Les autorités militaires du Burkina Faso ont annoncé début janvier 2026 avoir déjoué une nouvelle tentative de coup d’État, accusant ouvertement la Côte d’Ivoire d’être impliquée dans une entreprise de déstabilisation du pouvoir en place. Ces accusations, graves et sans précédent à ce niveau, s’inscrivent dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre Ouagadougou et Abidjan.
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Culture – Mode : Alla Ilchun, la muse de Christian Dior, aura sa statue à Almaty (Kazakhstan) pour son 100e anniversaire
En cette année 2026 sera célébré le 100 anniversaire de la naissance d’Alla Ilchun, la muse du grand couturier français, Christian Dior dont qui a déjà été le sujet de plusieurs de nos articles ces dernières années, avec une statue à son effigie à Almaty, ancienne capitale du Kazakhstan, son pays d’origine.
Pour que cela puisse se faire, il a d’abord fallut décider de l’aspect de ladite statue, ce qui s’est décidé en avril 2025 par l’organisation d’un concours sur lequel nous revenons dans le présent article.
Lire la suite Culture – Mode : Alla Ilchun, la muse de Christian Dior, aura sa statue à Almaty (Kazakhstan) pour son 100e anniversaireSociété : retour en images sur le colloque international des femmes face à l’islamisme du 13/12/25 (Lyon, France)
Samedi 13 décembre 2025 s’est tenu, à Lyon (France), un colloque international des femmes face à l’islamisme. Tant de choses essentielles s’étant dites, nous n’avons pas encore fini de retranscrire par écrit ce qu’il est essentiel de vous faire part. Alors, afin, à la fois, de vous aider à patienter un peu plus longtemps et d’être encore plus pressés d’en connaître le contenu, nous avons finalement décidé de vous proposer un premier retour en images.
Lire la suite Société : retour en images sur le colloque international des femmes face à l’islamisme du 13/12/25 (Lyon, France)Algérie : mémoire coloniale et enjeux géopolitiques à l’épreuve d’Alger
Alger accueille depuis le 30 novembre une conférence internationale sur les crimes du colonialisme, organisée sous l’égide de l’Union africaine. Présentée comme une initiative visant à faire reconnaître les injustices du colonialisme et à explorer des mécanismes de réparation, l’événement est déjà l’objet de controverses, tant pour son instrumentalisation politique que pour les angles historiques qu’il omet.
Lire la suite: Algérie : mémoire coloniale et enjeux géopolitiques à l’épreuve d’AlgerAlors que le colonialisme européen est au centre des débats, la conférence d’Alger révèle ce qui demeure largement tabou : la colonisation arabo-musulmane, qui fut souvent bien plus violente et destructrice. Par ailleurs, la réunion est rapidement devenue un outil diplomatique, permettant à l’Algérie de soutenir le Polisario et d’instrumentaliser la mémoire historique à des fins géopolitiques.
Une conférence à double enjeu
Officiellement, la conférence vise à promouvoir la reconnaissance des crimes coloniaux et à envisager des réparations pour les Africains et leurs descendants, sous le thème “Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine à travers les réparations”. Diplomates, juristes, historiens et représentants de la diaspora africaine et caribéenne participent à l’événement. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a insisté sur la nécessité d’un cadre juridique pour restituer équitablement les biens volés et compenser les victimes, affirmant que ces mesures ne doivent être perçues ni comme des cadeaux ni comme des faveurs.
Pourtant, selon certains médias, l’Algérie a transformé cette réunion en tribune pour le Polisario, détournant partiellement l’objectif initial. La conférence illustre ainsi le risque de récupération politique de la mémoire historique, où le souvenir des crimes coloniaux sert des intérêts diplomatiques contemporains.
Contextualisation historique : entre colonialismes européen et arabo-musulman
Si la colonisation française a profondément marqué l’Algérie, il est nécessaire de nuancer le récit. Les incursions européennes ont eu pour objectif partiel de mettre un terme aux raids barbaresques qui, depuis le Maghreb, dévastaient les côtes méditerranéennes et atlantiques, allant jusqu’en Islande. Ces raids impliquaient pillages, massacres et enlèvements d’hommes, femmes et enfants, réduits en esclavage, affectant non seulement les populations africaines du Nord et sub-sahariennes, mais aussi européennes.
