Archives pour la catégorie Société

Le Vietnam prend une mesure radicale face au fléau que représente l’alcool

Le Vietnam a décidé samedi d’augmenter ses taxes sur la bière et les boissons fortement alcoolisées à 90% d’ici 2031, contre 65% actuellement, ont rapporté les médias d’État.

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Tourisme de masse : à Barcelone, Lisbonne, Venise, les habitants crient leur ras-le-bol

Ce dimanche 15 juin 2025, des milliers de manifestants ont investi les rues de plusieurs villes d’Europe du Sud. Derrière le mot d’ordre commun réguler le « surtourisme » c’est bien le rejet du tourisme de masse et de ses effets destructeurs qui s’est exprimé, à travers une colère de plus en plus transnationale. Une contestation de fond contre un modèle extractif qui transforme les villes en parcs d’attraction, et les habitants en figurants.

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Journée de l’enfant africain : de Soweto 1976 à aujourd’hui, une mémoire vive et des défis toujours brûlants

Le 16 juin 1976 à Soweto, des enfants tombaient sous les balles pour avoir réclamé leur droit à apprendre dans leur langue. Presque un demi-siècle plus tard, la Journée de l’enfant africain reste un miroir cru des défis éducatifs que le continent peine encore à relever. Entre conflits, pauvreté, choix politiques contestables et débats toujours vifs sur la langue d’enseignement, l’éducation africaine demeure un combat inachevé mais vital pour l’avenir du continent.

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France – Politique/Justice : L’ex-secrétaire d’Etat Nathalie Elimas condamnée à dix mois de prison avec sursis et à trois ans d’inéligibilité pour harcèlement moral

L’ex-secrétaire d’Etat à l’Éducation prioritaire, Nathalie Elimas, jugée pour harcèlement moral sur plusieurs collaborateurs, a été condamnée lundi à 10 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris.

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Irlande : vers l’exhumation de 796 bébés morts dans un foyer religieux pour mères célibataires

En 2014, l’historienne Catherine Corless révélait que 796 enfants avaient été inhumés anonymement sur le site d’une ancienne maison pour mères célibataires, tenue par des religieuses en Irlande. Onze ans plus tard, les premières exhumations devraient commencer dans les prochaines semaines.

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Belgique : un tiers des arrestations pour projet d’attentat terroriste concernent des mineurs; Une alerte sur la radicalisation juvénile en Europe

En Belgique, la menace terroriste prend un visage de plus en plus juvénile. Désormais, près d’un tiers des arrestations pour projet d’attentat concernent des mineurs. Ce glissement silencieux vers une radicalisation précoce interroge profondément nos sociétés : que révèle-t-il de l’état psychique, social et idéologique de la jeunesse ? Et surtout, que dit-il de nos politiques éducatives, numériques et sécuritaires, confrontées à l’effondrement des repères chez les plus vulnérables ?
À travers cette enquête belge, c’est un miroir tendu à l’ensemble des démocraties européennes comme africaines que La Boussole – infos vous propose d’explorer.

La Belgique fait face à un constat glaçant : près d’un tiers des individus arrêtés pour projet d’attentat terroriste au cours des dernières années sont des mineurs. Ce chiffre, issu du dernier rapport de l’Organe de Coordination pour l’Analyse de la Menace (OCAM), révèle une dynamique inquiétante : l’ancrage progressif de la radicalisation chez les plus jeunes, dans un climat marqué par les conflits internationaux, les fragilités sociales et la pénétration idéologique via les réseaux numériques.

Le phénomène n’est pas marginal : selon les autorités belges, près de 30 jeunes de moins de 18 ans figurent désormais dans la base T.E.R. (Terrorist Entities Register). Dans la majorité des cas, ces adolescents n’ont aucun passé criminel ou parcours connu dans les milieux extrémistes. Leur basculement vers des logiques violentes intervient souvent en quelques semaines seulement, via des canaux numériques opaques, des forums extrémistes, ou des groupes cryptés sur des messageries chiffrées.

67 % de ces jeunes seraient des « loups solitaires », opérant en marge de réseaux structurés, mais inspirés par des discours radicaux islamistes ou d’extrême droite. D’autres évoluent dans de petites cellules, parfois improvisées mais capables d’élaborer des scénarios meurtriers crédibles.

