L’armée thaïlandaise a annoncé, lundi 23 juin, la fermeture de la circulation avec le Cambodge dans six provinces, sauf pour les étudiants et personnes ayant besoin d’un traitement médical.
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Procès de Boualem Sansal : l’écrivain algérien face à la justice, dans un contexte diplomatique délicat
L’écrivain algérien Boualem Sansal, figure reconnue des lettres francophones, se trouve au cœur d’une procédure judiciaire à Alger qui suscite de nombreuses réactions, tant sur le plan national qu’international. L’affaire, au-delà des enjeux strictement judiciaires, met en lumière la complexité des équilibres politiques internes et des relations bilatérales entre l’Algérie et la France.
Le mardi 24 juin 2025, le tribunal d’Alger a tenu l’audience en appel du procès de Boualem Sansal. Le parquet a requis dix années de prison ferme et une amende d’un million de dinars à l’encontre de l’écrivain, aujourd’hui âgé de 80 ans. Il avait déjà été condamné en première instance à cinq ans de prison et à 500 000 dinars d’amende.
Les poursuites concernent des déclarations publiques de l’auteur dans lesquelles il abordait notamment des questions relatives aux frontières héritées de la période coloniale et aux relations régionales. Les autorités judiciaires ont estimé que ces propos constituaient une atteinte à l’intégrité du territoire national.
Durant l’audience d’appel, qui a été brève, Boualem Sansal a assuré seul sa défense, affirmant que ses prises de position relevaient de l’expression littéraire et historique, et s’inscrivaient dans le cadre des libertés garanties par la Constitution.
Depuis de nombreuses années, Boualem Sansal s’est illustré par une œuvre littéraire largement diffusée à l’étranger, souvent caractérisée par une réflexion critique sur l’histoire et la société algérienne contemporaine. Dans un contexte national où les questions de souveraineté et de mémoire demeurent sensibles, ses prises de position ont suscité des réactions diverses au sein de l’opinion publique et des autorités.
L’affaire intervient dans un climat où les questions d’expression publique et de débat historique sont encadrées avec une attention particulière par les institutions algériennes.
Cette procédure judiciaire s’inscrit également dans un contexte diplomatique suivi avec attention par la France. Selon plusieurs sources médiatiques, des discussions auraient eu lieu concernant la représentation juridique de l’écrivain lors de son procès. La France, sollicitée sur ce point, aurait accepté une modification de l’avocat initialement pressenti. Toutefois, aucun avocat étranger n’a finalement été présent à l’audience.
Les autorités françaises ont, pour leur part, exprimé publiquement leur souhait qu’un geste humanitaire soit envisagé, eu égard à l’âge avancé et à l’état de santé de Boualem Sansal, qui est atteint d’une maladie chronique.
Le tribunal d’Alger doit rendre sa décision le 1er juillet 2025. L’issue de ce procès est suivie avec attention tant par les milieux littéraires internationaux que par diverses instances politiques et diplomatiques. Elle illustre la complexité des équilibres entre souveraineté nationale, liberté d’expression et relations bilatérales dans le cadre des enjeux actuels entre l’Algérie et ses partenaires.
Cette affaire met ainsi en lumière la délicate articulation entre expression intellectuelle et cadre juridique national, dans un contexte politique et historique particulièrement sensible.
Trump appelle Israël à la retenue après des violations du cessez-le-feu avec l’Iran
Le président américain Donald Trump a accusé mardi à la fois Israël et l’Iran d’avoir violé le cessez-le-feu, quelques heures seulement après l’avoir annoncé. Il a exprimé une frustration particulière à l’égard d’Israël, qui venait d’annoncer de nouvelles frappes majeures contre Téhéran.
Lire la suite Trump appelle Israël à la retenue après des violations du cessez-le-feu avec l’IranConflit en RDC : quelles suite après la rencontre entre le président et les Églises de RDC?
Ce mercredi 25 juin, la teneur du rapport de mission remis par la Cenco et l’EEC au président Étienne sera rendu public. Une initiative qui intervient après le rendez-vous entre le président et les épiscopats, qui par ailleurs lui a permis de se rassurer que les représentants de l’église ne travaillaient pas contre le pouvoir en place. Des questions sur la prochaine étape de ses conciliabules et leur implication dans le processus de paix s’élèvent .