Par ailleurs, la composition actuelle de la population algérienne complexifie la légitimité morale d’Alger comme “pays le plus meurtri” par la colonisation européenne. Les Amazighs constituent les habitants originels, tandis que la majorité de la population est descendante de colons arabes venus après la conquête islamique. Cette réalité historique illustre un paradoxe : l’Algérie, tout en revendiquant le statut de victime du colonialisme français, est elle-même héritière d’une longue histoire coloniale interne et régionale.
mémoire et instrumentalisation
Le choix d’Alger pour accueillir la conférence n’est pas neutre. Il offre au pays une tribune stratégique pour soutenir le Polisario dans le cadre du conflit du Sahara occidental, transformant un événement de mémoire en outil diplomatique. Cette instrumentalisation illustre une tendance plus large : la mémoire historique devient un levier géopolitique, capable de renforcer l’influence régionale et internationale, tout en masquant certains aspects du passé colonial, notamment la colonisation arabo-musulmane.
La conférence met ainsi en lumière les tensions entre mémoire, justice et stratégie : comment concilier reconnaissance des injustices passées avec les réalités diplomatiques contemporaines, sans que la mémoire ne soit détournée pour servir des intérêts politiques immédiats ?
La conférence internationale sur les crimes du colonialisme à Alger révèle le double enjeu des initiatives de mémoire historique. Si elle offre une opportunité de justice et de réparation pour les victimes du colonialisme européen, elle montre également comment la mémoire peut être instrumentalisée à des fins politiques et territoriales. Les omissions historiques, notamment le silence sur la colonisation arabo-musulmane, et l’usage du forum pour soutenir le Polisario, posent la question du rôle réel de telles conférences dans la diplomatie africaine et mondiale. La mémoire historique, pour être pleinement légitime et constructive, doit être traitée avec rigueur, nuance et intégrité, au-delà des intérêts immédiats des États hôtes.
Christian Estevez
Sorties salles (France) – 19 novembre 2025 : « Eleanor the great », une héroïne qui n’usurpe pas l’attachement qu’on lui porte
Cette semaine cinématographique du 19 novembre 2025 voit la sortie du premier long métrage de la célèbre actrice Scarlett Johansson intitulé « Eleanor the great » (qui se comprend de deux manières : « La grande Eleanor » et « La géniale Eleanor »), film sur la nécessité de la transmission de l’Histoire par l’histoire de ceux qui l’ont vécue, mais aussi, en écho, sur la place toujours plus rétreindre que l’on donne aux plus âgés dans une société occidentale atteinte de cette maladie psy qu’est le jeunisme.
Lire la suite Sorties salles (France) – 19 novembre 2025 : « Eleanor the great », une héroïne qui n’usurpe pas l’attachement qu’on lui porteGuerre en Ukraine : Alors que Zelensky, cerné par les scandales de corruption, se fait un ‘coup de com » en rendant visite à ses soldats dans la région de Zaporijia où la Russie avance à nouveau, le chancelier allemand lui demande de garder les jeunes ukrainiens en Ukraine
Volodymyr Zelensky a tenté jeudi 13 novembre 2025 de reprendre la main politiquement en se rendant sur la ligne de front dans la région de Zaporijia, au sud de l’Ukraine, alors que son gouvernement est secoué par une nouvelle série de scandales de corruption. Dans le même temps, le chancelier allemand Friedrich Merz a exhorté le dirigeant ukrainien à empêcher la fuite des jeunes hommes vers l’Europe, en particulier vers l’Allemagne.
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Au Mali, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), groupe terroriste et jihadiste affilié à Al-Qaïda, accentue sa pression sur le régime de transition. Après la libération de trois otages étrangers contre une rançon colossale et du matériel militaire, le JNIM poursuit un blocus économique étouffant, provoquant pénuries, paralysie et inquiétude à Bamako. Face à la dégradation de la situation, les États-Unis multiplient les échanges diplomatiques et évoquent une coopération sécuritaire renforcée.
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Ce 5 novembre 2025 ressort, sur une sélection d’écrans de l’Hexagone, un film majeur de l’un des plus importants réalisateurs français de l’Histoire, à savoir « Si Versailles m’était compté…», film de Sacha Guitry, sorti en 1954.
