leur remplacement bien avant ce seuil.

Et une fois hors d’usage, ces batteries posent un problème de taille : elles ne sont presque jamais recyclées. Démanteler une batterie lithium-ion en toute sécurité exige des équipements sophistiqués, coûteux, que la majorité des casses automobiles et centres de recyclage n’ont pas. Leur démontage, hautement inflammable, est un risque que peu d’opérateurs acceptent d’assumer.

Résultat : la filière verte est une voie à sens unique, dans laquelle les matériaux sont extraits au prix fort, puis jetés sans retour possible. C’est une économie du gaspillage enveloppée dans un discours d’efficacité. L’écologie ne se mesure plus à l’échelle du monde, mais à celle d’un quartier apaisé. La logique est claire : on pollue loin pour respirer ici.

Autre angle aveugle de cette « transition verte » : les comportements des utilisateurs de trottinettes électriques. Depuis leur implantation massive dans les grandes villes occidentales, ces engins ont généré une série quasi-quotidienne de faits divers : collisions avec des piétons, roulage en sens interdit, stationnement anarchique, vitesse excessive sur les trottoirs. La réglementation existe, mais elle est peu appliquée, souvent ignorée.

Pourquoi cette permissivité ? Parce que ces utilisateurs sont perçus, et se perçoivent souvent eux-mêmes, comme appartenant au « camp du bien ». Le simple fait d’avoir troqué une voiture contre une trottinette confère, dans l’imaginaire collectif, une légitimité morale automatique. Peu importe que l’appareil soit abandonné en travers d’un passage piéton, ou qu’il ait été surchargé dans un appartement sans ventilation : le geste est écologiquement correct, donc intouchable.

Or, cette sanctuarisation comportementale est non seulement irresponsable, mais dangereuse. Les fabricants et les opérateurs urbains ne font que peu de pédagogie sur les risques liés aux batteries : surchauffe, inflammation, instabilité. Résultat : un engin entreposé à proximité d’un congélateur peut provoquer un incendie incontrôlable, comme à Reims.

Le feu qui a tué quatre personnes dans un immeuble social français est une tragédie. Mais il est aussi le révélateur d’un mensonge plus large. Car si ces morts sont visibles, combien d’autres restent dans l’ombre ? Combien d’enfants dans les mines congolaises, combien de bergers mongols déplacés, combien de cours d’eau empoisonnés ne figurent dans aucun décompte officiel ?

Le discours dominant sur la transition écologique repose sur une fracture morale : il déplace les coûts hors du champ visible, en naturalisant une répartition inégalitaire du risque. L’idéologie verte dominante ne remet pas en cause les fondements du modèle capitaliste mondialisé ; elle les habille autrement, en promettant que des solutions techniques suffiront à faire disparaître les problèmes politiques.

Le drame de Reims ne doit pas être un simple fait divers. Il doit ouvrir les yeux sur une chaîne de conséquences qui relie l’extraction d’un kilo de néodyme en Mongolie à l’explosion d’un étage d’immeuble en Champagne. L’écologie, si elle veut redevenir un projet éthique, ne peut se contenter d’être propre ici en se salissant ailleurs.

Une affiche militante, un soutien public retiré : la Marche des fiertés 2025 au cœur d’un double paradoxe

La Région Île-de-France a annoncé ce 5 juin qu’elle retirait sa subvention à l’Inter-LGBT, organisatrice de la Marche des fiertés prévue fin juin à Paris. Une décision motivée par le caractère jugé violent et idéologique de l’affiche officielle de l’événement. Mais au-delà de la polémique immédiate, cette affaire met en lumière un double paradoxe idéologique, révélateur de l’état actuel de certains mouvements dits « progressistes » : la promotion systématique de l’homosexualité au nom des droits individuels, et son alliage étrange avec des courants islamistes qui, dans leur propre doctrine, condamnent fermement ces pratiques.