Lire la suite Conflit en RDC : quelles suite après la rencontre entre le président et les Églises de RDC?Santé sexuelle après 60 ans : une réalité ignorée, un tabou persistant
Alors que l’espérance de vie s’allonge sur tous les continents, un domaine demeure enveloppé de silence : la sexualité des seniors. Après 60 ans, le désir ne s’efface pas, il se transforme. Pourtant, les sociétés peinent à reconnaître cette évidence, tant le lien entre sexualité et jeunesse reste ancré dans l’imaginaire collectif. L’invisibilisation de la vie intime des aînés reflète bien plus qu’une simple gêne : c’est un déni de leur humanité pleine et entière.
Les chiffres sont sans équivoque. Selon une étude des Petits Frères des Pauvres, 91 % des seniors vivant en couple expriment encore du désir, et 50 % rapportent une activité sexuelle régulière. Cette réalité dépasse les frontières françaises, tant les témoignages convergent également dans les sociétés africaines, souvent tiraillées entre pudeur culturelle et reconnaissance implicite de la vitalité affective des aînés.
Les faits démentent ainsi les préjugés. Vieillir n’efface ni le besoin d’intimité, ni celui de tendresse. Le corps change, le rythme aussi, mais le désir s’adapte et persiste.
Pourquoi alors un tel silence ? Parce que la sexualité des aînés dérange. Les représentations dominantes continuent de glorifier des corps jeunes, normés, standardisés. Le vieillissement est réduit à une dégradation, et non à une évolution. Cette exclusion du champ du désir entretient la marginalisation affective des seniors, en particulier des femmes, souvent perçues comme « asexuées » dès la ménopause.
Conséquence : de nombreux aînés n’osent aborder leurs questions intimes, même auprès des professionnels de santé. Troubles érectiles, sécheresse vaginale, douleurs articulaires, diminution de la lubrification : ces réalités physiologiques naturelles restent trop souvent tues, alors même qu’elles peuvent être accompagnées et surmontées.
Passé 60 ans, la sexualité se redéfinit. Moins centrée sur la performance, elle s’enrichit d’une dimension affective plus profonde. Les caresses, les confidences, les regards complices prennent le relais de l’urgence des premières années. Chez certaines femmes, l’orgasme devient même plus intense, fort d’une meilleure connaissance de soi et d’une sérénité nouvellement acquise.
Cette intimité apaisée offre des bénéfices multiples : amélioration de l’estime de soi, bien-être psychologique, renforcement du lien conjugal, et même stimulation cognitive. Car la vie affective ne s’arrête pas au seuil de l’âge : elle continue d’entretenir la joie de vivre et l’équilibre personnel.
Au fond, le tabou de la sexualité des seniors traduit une vision utilitariste et productiviste de l’existence humaine. Une société qui refuse de reconnaître le droit au désir passé un certain âge confine ses aînés dans une forme de relégation silencieuse.
Rompre avec ce non-dit suppose d’abord une prise de conscience collective :
- Former les médecins à accueillir la parole intime des patients âgés.
- Inclure les plus de 60 ans dans les campagnes de prévention et de santé sexuelle.
- Représenter positivement la diversité des âges dans les médias et la culture.
- Ouvrir des espaces de parole, où les aînés puissent exprimer leurs attentes affectives sans crainte ni honte.
La sexualité après 60 ans n’est ni marginale, ni anecdotique. Elle participe pleinement de la qualité de vie et de la dignité humaine. En brisant le tabou qui l’entoure, il ne s’agit pas seulement de parler de plaisir, mais de reconnaître aux aînés le droit fondamental de continuer à être des êtres désirants et désirables. Le silence actuel est un aveu de frilosité collective ; il est temps d’en faire un sujet légitime de société.
L’Iran lance des missiles en direction des bases militaires États-uniennes au Qatar, Doha affirme les avoir « intercepté avec succès »
Le Qatar a déclaré avoir intercepté des missiles visant la base américaine située sur son territoire, la plus grande du Moyen-Orient. L’attaque qui visait la base aérienne d’Al-Udeid, » n’a fait ni morts ni blessés « , a indiqué le ministère qatari de la défense. L’émirat a affirmé que cette opération constituait une » violation flagrante » de sa souveraineté.
Lire la suite L’Iran lance des missiles en direction des bases militaires États-uniennes au Qatar, Doha affirme les avoir « intercepté avec succès »Philippines : la vice Présidente Duterte veut l’abandon de la procédure de destitution à son encontre
La vice-présidente des Philippines Sara Duterte a demandé, lundi 23 juin, l’abandon de la procédure de destitution à son encontre, déjà validée par la chambre basse.