Comme cela est quasiment toujours le cas, cette ressortie salle est dans le cadre de la promotion d’une nouvelle édition sur support numérique d’une version restaurée du film. A la différence que, cette fois, il n’est prévu qu’une sortie collector ultra Haute Définition Blu Ray (hélas).
Cela reste, cependant, l’occasion de mettre en avant une fresque historique comme le cinéma français ne sait plus en faire depuis bien longtemps.
Lire la suite Ressorties salles (France) 5 novembre : « Si Versailles m’était conté…», monument historique du cinéma françaisCameroun : Paul Biya « réélu » pour un huitième mandat d’une énième parodie d’élection démocratique
Le Camerounais Paul Biya, le plus vieux des chefs d’État en exercice – et, par la même occasion, des dictateurs – dans le monde, a été « réélu » président avec 53,66 % des voix, selon les résultats officiels proclamés ce lundi 27 octobre par le Conseil constitutionnel dans une nouvelle parodie d’élection démocratique. (Source: AFP)
Lire la suite Cameroun : Paul Biya « réélu » pour un huitième mandat d’une énième parodie d’élection démocratiquePrésidentielle ivoirienne 2025 : entre autoritarisme et éviction des opposants
La Côte d’Ivoire ouvre ce jour les urnes pour une présidentielle marquée par une concentration du pouvoir et une marginalisation systématique des opposants politiques. Le président sortant, Alassane Ouattara, brigue un quatrième mandat dans un contexte où la démocratie formelle masque une réalité politique où le pouvoir centralise et contrôle.
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La Commission électorale indépendante (CEI) a validé cinq candidatures : Jean-Louis Billon, Simone Gbagbo, Ahoua Don Mello, Henriette Lagou et Alassane Ouattara. Les candidatures de Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam ont été rejetées, respectivement en raison de leur inéligibilité et de leur radiation de la liste électorale.
Le déploiement de plus de 44 000 agents de sécurité à travers le pays témoigne d’une volonté de contrôle strict du processus électoral. Cette mesure, bien que justifiée par des raisons de sécurité, soulève des interrogations sur les intentions réelles du pouvoir en place.
L’éviction des principaux opposants
Laurent Gbagbo, ancien président et leader du Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPA-CI), a vu sa candidature rejetée en raison de son inéligibilité. Tidjane Thiam, ancien directeur général de Credit Suisse et président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a été radié de la liste électorale, malgré sa renonciation à sa nationalité française pour se conformer aux exigences légales.
Ces exclusions ont conduit à une fragmentation de l’opposition, réduisant ainsi la compétition démocratique et renforçant la position dominante du président sortant.
Répression et restrictions des libertés
Depuis la publication de la liste définitive des candidats, les autorités ont interdit les manifestations publiques, limitant ainsi la liberté d’expression et de rassemblement. Cette répression a été accompagnée de plusieurs arrestations de manifestants et de militants politiques.
Les médias indépendants font face à des pressions croissantes, avec des restrictions sur la couverture des activités de l’opposition et des tentatives de contrôle de l’information.
Une société divisée et inquiète
La jeunesse ivoirienne, représentant une part significative de la population, exprime une frustration croissante face à la situation politique actuelle. Les préoccupations incluent le chômage élevé, l’inégalité des chances et la perception d’un système politique qui favorise une élite au détriment du peuple.
Dans les zones rurales, le climat d’insécurité et les restrictions imposées par les autorités ont conduit à une faible participation électorale, exacerbant ainsi la fracture entre les zones urbaines et rurales.
Implications régionales et internationales
La stabilité de la Côte d’Ivoire a des répercussions sur l’ensemble de la région ouest-africaine. Les tensions politiques internes, combinées à des restrictions des libertés fondamentales, pourraient affecter les relations du pays avec ses partenaires internationaux, notamment la CEDEAO, l’Union européenne et les États-Unis.
La communauté internationale suit de près l’évolution de la situation, soulignant l’importance du respect des principes démocratiques et des droits humains dans le processus électoral ivoirien.
La présidentielle ivoirienne de 2025 se déroule dans un contexte où la démocratie est mise à l’épreuve. L’éviction des principaux opposants, la répression des libertés publiques et le contrôle strict du processus électoral soulignent une dérive autoritaire préoccupante. Alors que le pays se dirige vers les urnes, les interrogations sur la légitimité du scrutin et l’avenir démocratique de la Côte d’Ivoire demeurent.
La rédaction