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Gérald Darmanin confirme la création d’un pôle anticriminalité à Bastia dès cet été

En visite à Bastia pour deux jours, le ministre de la Justice a confirmé ce jeudi l’annonce faite en février dernier de la création d’un pôle spécialisé dans la criminalité organisée à Bastia, et ce, dès cet été.

Pôle régional « inédit » contre la criminalité organisée, projet de pôle foncier pour simplifier les successions et souhait d’une nouvelle prison en Corse : le ministre de la Justice Gérald Darmanin a multiplié les annonces mercredi 4 juin à Bastia, assurant que « l’État n’a pas peur de juger en Corse ».

Sur la principale mesure de création d’un pôle anticriminalité à Bastia, le Garde des Sceaux a assuré qu’il « n’existera pas d’autre pôle de cette envergure dans ce combat contre la criminalité organisée dans un autre territoire de la République », ce qui « montre à la fois l’attachement de l’Etat et du ministère de la Justice à la Corse ».

Concrètement, le parquet de Bastia va prendre en charge certaines affaires liées aux bandes mafieuses comme les extorsions, incendies criminels ou trafic de stupéfiants. Les crimes de sang resteront dans le domaine de compétence de la Jirs de Marseille (juridiction interrégionale spécialisée), seule concernée, jusqu’à présent, pour le traitement de la criminalité organisée corse.

Ce pôle « ne vient rien retirer à Ajaccio, pas un magistrat en moins », a déclaré le Garde des Sceaux en confirmant un « renforcement du parquet et du siège » à Bastia pour « lutter contre la criminalité organisée qui agit dans les extorsions de fonds, qui empêche la liberté d’entreprendre, l’égalité entre les citoyens », avec l’ajout de « 57 magistrats et agents du ministère de la justice d’ici 2027″ et des arrivées »dès septembre ».

Après confirmation de la création de ce pôle dans le sillage des annonces du Garde des sceaux en février, le président de l’exécutif du Conseil Corse, Gilles Simeoni a estimé que « le contenu reste à préciser. J’ai toujours dit que l’enjeu essentiel est d’avoir une politique pénale cohérente, à la fois ferme sur les enjeux de répression mais à la fois respectueuse des droits de la défense. J’ai pris acte de la proposition qui a été rendue officielle ce jour. J’attends de voir quel sera le contenu de ce futur pôle ».

Pour sa part la première présidente de la cour d’appel de Bastia Hélène Davo a salué l’annonce de « la création immédiate » de ce pôle régional, « avec la publication dès ce soir d’une circulaire de politique pénale ». En Corse, le nombre d’homicides rapporté à la population est le plus élevé de France métropolitaine.

En même temps, nous lançons la concertation pour créer un pôle foncier à Ajaccio, qui verra le jour, je l’espère, au tout début de 2026″ pour « pouvoir aider la question des successions, de ce désordre (foncier) (..) qui empêche le fonctionnement économique classique de l’île », a également annoncé Gérald Darmanin. La Corse compte de nombreuses parcelles n’ayant jamais fait l’objet d’un titre de propriété, car la majorité des biens immobiliers et des terrains sont en indivision depuis plusieurs générations – ce qui empêche d’établir ce qui appartient à qui, ou dans quelle proportion.

Dans ce qu’il a défini comme « une révolution contre le crime organisé », le ministre est ensuite revenu sur la proposition de loi contre le narcotrafic adoptée en première lecture au Sénat, en janvier, rappelant son soutien à « la création du Pnaco (procureur national anti-criminalité organisée, ndlr) au 1er janvier 2026 », « l’extension de la confiscation de tous les avoirs criminels » et « la création d’un véritable régime de repenti » élargi aux crimes de sang.

Enfin, dans une déclaration unanimement saluée par les élus corses, il a annoncé le retrait des condamnés et mis en examen corses du Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions terroristes (Fijait), « afin qu’aucun amalgame avec les terroristes islamistes ne soit au rendez-vous ». Il répondait ainsi à une demande forte du mouvement indépendantiste Core in Fronte.