Le rapport de l’OCAM révèle aussi la nature des cibles envisagées dans ces projets déjoués. Environ 15 % visaient explicitement des lieux fréquentés par des membres de la communauté juive, dans un contexte où le conflit israélo-palestinien, ravivé depuis octobre 2023, continue de polariser les esprits. Mais d’autres plans concernaient des écoles, des institutions publiques ou des figures symboliques du pouvoir.

Les autorités précisent que sur les 287 signalements traités en 2024, 12 % représentaient une menace sérieuse, 31 % une menace moyenne, et 57 % restaient de faible niveau. Ce taux, bien qu’inférieur à ceux observés à l’apogée des années Daech (2015–2017), reste significatif. Le niveau d’alerte global demeure à 3 sur 4 en Belgique.

Les experts de la sécurité et de la santé mentale convergent : cette radicalisation accélérée chez les mineurs traduit une crise éducative et civilisationnelle. Les jeunes ciblés sont souvent en situation de décrochage scolaire, de rupture familiale ou d’exclusion sociale. Les discours de haine, simplificateurs et manichéens, rencontrent alors un terrain fertile.

Le phénomène est aggravé par la faible régulation des plateformes sociales, où circulent des contenus violents, conspirationnistes ou antisémites, souvent traduits ou sous-titrés dans des langues accessibles aux adolescents européens.

Face à cette nouvelle configuration de la menace, les autorités belges ont mis en place une coopération renforcée entre police, justice, services sociaux, écoles et structures de santé mentale. Les plans de prévention de la radicalisation (RAN) ont été élargis aux établissements scolaires, et des cellules psychopédagogiques spécialisées interviennent dès les premiers signaux.

Mais les spécialistes avertissent : la réponse purement sécuritaire est insuffisante. Elle doit être complétée par une stratégie éducative et culturelle, ancrée dans une revalorisation du lien social, de l’esprit critique et de la compréhension des enjeux géopolitiques contemporains.

Le cas belge illustre une tendance plus large qui touche l’ensemble de l’Union européenne et au-delà. La jeunesse, fragilisée par les crises multiples (climatiques, économiques, culturelles), devient la cible d’idéologies violentes qui exploitent leur quête de sens et leur besoin d’appartenance.

Le défi n’est donc pas uniquement sécuritaire : il est civilisationnel. Il s’agit de préserver l’intégrité mentale, sociale et politique de la jeunesse, en lui offrant des repères solides, des espaces de débat, et des alternatives à la violence comme réponse aux injustices réelles ou perçues.

Les États d’Afrique francophone, souvent confrontés à des problématiques similaires, notamment dans les régions sahéliennes ou côtières exposées à l’islamisme radical, pourraient tirer des leçons de l’approche belge à condition d’y adjoindre une lecture contextuelle propre à leurs réalités sociales et historiques.

La Belgique alerte sur une tendance lourde : la radicalisation terroriste touche désormais des adolescents, de plus en plus jeunes, en quête d’idéal et exposés à des discours destructeurs. Derrière chaque arrestation se profile une double urgence : empêcher l’attentat, mais surtout prévenir la fracture sociale et psychologique qui conduit à ces dérives.

Nigeria : tensions dans le centre du pays au lendemain d’une attaque meurtrière

Au Nigeria, la police a violemment dispersé une manifestation dimanche 15 juin à Makurdi, la capitale de l’État du Benué. Des milliers de personnes étaient descendues dans la rue pour dénoncer les violences communautaires qui secouent la région, au lendemain d’une attaque meurtrière à Yelewata, qui a fait au moins 45 morts selon les autorités, et peut-être une centaine selon des témoins locaux.

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Maroc : Rabat appelle à une mobilisation mondiale contre le travail des enfants

Le Maroc hausse le ton face à une réalité encore trop tolérée dans de nombreuses régions du monde : le travail des enfants. À l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants (12 juin), Rabat a appelé la communauté internationale à des actions « concrètes, extensibles et coordonnées » pour éradiquer ce fléau. Au-delà des discours, le royaume ambitionne de se poser en acteur moteur dans ce combat global, en mettant en avant ses propres avancées et en incitant à une responsabilisation collective.