Lire la suite Philippines : la vice Présidente Duterte veut l’abandon de la procédure de destitution à son encontreFrance: le débat sur le conflit Israël-Iran souhaité par le président Macron à l’assemblée Nationale aura lieu ce mercredi soir.
Le gouvernement organisera, comme souhaité par le président Emmanuel Macron, un débat à l’Assemblée nationale sur la guerre entre l’Iran et Israël mercredi soir à partir de 21H30 heures locale, a-t-on ce lundi auprès de Matignon.
Lire la suite France: le débat sur le conflit Israël-Iran souhaité par le président Macron à l’assemblée Nationale aura lieu ce mercredi soir.Un physicien américain propose un trajet vers Mars en 90 jours grâce à une technologie déjà disponible
Une nouvelle approche du voyage interplanétaire, présentée par un chercheur de l’Université de Californie à Berkeley, pourrait bouleverser la manière dont l’humanité envisage l’exploration de la planète rouge.
Jusqu’à présent, se rendre sur Mars représentait un périple de six à neuf mois, au-delà des limites d’exposition recommandées aux radiations cosmiques pour les astronautes. Mais selon Jack Kingdon, physicien à l’Université de Californie à Berkeley, ce voyage pourrait ne durer que 90 jours, sans avoir besoin de technologies futuristes. Sa proposition, publiée récemment dans la revue Scientific Reports, s’appuie uniquement sur les technologies existantes, notamment la fusée Starship de SpaceX.
Un raccourci interplanétaire basé sur la physique classique
Le cœur du projet repose sur une optimisation des trajectoires interplanétaires selon le problème de Lambert, une méthode bien connue des ingénieurs aérospatiaux. Contrairement aux idées reçues, cette trajectoire accélérée ne nécessite pas de propulsion nucléaire ou ionique encore en développement, mais uniquement une fusée chimique puissante et réutilisable : le Starship.
Le plan prévoit l’envoi de six vaisseaux spatiaux : deux habités et quatre cargos non habités transportant du matériel et des ressources. Pour les préparer, environ 45 lancements seraient nécessaires sur une période de deux à trois semaines. Un rythme intensif mais cohérent avec les ambitions logistiques de SpaceX.
Une manœuvre en orbite basse avant le grand départ
Le défi le plus complexe serait l’organisation en orbite terrestre. Des ravitailleurs Starship, spécialisés dans le transport de carburant, devraient procéder à une série de ravitaillements cryogéniques :
• Les deux vaisseaux habités nécessiteraient 15 ravitaillements chacun, pour embarquer environ 1 500 tonnes de propulseur.
• Les quatre cargos recevraient chacun quatre ravitaillements et emprunteraient une trajectoire plus lente mais économiquement avantageuse.
Une fois ravitaillés en méthane et oxygène liquide, les vaisseaux habités s’élanceraient sur une trajectoire de type Lambert à haute énergie, permettant un transit en 90 jours. À l’approche de Mars, une manœuvre de freinage permettrait de réduire leur vitesse de 9,7 km/s à environ 6,8 km/s avant d’entrer dans l’atmosphère martienne.
Aérocapture et atterrissage propulsif
La phase finale du voyage vers Mars serait marquée par une aérocapture, technique audacieuse mais prometteuse : le vaisseau utiliserait l’atmosphère martienne pour freiner sans consommer de carburant, avant un atterrissage propulsif sur la surface.
Le scénario proposé serait réalisable dès 2035, selon les calculs, à condition que SpaceX réussisse à maîtriser deux éléments critiques : le ravitaillement cryogénique orbital à grande échelle et l’aérocapture à haute vitesse, encore jamais testés en conditions réelles.
Le voyage retour, un pari technologique
Le retour vers la Terre serait encore plus complexe. Le plan nécessiterait la construction préalable d’une usine de production de carburant sur Mars, reposant sur le procédé Sabatier, qui transforme le dioxyde de carbone et l’eau martienne en méthane et oxygène.
Une fois ravitaillé en orbite martienne par l’un des cargos envoyés plus tôt, le vaisseau habité pourrait alors entamer un voyage retour de 90 jours vers la Terre.