La visite du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s’est poursuit ce vendredi 6 juin au palais de justice de Bastia, où il a eu l’occasion d’échanger avec les magistrats et agents judiciaires présents en Corse.

TotalEnergies devant la justice pour »pratiques commerciales trompeuses »

En France, trois ONG accusent la compagnie pétrolière TotalEnergies de « désinformation climatique ». Jeudi 5 juin, la compagnie pétrolière a dû s’expliquer et rendre compte. Le jugement sera rendu le 23 octobre.

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Assemblée nationale(France): les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux élections municipales et législatives

Le Parlement a supprimé mercredi le vote par correspondance des détenus pour certaines élections, des parlementaires estimant que le système actuel peut faire basculer le résultat de communes ou circonscriptions avec lesquelles les prisonniers n’ont pas de lien, la gauche dénonçant un texte « politicien » à moins d’un an des municipales.

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États-Unis d’Amérique : Le président Trump menace la Californie de sanctions après la victoire d’un lycéen transgenre dans des épreuves féminines

Le président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, a annoncé vouloir imposer des sanctions financières à l’État de Californie, à la suite de la participation et de la victoire d’un élève biologiquement masculin, identifié comme femme, dans plusieurs épreuves d’athlétisme réservées aux filles lors d’un championnat scolaire.

Le jeune AB Hernandez, âgé de 16 ans et élève dans un lycée californien, a remporté deux médailles d’or (saut en hauteur et triple saut) et une médaille d’argent (saut en longueur) lors des championnats d’État organisés par la California Interscholastic Federation (CIF). Bien que biologiquement de sexe masculin, Hernandez a été autorisé à concourir dans les épreuves féminines, conformément à la législation californienne en vigueur depuis 2014 (loi AB 1266).

Cette participation a suscité des réactions controversées, notamment dans les milieux politiques conservateurs qui y voient une remise en cause des principes d’équité sportive.

Le président Trump a dénoncé publiquement cette situation, la qualifiant d’« injustice flagrante à l’égard des jeunes filles biologiquement féminines ». Il a menacé de supprimer certains financements fédéraux à la Californie, notamment dans le domaine de l’éducation, si l’État ne modifie pas ses règles sportives.

Le ministère de la Justice des États-Unis d’Amérique a également évoqué la possibilité d’engager des poursuites contre la Californie, en invoquant une atteinte au 14ᵉ amendement de la Constitution, qui garantit l’égalité de traitement devant la loi. L’argument central avancé par l’administration fédérale est que la politique californienne engendre une discrimination inversée, au détriment des filles ayant concouru contre AB Hernandez.

Face aux critiques, la California Interscholastic Federation n’a pas modifié son règlement, mais a introduit une mesure visant à autoriser les autres concurrentes à partager symboliquement la première place. Il ne s’agit pas d’un retrait de médaille pour Hernandez, mais d’une mesure de co-titrage temporaire, dans un cadre qualifié d’expérimental.

Cette affaire illustre l’un des clivages les plus marqués de la société états-unienne contemporaine : entre un pouvoir fédéral engagé dans un recentrage normatif conservateur, et des États comme la Californie, fidèles à une doctrine progressiste dans la gestion des politiques publiques, y compris scolaires et sportives.

Au-delà du sport, la question posée est celle des critères de catégorisation dans les espaces publics, à commencer par l’école. La réaction du président Trump semble s’inscrire dans une stratégie politique plus large : mobiliser son électorat conservateur autour de sujets de société clivants, en amont des élections de mi-mandat prévues en 2026.

L’enjeu dépasse la seule compétition sportive. Il pose la question de la souveraineté normative des États fédérés face à un exécutif fédéral plus interventionniste. Il soulève également des interrogations juridiques majeures, qui pourraient prochainement être tranchées par la Cour suprême, dans un contexte d’affrontement idéologique de plus en plus structuré.