Selon les derniers chiffres de l’Organisation internationale du travail (OIT), plus de 160 millions d’enfants à travers le monde sont contraints de travailler, dont près de la moitié dans des conditions dangereuses. Et les progrès observés ces deux dernières décennies stagnent, voire régressent, sous l’effet conjugué des crises économiques, climatiques, géopolitiques et des conflits armés.

Dans ce contexte, la voix du Maroc, pays du Sud ayant connu ses propres batailles sociales, vient rappeler que la lutte contre le travail infantile ne saurait être un luxe réservé aux pays industrialisés. Elle concerne autant les dynamiques nationales que les chaînes de valeur mondialisées qui exploitent des enfants pour produire à moindre coût.

Sur le plan national, le Maroc a réduit de manière significative le travail des enfants ces dernières années. Le Haut-Commissariat au Plan estimait à 113 000 le nombre d’enfants travailleurs en 2021, soit moins de 2 % de l’ensemble des enfants âgés de 7 à 17 ans. Une baisse notable par rapport aux décennies précédentes, fruit d’une série de mesures législatives et éducatives, notamment l’instauration de l’obligation scolaire jusqu’à 15 ans et des programmes de lutte contre la pauvreté des familles.

Mais ces chiffres cachent des poches de vulnérabilité persistantes, notamment en milieu rural, dans les secteurs agricoles ou domestiques, où le travail des filles demeure sous-déclaré. Rabat en est conscient, et c’est précisément cette lucidité qui donne du poids à son appel à l’échelle internationale.

Lors de son intervention officielle, la délégation marocaine a exhorté les États, les institutions multilatérales et les entreprises transnationales à s’engager dans une action globale structurée, comprenant :

Des normes contraignantes pour interdire l’exploitation infantile dans les chaînes d’approvisionnement ;
Des programmes massifs d’éducation et de soutien aux familles vulnérables ;
Une coopération judiciaire et économique renforcée pour sanctionner les circuits de travail illégal ;
Et une mobilisation accrue des financements internationaux, notamment via les institutions de Bretton Woods et les fonds climat, les enfants étant souvent victimes collatérales des bouleversements environnementaux.

Cette posture s’inscrit dans une évolution notable de la diplomatie marocaine, qui cherche à conjuguer développement économique, stabilité politique et engagement en faveur des droits humains. Si Rabat s’est parfois montré réservé sur certaines questions sociétales, son plaidoyer contre le travail infantile s’ancre dans une vision plus large : celle d’un multilatéralisme rénové, où les pays du Sud ne sont plus de simples récepteurs de normes occidentales, mais des protagonistes actifs d’un nouvel ordre international plus juste.

En creux, le discours marocain rappelle également la responsabilité des États du Nord : non seulement dans la persistance de la pauvreté globale, mais aussi dans le maintien d’un système économique qui ferme les yeux sur les conditions de production des biens de consommation. Derrière chaque vêtement, chaque téléphone, chaque denrée importée, une question subsiste : quel enfant y a-t-il sacrifié son enfance ?

Le Maroc, tout en reconnaissant ses propres avancées, appelle à une action collective, coordonnée et ambitieuse contre le travail des enfants à l’échelle mondiale. Son message dépasse le cadre moral pour s’ancrer dans une exigence politique : faire de la fin du travail infantile un impératif global, dans lequel chaque acteur État, entreprise, citoyen a un rôle à jouer.

Canada : Les feux de forêt se rapprochent dangereusement de la ville de Vancouver, dans l’ouest du pays, les autorités craignent le pire dans tout le pays

Des feux de forêt menaçants se rapprochent de Vancouver, en Colombie Britannique. À Squamish, l’état d’urgence est décrété et des milliers de personnes sont appelées à se préparer à évacuer. Le Canada vit un début de saison exceptionnellement violent renforçant une situation catastrophique dans tout le pays.

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Noémie Lenoir brise le silence sur un mal qui ronge : « Je suis alcoolique, et je le resterai toute ma vie »

Le témoignage de Noémie Lenoir n’est pas une confession de star en quête d’attention. C’est un cri lucide sur une maladie qui tue des millions de personnes chaque année et que nos sociétés refusent encore de traiter avec sérieux. En affirmant « Je suis alcoolique, et je le resterai toute ma vie », la comédienne alerte sur les ravages d’une dépendance souvent banalisée, parfois même valorisée. Ce n’est pas une revendication. C’est une alerte. Et elle mérite d’être entendue.

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