Une proposition ambitieuse mais controversée
Si la proposition de Jack Kingdon suscite l’enthousiasme, elle ne fait pas l’unanimité dans la communauté scientifique. Le chercheur admet que ses idées contredisent les approches privilégiées par des institutions comme la NASA, qui misent encore sur la propulsion nucléaire thermique, jugée plus adaptée aux voyages rapides, bien que cette technologie soit loin d’être mature sur le plan technique et réglementaire.
Vers une colonie humaine sur Mars ?
Cette avancée s’inscrit dans une vision plus large portée par Elon Musk, qui souhaite bâtir une ville autosuffisante sur Mars. Pour y parvenir, SpaceX envisage d’y envoyer dans un premier temps des robots pour la construction d’infrastructures de base, avant de faire voyager les premiers colons volontaires.
En réduisant la durée du voyage à seulement trois mois, le scénario de Kingdon pourrait bien rapprocher cette ambition d’une réalité tangible — à condition de surmonter les nombreux défis logistiques, techniques et financiers que pose une telle expédition.
Hémophilie A : des résultats préliminaires encourageants pour le NXT007 de Roche
Dans un domaine où chaque progrès médical peut transformer la vie de milliers de patients, les derniers résultats de l’essai clinique de phase I/II du traitement expérimental NXT007 développé par le groupe pharmaceutique Roche suscitent un vif intérêt au sein de la communauté scientifique. L’étude rapporte une réduction significative, voire une disparition, des saignements majeurs chez des patients atteints d’hémophilie A.
L’hémophilie A est une maladie génétique rare, liée au chromosome X, qui touche majoritairement les hommes. Elle se caractérise par un déficit en facteur VIII de coagulation, provoquant des hémorragies parfois graves et difficiles à contrôler. On estime à environ 400 000 le nombre de personnes concernées dans le monde, avec des disparités importantes d’accès aux soins entre les pays développés et les régions à ressources limitées, notamment en Afrique et en Asie.
Développé par la société pharmaceutique suisse Roche, le NXT007 est un anticorps bispécifique de nouvelle génération. Contrairement aux thérapies traditionnelles qui reposent sur des perfusions régulières de facteur VIII, ce traitement vise à imiter la fonction du facteur déficient en se fixant simultanément sur deux cibles du système de coagulation. Cette approche permettrait de réduire considérablement la fréquence des administrations et d’améliorer la qualité de vie des patients.
Les premiers résultats publiés dans le cadre de l’étude de phase I/II sont jugés très prometteurs : chez les patients traités, aucun saignement majeur n’a été observé pendant la période de suivi. Les chercheurs soulignent cependant que ces résultats concernent un échantillon limité et que la prudence reste de mise avant toute généralisation.
L’hémophilie reste une maladie particulièrement pénalisante dans de nombreux pays en développement, où les produits dérivés du plasma et les facteurs de coagulation sont souvent rares, coûteux, ou soumis à des risques de contamination. En Afrique subsaharienne, notamment, de nombreux patients ne bénéficient pas d’un diagnostic précoce ni d’une prise en charge adaptée, exposant les jeunes enfants à des complications orthopédiques lourdes et à un risque accru de mortalité.
Si les études futures confirment l’efficacité et la sécurité du NXT007, ce traitement pourrait constituer une avancée majeure, à condition toutefois que son accessibilité financière soit assurée au-delà des seuls marchés des pays industrialisés. Comme souvent en matière de santé mondiale, l’innovation technologique pose également la question cruciale de l’équité dans l’accès aux soins.
Avant toute commercialisation à large échelle, le NXT007 devra franchir avec succès les essais cliniques de phase III, impliquant un plus grand nombre de patients et des périodes de suivi prolongées. Par ailleurs, les agences de régulation sanitaire devront évaluer non seulement l’efficacité mais aussi la tolérance du traitement sur le long terme, notamment vis-à-vis de possibles complications thromboemboliques.
Le groupe Roche, qui commercialise déjà l’anticorps bispécifique Hemlibra (émicizumab) largement utilisé dans le traitement de l’hémophilie A, affirme que le NXT007 pourrait offrir un contrôle encore plus stable des saignements, avec des injections espacées jusqu’à une fois par mois, voire moins.
Si ces résultats se confirment, le NXT007 s’inscrirait dans la continuité des progrès récents qui transforment progressivement la prise en charge des maladies hémorragiques rares. Reste toutefois à veiller à ce que ces avancées, fruits de la recherche biomédicale des grands groupes pharmaceutiques, ne creusent pas davantage les écarts d’accès entre les pays industrialisés et les régions encore très exposées à la précarité sanitaire.